Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

dimanche 25 février 2024

WE : Chateauneuf Guigal, Riesling Eichberg Ginglinger, Pommard, Chablis Droin

Bonjour à tous,


Entre les matchs de rugby, quelques bouteilles :

Riesling, Ginglinger Eichberg 2021 (vidéo 1:10) : Un nez très élégant, précis, d'agrume, orange, voir mandarine, note fleur blanche légère pointe d'amertume pomelos, fond terpénique léger cire d'abeille. La bouche est droite, tendue, belle matière ronde, fine, précise, ciselée qui enrobe, c'est tendu, profond, tonique mais confortable. La finale est enlevée, fraîche, belle empreinte et longue persistance agrume, orange, mandarine, note florale puis plus terrienne, roche, fond terpénique léger, cire d'abeille. Très beau vin, peut-être le plus beau des 21 dégustés à date, toutes régions confondues 93-95 (17-18)

Pommard, Voillot 2021 :  Un nez léger de groseille, note terrienne mais qui évolue un peu mat, un coté anchois, métallique, puis fraiche, végétale, ronce, petit pois, fond noyau amande amer. La bouche est charnue, droite, tanins ronds, c'est vif, tout juste enrobé, sur le fruit rouge, groseille, toujours ces notes anchois, métallique, pointe ronce, végétale, fond noyau, amande amer. La finale est vive presque agressive même si un peu mieux enrobé que la dernière fois mais ce côté métallique et amande amer me gêne un peu. B-TB 87 (15). Très marqué par le millésime, pas le plus beau Pommard du domaine je trouve.

Chateauneuf du Pape, Guigal 2016 (vidéo 4:00) : Un joli nez de cassis, de mûre, de prune, note garrigue, herbe séchée puis épice, réglisse, pointe florale presque violette, fond cacao, chocolat et fumé. La bouche est charpentée, droite, joli structure fraiche enrobée de tanins soyeux, c'est friand car un peu acidulé, sur le cassis, la mûre, la prune, note épice réglisse, puis violette, pointe garigue herbe séchée, fond chocolat et léger fumé. La finale est fraiche, tonique et jolie persistance friande. Excellent 92 (16,5+) A nouveau rien d'orignal, pas forcément une forte personnalité mais tellement Chateauneuf bien fait et bon....

Chablis, Droin 2017 (vidéo 6:20) : Un nez un peu évolué, de pomme, de citron, note marquée champignon, mousseron, puis herbe, foin séché, pointe beurrée, fond de roche, coquille d'huitre. La bouche charnue, est fraiche, vive, matière ronde, sur le fruit blanc mûr, la pomme, puis le citron, notes champignons, mousserons, puis foin, herbe séchée, pointe beurrée, friande de crème d'amande, massepain fond roche, coquille d'huitre. La finale est fraiche, voir vive, un je ne sais quoi acidulée, pomme, note mousseron, foin, pointe creme d'amande, fond coquille d'huitre. Excellent 91+ (16,5+)

Amicalement, Matthieu

samedi 24 février 2024

Diner DSP petit comité : vins de Provence

 Bonjour à tous,

Benoit nous a reçu en petit comité sur un thème Provence Rouge. Merci à lui pour ce délicieux repas et aux convives pour la sélection qui était excellente et s'est très bien goutée :-)


En entrée et apéro (tout en aveugle) :

Vin 1 : Très joli nez de fruit blanc, aux notes champignons, mousserons, pointe plus beurrée, noisette, fond d'élevage sésame/fumé puis plus tourbé. La bouche est droite, fraiche, tonique, jolie matière au léger gras enrobant, plus citronnée, avec une finale tonique, de l'énergie, qui m'évoque 2005 et une jolie persistance avec un élevage classe fumé très Beaunois. Je vais au départ sur Meursault 2005 Genevrières, lorsque Benoit dit Chassagne, je pense alors à Virondot :-). Excellent 93 (17) que ce Chassagne Montrachet Marc Morey En Virondot 2005

Vin 2 : Un nez très fumé, puis pétrole sur l'agrume typé orange qui m'évoque un Riesling sur le Rangen, mais très vite Benoit annonce pas français... Bouche droite, tendue, voir vive, sur l'orange amer, le quinquina, comme la finale portée par des amers marquées. TB-Excellent 91 (16,5) que ce Riesling REICHSGRAF VON KESSELSTATT Scharzhofberger 2006.

On passe au rouge sur un paleron basse température

Vin 3 : Un nez au départ très cuir/encre puis qui évolue vers œuf/animal, avec du fruit noir, une pointe florale puis plus épice. Beaucoup parle tout de suite gamay, ah bon, moi ca ne m'évoque pas le gamay mais pourquoi pas, moi ça m'évoque plus un style de vinif Bio/biod... qui va se renforcer à l'aération mais ils ont raison... La bouche est charnue, tanins fins, pas très denses, c'est frais, léger et finale tendue à l'empreinte soyeuse, persistance courte. B-TB 87 (15). Bien fait (surtout pour 21) mais pas mon truc ce Domaine des Ardoisières Argile Rouge 2021.

Vin 4 (mon apport) : Un nez plus attendu, de cassis, de cerise un peu kirché/volatile, note épice sur fond de graphite, de cuir, d'encre. La bouche est robuste, puissante, mais les tanins sont précis, soyeux, c'est frais tonique, et gourmand (presque sucrosité), cassis compoté, cerise, léger alcool, notes de cuir, graphite sur un fond plus balsamique. Finale ronde, fraiche mais qui reste souple et persistance intéressante pour ce Bandol, Chateau de Pibarnon 2013 Excellent 91 (16,5)

Vin 5 : Whaooh, on change de classe, très beau nez complexe, friand, de cassis, note fumé, tabac, d'épice, boite à cigare puis ca évolue vers le réglisse, puis plus mentholé, sur un fond de cuir, de tabac, ca change beaucoup, c'est classe. La bouche est à l'unisson, charpentée, beaux tanins soyeux, ample, mais droit, profond, friand acidulé jusque dans la finale fraiche, dense, joli plénitude et longue persistance tout en friandise avec classe, sur le cassis, puis plus fraise des bois, note épice, réglisse, poivre, puis boite à cigare, fond de cuir, de tabac, de fumé. En bouche les notes fraise des bois m'on tout de suite évoqué Trévallon,, et j'étais sur 12 ou 13, je finis par 13 que j'ai bu récemment et c'était 12. Excellent-Exceptionnel 95 (18) que ce  VdF Trévallon 2012.

Vin 6 : Un nez plus typique, de cassis, note cuir, d'encre, pointe épice, fond plus chocolat que cacao. La bouche robuste, droite, fraiche tonique, tanins denses lais fins, soyeux jusqu'à une finale fraiche, empreinte poudre un peu et jolie persistance de cassis, cuir, encre fond plus balsamique. Excellent 93 (17) que ce Bandol, Bastide Blanche Fontaneou 2005.

Vin 7 : Un nez à nouveau cassis, mais plus sanguin, juteux, profond, note de cuir puis épice, pointe rafle, ronce, sur un fond fumé, tabac, très classe. La bouche est plus charpentée que robuste, droite, tanins denses et soyeux, c'est friand et profond, frais, et jolie finale tonique, fraiche, avec une belle persistance acidulé de cassis, d'épice, puis cuir, toujours cette pointe végétale noble, ronce, rafle, fond fumé, tabac. Excelle nt 94 (17,5) que ce Bandol, Chateau Pradeaux 1998 

Vin 8 : Un nez plus bordelais (on le sait), et on le sent car il est marqué d'élevage, vanille, caramel, puis à l'aération apparaisse le cassis, note bois précieux cèdre, santal voir camphre sur un fond balsamique puis tabac, fumé. La bouche est charpentée, ample, ronde, tanins quasi veloutés, c'est frais, tonique, acidulé, et la finale encore marquée par des notes d'élevage offre une jolie persistance, cassis acidulé, bois précieux, cèdre, santal, voir camphre/menthol, pointe vanillée fugace, fond balsamique et fumé, tabac. Excellent 94 (17,5) que ce Pessac Leognan, Chateau Pape Clement 2004 (j'étais en Rive droite, puis effectivement à Pessac). Mais le vin a divisé la tablée, la moitié percevant ce boisé trop fortement écrasant le vin.

Vin 9 : Pas pris de note pour ce Riesling Spatlese 2009 Allemand de Prum. Trop sec pour le dessert meringués au pamplemousse, ce qui renforçait sa vivacité déjà forte et son amertume.

Une belle soirée de dégustation, merci Benoit :-)

Amicalement Matthieu


dimanche 18 février 2024

WE diner : Beaune Bressandes, Saint Joseph Serines, Palette Simone, Pessac Leognan Malartic

 Bonjour à tous,


Quelques jolis vins et un diner pour ce WE enfin ensoleillé sur Montreuil.

Beaune, Henri Germain Bressandes 2021 (vidéo 0:15) : A l'ouverture, premier nez sur le végétal, vert, ronce, rafle, qui s'atténue à l'aération pour laisser place au fruit noir, mûre, cassis, donc ces notes ronce, rafle, sous-bois puis plus friande épice, fleur, presque pivoine, assez élégante, fond amande, massepain puis moka, fumé, classe. La bouche est charnue, tendue, droite, fraiche, voir vive, tanins ronds peinant à enrober cette fraicheur, pour autant pas austère, car c'est friand acidulé, fruit noir puis plus groseille, voir gelée de groseille, note ronce, rafle, avec de l'amertume, pointe fleurie/epice, fond noyau, amande puis moka et fumé. La finale est fraiche, voir vive et persistance intéressante dans un profil sur l'amertume, mais friand, acidulée, groseille, note ronce rafle, pointe épice et fond moka. TB 89 (16)

Saint Joseph, Cuilleron Les Serines 2019 (vidéo 2:55) : Un nez élégant, profond, marqué de cassis mûr, note d'épice, poivre, plutôt blanc, pointe violette, fond léger moka (élevage en retrait). La bouche est charpentée, droite, belle amplitude ou se développe de beaux tanins soyeux, précis, c'est frais, délicieusement acidulée, explosif sur le cassis juteux, avec un petit fond de bourgeon de cassis, classe, note épice poivre blanc, pointe violette, fond très léger moka/caroube. La finale est fraiche, tonique voir puissante, droite et belle persistance acidulé friande. Excellent 91+ (16,5+) et accord surprenant mais très réussi avec une béarnaise quasi classique (pointe de moutarde ancienne Fallot, crème plutôt que beurre, et par erreur pointe d'origan/marjolaine :-) en plus de l'estragon). A la Jean Loup 4/5 sur l'accord ;-)

Le soir au diner, sur foie gras, colin au four beurre légume vert.

Palette, Chateau Simone 2013 (vidéo 4:40) : Un nez à aérer pour chasser une légère réduction ? ou autre, un peu champignon salpêtre à l'ouverture, puis joli complexité de pomme, golden, presque pomme chaude, note de foin, d'herbe séchée, note massepain, puis plus miel, pointe tourbé, humus et champignon plus noble que salpêtre, sur fond cire d'abeille. La bouche est ample à l'attaque, puis droite, fraiche, presque traçante, profonde, jolie matière soyeuse qui enrobe, sur la pomme golden, la pomme chaude, les notes foins, herbe séchée, ensuite le côté tourbé, humus, champignon noble, fond cire d'abeille. La finale est ronde, précise, avec un côté frais mais tout en rondeur, et jolie persistance presque saline, classe. Excellent 93 (17) Un vin a la forte personnalité à nul autre pareil de ce que je connais.

Et dimanche avec les enfants et leurs conjoints, sur des magrets réduction balsamique, purée de panais. La fin du Saint Jo, impeccable et :

Pessac Léognan, Chateau Malartic Lagravière 2010 (vidéo 6:45) : Très joli nez dès l'ouverture, complexe, changeant, de framboise mûr, de fraise aussi, note profonde de bois précieux, de cèdre, de santal, une pointe fraiche de bourgeon de cassis, puis des épice réglisse, une trace d'élevage vanillé évanescente, sur un fond plutôt balsamique, trace fumé/tabac, c'est très joli. La bouche est corpulente, tanins fins soyeux, c'est frais, droit voir profond mais aussi délicat, aérien sans perdre en densité, sur la framboise, la fraise, les notes cèdre, santal, puis plus vert bourgeon de cassis, feuille tomate, des épices réglisse, fond balsamique. La finale est fraiche, tonique, et belle persistance framboise, bois précieux et fond balsamique. Excellent 94 (17,5) et décidément un bien beau millésime de Malartic, ma meilleure moyenne à date 93,3

Amicalement, Matthieu


dimanche 11 février 2024

Petit WE : Volnay Rebourgeon Mure L'exception 21, Marsannay Bart Clos du Roy 21, Guigal Cote Rotie Brune et Blonde 13, Languedoc Puech Noble 22

Bonjour à tous,

Petit WE de dégustation cette semaine, poursuite de la découverte des 2021 bourguignon.

Volnay, Rebourgeon Mure L'exception 2021 (vidéo 0:25) : Un nez expressif à l'ouverture, plutôt cerise, puis plus groseille, profond avec ces note fraiche végétal, ronce, sous-bois, pointe floral aubépine sur fond amande, noyau, un ensemble plutôt typé Santenots. La bouche est charnue, droite, fraiche mais suffisamment enrobé de tanins ronds, mais un peu rigide, voir raide accentuant la profondeur sans tomber dans l'austérité. La finale est fraiche, et l'empreinte offre du confort et la persistance est intéressante, sur la cerise, la groseille, note ronde, sous-bois, pointe aubépine, fond noyau, amande. TB 89 (16) pour cet Exception, résultant, vu les volumes, de l'assemblage des 1erC Mitans et Santenots, et plutôt/très typé Santenots. A boire dans les 3-7 ans pour garder son fruit et éviter de tomber dans l'austérité qui pourrait prendre le dessus.

Marsannay, Bart Clos du Roy 2021 (vidéo 3:51) : Un nez assez marqué d'un grillé fumé assez "tradi" chez Bart, sur la framboise, note ronce, sous-bois, rafle, pointe épice réglisse, fond au moka d'élevage bine intégré, et le fumé/grillé, c'est appétant et classique pour ceux qui aime le style du domaine. La bouche est plus corpulente que charnue, fraiche, voir vive avant que la matière au bout de quelques heures ne l'enrobe mieux de tanins à la joli densité, quasi soyeux, offrant un ensemble acidulé, plein mais vif et avec la petite raideur tanique/structure du millésime. La finale est fraiche voir vive, mais acidulée, friande sur la framboise la groseille, note ronce, rafle, pointe épicé et le fond moka, fumé donnant un petit côté canaille que j'aime bien. TB-Excellent 90+ (16+) Ceux qui aiment le style Bart et les vins vifs, et tendus aimeront beaucoup :-)

Côte Rôtie, Guigal Brune et Blonde 2013 (vidéo 7:25) : Un nez "tradi" de cassis, note viande fumé, bacon grillé, pointe épice poivre, fond dominant de suie, âtre, tabac, fumé, et cuir, tout ce que j'aime et j'attend quand j'ouvre une CR de 10 ans. La bouche est corpulente, droite, joli fraicheur tonique, tanins ronds enrobant cette structure droite, c'est friand, sur le cassis acidulé, note viande grillé/fumé, bacon, pointe épice poivre, fond suie, âtre, fumé, tabac puis cuir. La finale est fraiche, tonique, plus profonde que ronde et jolie persistance. C'est très bon, c'est Guigal, classique, bien fait, un peu sombre sur ce 2013 comme dirait Sylvia :-) TB-Excellent 91 (16,5) et belle évolution en 10 ans (Première degust 88 - 15)

Coteaux du Languedoc, Puech Noble blanc 2022 (vidéo 10:05) : Un nez typique de fruit blanc, pomme golden, note de fenouil, de fleur d'oranger, de massepain aussi, pointe herbe séchée, fond amande douce. La bouche est ample, ronde, du volume, de la matière, c'est mûr, de la friandise, un côté gaz perlant qui maintient de la fraicheur, sur la pomme golden, les notes fenouil, presque anisé, fleur d'oranger et presque plus miel que massepain, pointe herbée séchée, garrigue, fond amande. La finale est ronde, tonique par le gaz, et persistance honnête. B-TB 87 (15)

Amicalement, Matthieu

dimanche 4 février 2024

Diner ce WE : Gewurztraminer Ginglinger, Pommard Voillot, Volnay Esmonin, Schistes Joffre, Cote Rotie Guigal

Bonjour à tous,


Diner avec Mat ce WE, on a donc ouvert des bouteilles avec le diner en point de mire :-)

Côte Rôtie, Guigal Brune et Blonde 2003 (vidéo 0:45) :  Un nez classique de syrah à maturité, cassis très léger confit, puis cerise, léger kirch, note marquée de suie, de tabac, de cendre, pointe olive noire, fond de viande rôti, de cuir. La bouche est charpentée voir robuste, droite, puissante, tanins soyeux, denses, c'est profond, et sapide sur le cassis, puis la cerise noire, léger kirch/épice puis note suie, âtre, pointe tabac, fumé, fond de cuir. La finale est puissante, tient sur la structure, léger alcool quand même et jolie persistance Excellent 93 (17+)

Côte du Roussillon, Domaine des Schistes Caune d'en Joffre 2019 (vidéo 3:45) : A 12H, ce 100% carignan élevé en cuve nous offre un nez de mure, de myrtille, note florale légère violette, pointe garrigue, fond noyau cacao. La bouche est charpentée, droite, acidulée a souhait, profonde aussi, sur le cassis, la myrtille, c'est très friand, note plus épicé et fleurie, violette, patchouli, pointe garrigue, fond noyau cacao. La finale est presque fraiche, tonique, acidulé, un poil d'austérité actuellement et jolie persistance Excellent 92 (17)

Pour le diner, je voulais ouvrir ce Gewurz en entrée à Mathieu. Mais sur quel plat le servir ? L'accord avec le munster étant bien connu (et cela faisait longtemps que je ne l'avais retesté), je décide de faire des œufs cocotte au munster.

Gewurztraminer, Paul Ginglinger Pfersigberg 2000 (vidéo 6:05) : Un nez de fruit exotique, litchi, puis belle note de rose, puis c'est plus pralin, pointe agrume confit, fond de roche, amande, calcaire. La bouche est ample, du volume, mais qui reste droite, matière soyeuse, cela tient sur la structure, c'est friand, acidulé, sur le fruit exotique, le litchi, note de rose, pointe agrume confit, fond pralin puis roche, amande, calcaire. La finale est acidulée, ample certes, typé demi-sec mais bien équilibrée par la fraicheur, et belle persistance. Excellent 93 (17+). Accord réussi sans être transcendantal, à la Jean Lou je mettrai 3/5 :-)

Puis sur le boeuf bourguignon :

Pommard, Voillot Pezerolles 2009 (vidéo 8:25) : Un nez expressif de framboise, groseille, acidulé, note fraiche végétale noble, ronce, sous-bois, qui commence à évoluer tourbé, champignon cèpe, pointe épice qui évolue aussi, fond léger moka, champignon. La Bouche est corpulente, large puis ca se tend, c'est droit, jolis tanins soyeux qui enrobent, c'est tonique, friand, acidulé, sur la framboise, la groseille, note plus épicé, réglisse, puis champignon, cèpe, pointe sous-bois, tourbe, fond léger moka qui apparait. La finale est fraiche, acidulée, tonique, voir puissante et belle persistance. Excellent 93 (17+) mais un peu moins festif qu'en jeunesse, ou le vin était scotchant, @Nico, une phase de transition sans doute.

Volnay, Esmonin Santenots 2007 (vidéo 10:45) : Un nez assez marqué bacon grillé, viande roti, plutôt fruit noir, note épice, sur un fond moka, fumé et cuir (ca fait très syrah). La bouche est charpentée, droite, profonde, jolis tanins soyeux enrobant parfaitement une fraicheur tonique marqué, sur le fruit noir, la cerise puis plus fruit rouge, toujours ces notes bacon grillé, fumé, puis plus épice réglisse, une pointe ronce, sous-bois (plus typique pinot), fond moka, fumé, cuir. La finale est fraiche, tonique, profonde, et jolie persistance. Excellent 93 (17). Bon, au départ déjà je pars sur 2005, puis 2010, finalement Mat me dit que je suis entre 2, je finis donc sur 2007. Ensuite, je me doute que c'est un pinot, mais pour le fun, j'envoie que c'est une belle syrah, bien élevé :-). Ensuite, je reviens plus sérieusement mais vers Nuit d'un domaine qui a de "l'ambition". Mat me dit on est a Beaune. Et la, je cherche quel cru peut se présenter ainsi, et les épaules d'entrée, puis la droiture, la densité, la profondeur et la force finale, m'évoque clairement les Santenots :-) Et je dis à Mat que ce n'est pas un domaine classique que nous pratiquons (BC, RM, Mikulski....). Pas si mal.

Amicalement, Matthieu


dimanche 28 janvier 2024

WE : Leoville Barton 20, Pommard BC 21, Chassagne Romanée 21, Pinot Rocailles 22, Sancerre Pinard Chemarin 13

Bonjour à tous,


On poursuit la découverte des dernières bouteilles rentrées de 2020, 21 et 22.

Chassagne Montrachet Morey Coffinet La Romanée 2021 (vidéo 1:10) : Un nez expressif, élégant, de fruit blanc, puis citronnée, note florale chevrefeuille, pointe beurrée, brioche, puis noisette, fond amande grillé, et léger pétard un peu marqué pour moi. La bouche est ample puis tendue, jolie délicatesse du cru que j'adore, ce coté aérien mais dense, c'est frais, matière soyeuse, sur le fruit blanc, le citron, note chevrefeuille, tarte citron, pointe beurrée, fond amande grillé, et une légère amertume saline mais toujours ce grillé/pétard un peu marqué. La finale est fraiche, tonique, délicate et jolie persistance avec une amertume saline très agréable. Excellent 92-93 (16,5-17)



Pommard Buisson Charles En Mareau 2021 (vidéo 3:30) : Un nez très élégant, de cerise, de bigarreau, léger sureau aussi, note florale aubépine, puis pivoine, pointe ronce, sous-bois, fond noyau léger amande, puis plus tellurique, sol, roche. La bouche est corpulente, joli densité de tanins quasi soyeux, c'est droit, profond, tout en gardant rondeur et charme, presque friand, sur le fruit rouge, la groseille, puis la cerise plutôt bigarreau, note sous-bois, ronce, puis marqué de ces notes florales, aubépine, pivoine, rose séchée, fond noyau, terre, roche, légère amertume classe. La finale est fraiche, tonique, belle empreinte soyeuse à la juste maturité, et belle persistance. Très joli Pommard, un des meilleurs 21 bus, Sylvia a beaucoup aimé... TB-Excellent 91 (16,5)


Saint-Julien, Chateau Léoville Barton 2020 (vidéo 6:10) : Un nez expressif encore très marqué de son élevage, sur le cassis mûr, note de fût, un poil lacté fraise pointe vanille, puis plus fraiche cèdre, santal, pointe poivron rouge grillé, fond d'élevage entre fumé, moka. La bouche est robuste, large ample, tanins soyeux, denses, de la fraicheur aussi, c'est à la fois ample et profond, sur le cassis mûr, acidulé, note moins élevage, plus de bois précieux cèdre, santal, pointe plus bourgeon de cassis que poivron rouge, fond fumé tabac moka. La finale est fraiche, puissante, et longue persistance. ça envoie quand même beaucoup ces 2020 :-) A ATTENDRE et je dirai 20 ans pour vraiment en profiter... Excellent 93-95 (17-18)

Pinot noir, Ginglinger Rocailles 2022 (vidéo 8:55) : Un nez friand de fruit rouge acidulé, framboise, groseille, note épice et fleur, pivoine, pot pourri, patchouli, pointe presque orange sanguine, fond noyau, amande, aubépine, avec une amertume cacao classe. La bouche est corpulente, attaque ample puis droite, tanins denses, soyeux, c'est frais aussi donnant un fruit acidulé, framboise, groseille, note florale pivoine, patchouli, pointe plus boisé moka, fond noyau amande, cacao, amertume. Finale fraiche tonique, toujours cette légère amertume et jolie persistance. Excellent 91-93+ (16,5 - 17,5)

Sancerre, Domaine Pinard Grand Chemarin 2013 (vidéo 11:10) : Un nez pas très expressif à l'ouverture, plutôt citron, note acacia, buis, pointe fruit jaune mûr, ananas fond roche, puis résine, cire d'abeille. La bouche est  ample puis droite tendue profonde, matière soyeuse, sur le citron, puis avec l'aération les notes ananas se renforcent, note végétal, acacia, buis puis plus florale aubépine, évoluant amande, massepain, pointe cèdre, fond résine, cire d'abeille, puis roche. La finale est fraiche, bien enrobée, et jolie persistance; Excellent 92 (17)

Amicalement, Matthieu

dimanche 14 janvier 2024

WE 21 : Chambolle Amiot, Meursault BC et Germain, Cote Rotie Rostaing, Gigondas Guigal 13

Bonjour à tous,

Ce WE, c'était poursuite de la découverte des 21 en bouteille.

Chambolle Musigny, Amiot Servelle 2021 : Un nez fermé à l'ouverture puis à 4H, on retrouve la framboise, la groseille, un peu mat, note profonde, plus noyau/amande que ronce, sous-bois, pointe épice, fond noyau puis léger moka fumé à 12H. La bouche est charnue, droite, tendue mais bien enrobée, de tanins presque soyeux, c'est tonique mais dans un ensemble un peu terne quand même, et qui se détend à 4H, finale fraiche, tonique et persistance intéressante. A ouvrir en avance car besoin de se détendre. TB 89 (15,5), pas la friandise habituelle, plus droit.

Meursault, Buisson Charles 2021 : Un nez a nouveau qui a besoin de temps pour s'ouvrir sur le fruit blanc, puis plus citronnée, note florale, chèvrefeuille, pointe frangipane, fond amande, craie et léger grillé. La bouche est droite, tendu, matière ronde, de la profondeur, de la tension même si le volume apporte du confort, c'est élégant. La finale est fraiche, tendue, bien enrobée et jolie persistance. On sent le millésime tendu mais ici bien enrobée d'une joli matière. TB 90+ (16+)

Côte Rôtie, Rostaing Ampodium 2021 : Un nez qui là aussi, nécessite quelques heures pour s'ouvrir, sur le cassis, joli note fleurie violette, pointe épice, plus patchouli, réglisse que poivre, fond noyau, fumé et léger chocolat assez friand. La bouche est corpulente, droite, profonde, joli matière soyeuse qui tapisse, c'est plus en longueur, sur le cassis, les note florales et épice, violette, patchouli, pointe poivre, fond amande, noyau, très léger fumé/moka. La finale est fraiche, tonique mais empreinte bien enrobée, et jolie persistance. Pas forcément le fond pour une longue garde, mais une fraicheur tonique bien enrobée pour se faire plaisir sur les 10 prochaines années. TB-Excellent 91 (16,5).

Meursault, Henri Germain 2021 : Nez, cette fois, tout de suite expressif, sur le fruit blanc, puis jaune, note florale aubépine, chèvrefeuille, puis plus citronnée, pointe noisette, beurrée aussi, fond amande, léger fumé. La bouche est droite, tendue, profonde, voir vive, matière ronde qui enrobe moins que chez BC, sur la poire, note aubépine, puis très crayeuse, presque savon, pointe noisette, fond amande, craie, léger fumé. La finale est fraiche, voir vive, tonique, et jolie persistance très crayeuse. TB-Excellent 90+ (16+) Un peu plus vif que BC, plus tonique/salivant mais moins confortable/friand mais c'est proche... :-)

Pas que des 2021, on a aussi bu :

Gigondas, Guigal 2013 : Un nez marqué de fumé, cuir, viande rôtie, pointe faisandé, et un côté encre aussi, note épice, poivre, sur un fond prune, cassis. La bouche est droite, tendue, joli tanins ronds à soyeux, c'est tonique, plutôt fin, avec une finale fraiche bien enrobée et persistance intéressante. A maturité et à boire sur du gibier :-) TB-Excellent 90+ (16+)

Amicalement, Matthieu

dimanche 7 janvier 2024

WE : Montcalmes 19, Gevrey Rossignol Trapet 21, Charvin 21

 Bonjour à tous,

Reprise des activités dégustation :-) maintenant que cela va mieux :

Coteaux Languedoc, Montcalmes 2019 : Un nez discret mais élégant, de cassis, cerise, note profonde au départ évoquant la garrigue, puis les épices, réglisse, une pointe floral violette friande, fond amande puis plutôt cacao. La bouche charpentée est droite, belle structure profonde, fraiche, bien enrobée de tanins fins, soyeux de belle densité, c'est friand sur le cassis acidulé, note épice réglisse, puis florale violette, pointe garrigue, fond noyau, cacao. La finale est fraiche, profonde mais friande, puissante aussi mais cela reste équilibrée même si on sent la puissance alcoolique, et belle persistance. C'est encore très bon, même si je conseille maintenant de les attendre car je pense que cela se referme. Excellent 93-94 (17-18)

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet VV 2021 : Un nez classique, pas super expressif à l'ouverture, mais qui se détend avec l'aération,  sur le fruit rouge, framboise, groseille, un poil mat quand même, mais profond, note ronce, sous-bois puis plus terre, roche, fond noyau et amande puis plus fumé voir léger moka le lendemain. La bouche est charnue puis corpulente quand cela se détend, c'est frais, tendue, voir vif, mais les tanins ronds, denses bien qu'un peu juste, enrobent cela parfaitement, par contre, quand ça se détend, c'est beaucoup plus friand/souple à 6H sur la groseille, note ronce, sous-bois, pointe terre, roche, fond noyau, puis fumé moka agréable. La finale est fraiche, profonde, tonique et bien enrobée et persistance intéressante. TB 88 ouverture puis 90 (16) à 6H d'ouverture et un premier 21 plus qu'honnête :-)

Chateauneuf du Pape, Domaine Charvin 2021 : Très joli nez expressif, appétant, friand, élégant, de fraise des bois, note floral violette puis plus pot pourri voir patchouli, des épices aussi réglisse, pointe garrigue, fond d'amande, et léger cacao. La bouche est charnue, large, très jolis tanins soyeux, c'est plein, friand, frais, sur le fruit rouge, fraise des bois, note florale violette, rose, pot pourri, presque patchouli, pointe épice, et ce fond légère amertume classe cacao, et amande. La finale est tonique, fraiche, bien enrobée dans son empreinte et belle persistance tout en élégance et friandise. Très très joli, et j'ai bien fait de prendre plein de 21 en C9P, mon type de millésime même si pas forcément longue garde. Excellent 93-95 (17-18), petit cran au dessus même que le Clos Mont Olivet bu le mois dernier, plus de plénitude, de présence.

Amicalement, Matthieu

samedi 6 janvier 2024

Fêtes en demi-teinte : Corton 03, Turque 10, Guiraud 03, Romanée 13, Eichberg 21, Vigne enfant Jesus 03, Canon Gaffeliere 08

Bonjour à tous,

Fêtes en demi-teinte cette année à cause de ce satané Covid attrapé 4 jours avant Noel, puis à peine remis, 4 jours avant le jour de l'an, grippe, gastro, a nouveau fièvre ??? Bref passé plus de temps à déguster du cépage paracétamol dans son expression Doliprane, Teva Generique, Upsa.... qui pour le coup, diffère essentiellement par l'effervescence et le gaz, et donc uniquement sur la fraicheur du breuvage :-)

Pour Noel :


Pour le jour de l'an :


Dans ces conditions pas de CR stricto sensu mais des impressions :

Très joli Romanée de 2013 de Thibault Morey Coffinet arrivé gentiment à maturité, sur le fruit blanc, puis plus citronnée, pointe grillée fumé puis chèvrefeuille, fond amande, aubépine, et fumé, avec une bouche corpulente, droite, tendue, matière délicate, enrobante, et jolie finale fraiche, tonique et salivante. Excellent 93 (17).

De même pour le Riesling Eichberg 2021 de Michel Ginglinger, conforme à mes attentes, avec son nez d'agrume aux jolis note d'oranges, pointe terpénique et fond cire d'abeille puis roche avec une bouche ample à l'attaque, large puis de la tension, plus d'amertume surtout en finale. Excellent 92-94 mais à attendre. Le Hertacker 2021 bue depuis, est beaucoup plus tendu, frais, voir vif, matière cristalline, un vin d'huitre :-) Excellent 93 surtout pour les amateurs de Riesling ciselé, vif.

Joli Corton Marechaudes Doudet Naudin 2003, au très joli nez, pas brulé du tout, framboise, cerise, note fraiche sous-bois, humus, presque bois précieux, cèdre, santal, voir mentholé aussi, fond fumé tabac,  avec une bouche corpulente, large, de la fraicheur même, tanins fins et soyeux, et une finale offrant un sentiment de fraicheur et tenant sur sa puissance. Excellent 94 (17,5) et bien meilleur (et moins caricatural) que le Clos des Lambrays 2003 bue il y a 1 mois.

Le Sauternes Guiraud 2003 a parfaitement fait le job, avec sa liqueur très riche, certes, mais suffisamment d'acidité pour lui donner une gourmandise redoutable et ne pas tomber dans l'écœurement, par contre, on n'est pas dans la finesse :-) Excellent 93 (17).

Ensuite pour le jour de l'an, une grosse déconvenue car même amoindri, je pense que cette Côte Rotie Guigal La Turque 2010 avait un "pet" (Sylvia en goutant en aveugle me dit c'est pas mal, mais y'a un truc qui va pas) car le nez n'est pas très expressif, de cassis, puis plus fruit rouge, cerise, note très profonde/austère d'encre puis plus fugace de bacon grillé, animal/œuf, puis suie/âtre, pointe poivre, fond très léger moka, fumé MAIS à peine perceptible, ce qui est quand même assez rare avec une LaLaLa :-). La bouche est corpulente, fraiche, acidulé, avec des tanins soyeux, pas forcément dense, c'est presque vif, tendu pour le moins, pas beaucoup de confort (encore une fois pas courant chez Guigal), mais en tout cas très atone, et très marqué encre (mais pas vraiment bouchon) y compris dans la finale fraiche, qui reprend de la puissance et de la persistance. MAIS très en dedans. Sans ce voile, et moins marqué encre, j'aurais pu dire Excellent/Exceptionnel 95 (18) mais là on est plutôt sur 89/90...

Etait également prévu, ce Saint Emilion Chateau Canon la Gaffelière 2008 avec son nez assez fruit rouge, fraise quelques notes chupas chups vanille au départ, qui s'atténue à 8H et lendemain, laissant place au graphite, cèdre, menthol, fond plutôt balsamique. Bouche droite, tendue mais bien enrobée de tanins ronds, soyeux presque, sur la fraise des bois, note cèdre et graphite après le côté chupa chups, fond balsamique. La finale est fraiche mais bien enrobée, persistance intéressante. TB-Excellent 91 (16,5) mais c'est la 3eme et tout en ayant perdu con côté canaille/gourmand de jeunesse, elle n'a pas particulièrement gagné en complexité et/ou élégance, d'ailleurs mes notes chutent 93 la première, 92 la 2eme, et donc 91 celle-ci.

Du coup, je suis parti ouvrir ce Beaune Grèves Bouchard Vigne de l'enfant Jésus 2003, qui se présente avec un fruit noir, cassis compoté, note agréable fraiche ronce, sous-bois, champignon, pointe réglisse, fond léger balsamique quand même. Une bouche charpentée, large à l'attaque puis ça se tend, c'est droit, tanins fins, soyeux, une forme de fraicheur acidulé, mais le côté légèrement métallique permette de comprendre cet acidulé, plus marqué encore dans la finale, friande certes, tonique avec une jolie persistance mais pas du coup pas très classe, on sent plus la technique que le terroir, je trouve, mais cela reste très bien fait. Excellent 93 (17) 

Amicalement, Matthieu

dimanche 17 décembre 2023

Petit WE : Volnay Rebourgeon Mure 21, Haut Medoc Chateau Cambon la Pelouse 16

Bonjour,


Diner associé à la Cave à Montreuil vendredi avec un très joli Coteaux du Loir, Domaine de la Roche Bleue, La Belle d'Aunis (100% Pineau d'Aunis) 2020 (Vidéo 0:25) , sur le fruit rouge, la groseille, la cerise, les belles notes florales pivoine, une bouche charnue, tout en dentelle de tanins fins, soyeux, légère et délicate. TB-Excellent 91.

Puis un Chambolle Musigny Meo Camuzet 2020 (Vidéo 1:40), plus sérieux, puissant, droit. Avec un nez de framboise, note ronce, sous-bois, pointe réglisse, fond noyau léger moka. La bouche est charpentée, tanins fins quasi-veloutés, finale fraiche, puissante et belle persistance. Excellent 92.

Puis à la maison, poursuite de la prise en compte des 2021, c'est sûr ca change des 18, 19, 20 et même des 17...:

Volnay, Rebourgeon Mure 2021 (Vidéo 2:10) : Un nez classique de fruit rouge, groseille, note marquée ronce, sous-bois, fond amande, noyau. La bouche est charnue, fraiche voir vive tanins soyeux qui enrobent tout juste la vivacité, sur la groseille, les notes plus végétale ronce, bourgeon de cassis, sur un fond noyau, amande. La finale est vive bien sûr et persistance intéressante B-TB 88 (15)

Haut Medoc, Chateau Cambon la Pelouse 2016 (Vidéo 5:00) :  Très joli nez, appétant, élégant, de cassis mûr, note plus sous-bois, humus que poivron rouge grillé, pointe épice réglissé, puis plus bote à cigare, fond tabac blond, fumé et léger cacao, classe. La bouche est charpentée, droite, jolie acidulée, très friand, tanins soyeux, précis, denses, c'est élégant, profond et friand, sur le cassis mûr, note sous-bois, champignon, pointe bois précieux puis boite à cigare, fond plus cacao et tabac, fumé. La finale est pleine, fraiche, tonique et jolie persistance; Excellent 93 (17) et quel grand millésime ce 2016 à Bordeaux...

Amicalement Matthieu

dimanche 10 décembre 2023

Retour WE Bourguignon : millésimes dégustés et diners vignerons et Saint Julien Ducru Beaucaillou, Vosne Romanee JC Rion

Bonjour à tous,


Super WE bourguignon, on nous avons bu des 21 bien sûr, et gouté des 22 et 23. Bon, les 2022 ont réservé quelques surprises mais pas celle que j'imaginais... En effet, chez quelques vignerons, ils étaient déjà en bouteille pour les appellation régionales, voir les villages et chez certains, même les crus ! Au delà de la qualité indéniable du millésime, je penche Peut-être pour un besoin de place car en 2023 y'aura du vin... On a produit... à tel point que certaines appellation ont autorisé 10% de rendement supplémentaire. Comme entendu ici ou là, y'avait même des raisins sur les piquets :-)... ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'amateur éclairé, faudra gouter pour éviter les vins dilués...

Quant au 2022, effectivement, un très beau millésime chaud et mûr dans la lignée des 18,19, 20. Je dirai le fond, la structure et la fraicheur des 19, avec des tanins encore plus charmeurs comme les 18, et gardant le côté fruit rouge du pinot la plus part du temps. A part les prix qui s'envolent... je ne vois pas de raisons de ne pas faire le plein...

Et des supers diners avec nos amis vignerons ou on s'est laché :-) Je commente les vins que j'ai préféré

Jeudi soir, un Forest Raveneau 14 qui s'annonçait très grand, c'était bon mais peu expressif et ce côté beurré voir lacté ce n'est pas ce que je préfère à Chablis.. Le Mont Millieu Droin 14 bu il y a 15 jours était très au dessus... Et une rareté que ce Barolo Monvigliero Burlotto 2016 qui était excellent, avec des tanins veloutés, fins, précis.


A partir de là, on boit tout en aveugle. Vendredi soir, les blancs se sont assez mal goutés exceptés les 2 rieslings, avec une mention au Pfersigberg 2017 de Michel Ginglinger, Excellent 94+. Le Clos Windsbuhl 2017, très bon 92 est quand même très vif et tendu, pour les amateurs de Riesling qui tranche, moi je préfère avec un plus de confort, d'enrobage :-)

Par contre, grosse série de rouges, qui se sont tous supers bien goutés, d'abord 3 Bordeaux, tous aux tops, y compris ce Moulis Pouget 1985 en pleine forme 93 (17), mais la palme c'est ce Saint Julien Leoville Barton 2003 TRES grand 95 (18) et 2 italiens (c'est la mode en ce moment), moi j'aime bien mais je monte pas au rideau :-).

Ensuite, série de Bourgogne avec un roi, le Chambertin 2004 Rossignol Trapet. On a dit tous les millésimes, même 2003, sauf 2004 tellement le vin est abouti, friand, complexe, velouté, puissant et sans une once de végétal... Exceptionnel 98 (19), j'ai beaucoup aimé aussi le Clos de Beze Burget 2006, très délié, très pinot, avec le côté frais ronce, sous-bois, la framboise, les épices girofle et le fond léger cuir. 95 (18). Idem pour le Chambolle 1erC Comte de Vogue 2011 (jeunes vignes de Musigny), plus en délicatesse, finesse, et quelle longueur tout en dentelle acidulée, Excellent 95 (18)

Et la reine de la soirée, c'est ce Gewurztraminer VT de Ginglinger dans l'immense millésime de VT qu'est 1994, Exceptionnel 99 (19,5), je garde 1pt pour la SGN ;-). Merci à Michel et Nicolas de nous avoir offert ce moment suspendu, intemporel, infini de fruit exotique mûr, passion, mangue léger acidulé, aux notes délicate de menthe sur un fond tour à tour, fumé, tourbé, moka... Des sucres fondus, un acidulé frais incroyable et une dynamique finale à la persistance infini... Intemporel je vous dis, le plus beau vin du WE sans doute.


Samedi soir, les blancs se goutent très bien, et heureusement car la série impressionnante. Un Roulot 18 tout en rondeur, un Chardonnay Néozélandais 2015 bouché vis, très réussi (on était à Puligny)... Exercice de dégustation parallèle avec un Chassagne Morgeot  Fairandes 2013, de JF Germain et de Thibault Morey. Difficile de donner son préféré, car les vins sont assez proches, en fonction du contexte, de ses gouts... on préfèrera la droiture, profondeur de JF, la rondeur, l'acidulée de Thibault. Le plus sympa, c'est au premier service, JF qui plonge le nez dans son vin, sans le savoir donc, et s'écrie :"Oh ça sent bon ça" :-). Il est cohérent cet homme là ;-). Le Corton Rapet 14 et le Chablis 2000 de Dauvissat sont réussis et élégants. L'Hermitage Chave 2010 nous change d'univers quand même, du volume et une finale un peu plus chaleureuse sont moins ma came, mais quelle densité quand même 92. Parce qu'avec le Oro de Peyre Rose Marlene Soria 2006, là on dépasse mon seuil, avec un côté vernis que je n'aime pas, puis ça part un peu dans tous les sens, même si la finale reprend de la droiture par son acidulé et sa puissance. Je retrouve mes petits avec le Rielsing Pfersigberg 2005 de Michel Ginglinger, même si ni moi, ni Nicolas ne l'avons identifié... et un Riesling Drei Exa 2010, tendu et vif, sur le citron vert que les amateurs ont adoré.

Pour les rouges, les Bordeaux se sont bien bus (Excellents 93 17 pour les 2 premiers) avec un Pauillac Lynch Bages 1988 exceptionnel 94 (18). Dans la série des Bourgognes, le Clos des Lambrays 2003 a assuré parfaitement la transition, tant il faisait Bordeaux :-) (TB-Excellent 91),  le Bonnes Marre de Bart 2008, parfaitement à point, complexe et frais et le Clos de la Roche 2017 de l'Arlaud, très juteux, friand mais avec du fond sont sortis du lot, 93 (17,5) pour les 2. Enfin, le Chateauneuf du pape Beaucastel 1986 était superbe, d'élégance, de classe, de friandise et de précision, sur le coulis de fruit rouge, la viande rôtie, le tabac, le cuir, le fond moka évolué... Exceptionnel 95 (18)

Très belles soirées et très sympas, avec plein de discussions intéressantes autour de nombreux sujets. Merci à tous, vignerons, copains... pour leur générosité.

Amicalement, Matthieu

dimanche 26 novembre 2023

WE : Chablis Droin Mont Milieu, Pomerol Rouget, Côte Rôtie Rostaing, Riesling Ginglinger Pfersigberg

Bonjour à tous,


WE tranquille avant le périple bourguignon...

Chablis, Domaine Droin Mont de Milieu 2014 (vidéo 0:20) : Très joli nez, expressif, très chablis, pomme golden puis note de foin, champignon, mousseron, évoluant sous-bois, avec un cote tourbé aussi, pointe citronnée, floral, chèvrefeuille, friande, fond d'amande, puis roche, calcaire un peu coquille d'huitre. La bouche est droite à l'attaque, fraiche, puis joli matière dense, enrobant, avec un côté beurrée, puis ca se tend, c'est salivant, léger acidulé, sur la pomme golden, puis plus citronnée, chèvrefeuille, note sous-bois, champignon, mousseron, pointe d'amertume classe, fond de roche, calcaire et là, plus coquille d'huitre. La finale est fraiche, salivante, saline, tonique, mais bien enrobée... c'est diablement élégant et jolie persistance. Très beau vin, Excellent 93+ (17+) C'était ma dernière mais il en a encore sous le coude (d'où le +). Sacré millésime, ce 14 a Chablis... 

Pomerol, Château Rouget 2020 (vidéo 2:20) : Ouverture, un nez très expressif, puis à 24H, apaisé, appétant, de fruit noir, prune, puis coulis de fruit rouge, fraise mûr, note épice, bois précieux, cèdre, santal, pointe friande d'élevage entre vanille et brioche, fond cacao et moka. La bouche est charpentée, droite, puissante, jolie tanins soyeux, amples, enrobant, de la fraicheur aussi apportant acidulé et friandise, sur le fruit noir, la prune, puis fraise, coulis fruit rouge, compoté, note épice cèdre, santal, pointe vanille, fond cacao, puis cigare. La finale est fraîche, acidulée, et jolie persistances prune puis fraise, cèdre, santal, vanille, fond cacao, puis cigare. Excellent 92-94 (17)

Côte Rôtie, Rostaing Ampodium 2014 (vidéo 5:20) : Un nez de cassis puis des notes d'orange sanguine évoluant vers un côté végétal noble vendange entière, mais le tout assez marqué, pointe lardée et poivre plus classique, fond amande douce et moka. La bouche est corpulente, large, tanins ronds, de la fraicheur, c'est tendu tout juste enrobée, mais cela reste friand zt élégant, sur le cassis, note lardé, bacon prennent le dessus sur le côté végétal, vendange entière, puis épice, orange sanguine, poivre, fond surtout amande, et un peu moka. La finale est fraiche tanin un peu anguleux, accroche légèrement en finale, et persistance intéressante. TB-Excellent 91 (16,5)

Riesling, Paul Ginglinger Pfersigberg 2013 (vidéo 7:15) : Très joli nez à maturité, de pomme, de reine claude, note agrume, pamplemousse, pomelos, pointe friande, massepain, amande douce, fond léger terpénique cire d'abeille. La bouche est droite, tendue, jolie matière ciselée, précise, toucher soyeux, sur la reine claude, note agrume plus citronnée, puis pamplemousse, pointe friande amande douce, massepain, pointe tourbé, fond terpénique, cire d'abeille. La finale est fraiche, superbement enrobée, c'est délicat, élégant, tout en tonicité voir puissance, et belle persistance. Excellent 93 (17).

Amicalement, Matthieu


dimanche 19 novembre 2023

WE : Crozes Hermitage Clos des Grives, Riesling Schlumberger Kitterle, Volnay Caillerets, Chateauneuf Charvin et Clos Mont Olivet

Bonjour à tous,



Diner fort sympathique ce WE, on a sorti de jolies bouteilles :-) mais d'abord

Crozes Hermitage, Domaine Combier Clos des Grives 2017 (vidéo 0:10) : Un joli nez de cassis, mûr, note léger œuf/animal qui se dissipe très vite, puis floral violette, pointe poivre, fond léger moka. La bouche est ample, large, bien tenue par une fraicheur tonique, tanins soyeux, denses, qui tapissent, sur le cassis mûr, note violette, voir bonbon anglais, pointe poivre, fond plus bacon et moka. Finale fraiche tonique et jolie persistance. De la belle ouvrage comme presque toujours :-) Excellent 93 (17). Et je lisais des CR sur cette cuvée dans le millésime 2016, qui parle de : nez mutique comme souvent, pas très intéressant... sur le 2020 : Toujours too much, un peu sucrailleux, assez exubérant (que je comprends mieux déjà)... ça me sidère, mais comme quoi, les goûts, les perceptions, les façons de déguster, les attentes sont multiples ! Et comme quoi, une somme de subjectivité ne donneront en rien de l'objectivité... mais du médian qui ne représentera en rien ce cru que je tiens pour le meilleur de son AOC avec la Guiraude de Graillot.

Riesling, Domaine Schlumberger Kitterle 2013 (vidéo 2:40) : Un nez appétant, de pomme golden mûr, reine claude, voir mirabelle, friand, note florale, iris, puis plus aubépine, voir amande, massepain, fond terpénique pétrole. La bouche est droite, charnue, jolie matière, pas très dense, légère délicate, c'est frais, de plus en plus de tension au fil de l'ouverture, sur la pomme plus granny, le citron, note plus pamplemousse, jolie amertume, pointe amande massepain, fond terpénique pétrole. La finale est fraiche, tonique et persistance intéressante. TB-Excellent 92 (16,5+) a boire tranquillement à mon avis.

Volnay, Rebourgeon Mure Les Caillerets 2017 (vidéo 4:15) : Un nez étonnement expressif  dès l'ouverture, friand, classe, de framboise, groseille, note épice, réglisse voir girofle, pointe plus profonde de sous-bois, ronce, feuille froissée, fond léger fumé/tourbé, humus, champignon noble... très beau, classe et très ouvert ! La bouche est droite, charpentée, pleine, avec des tanins soyeux, bien enrobant, sur  une jolie fraicheur friande, de framboise, groseille, puis cerise, note épice réglisse, girofle, pointe végétale classe profonde de sous-bois, ronce, humus, fond tourbé, champignon noble. La finale est fraiche, tonique, pleine, regain de puissance des Caillerets qui déroule, presque un peu brut mais sur ce 17, avec élégance. Moi j'adore, et déjà tellement ouvert (habituellement vin long a se faire) Excellent 94 (17,5 ). Les convives ont adoré.

Chateauneuf du Pape, Domaine Charvin 2014 (vidéo 6:20) : Un nez de fruit rouge, cerise, note épice réglisse, pointe garrigue, fond léger cacao et puis surtout cuir. La bouche est large, corpulente, tanins ronds mais qui accroche un poil en fin de bouche, et peu dense, c'est frais, droit, tout juste enrobé;, sur le fruit rouge, cerise, note épice réglisse, pointe florale violette, fond léger cacao et cuir. La finale, fraiche, sèche un peu, et persistance intéressante mais d'une grande complexité. TB 90 (16) Le vin était plus intéressant, dans sa fougue de jeunesse.

Chateauneuf du Pape, Clos Mont Olivet 2021 (vidéo 7:35) : A 12H, un nez très séduisant, de fruit rouge, léger compoté, cerise, note épice, réglisse puis presque patchouli, pointe violette, de poivre, fond garrigue et cacao. La bouche est charpentée, large, joli structure, ample tanins soyeux, bien tenu par de la fraicheur, cela reste tonique, sur le fruit rouge mûr, la fraise, c'est bien friand, note épice réglisse voir agrume, orange sanguine, pointe violette puis garrigue, herbe séchée, fond léger cacao. La finale est tonique, voir fraiche, friande, droite et jolie persistance. C'est excellent 93 (17), quel sacré domaine, c'est déjà très bon, on peut les boire sur cette jeunesse friande, les garder au delà de 10 ans, peut-être... s'il en reste :-)

Amicalement, Matthieu

dimanche 12 novembre 2023

WE 2020 : Bourgueil La Butte Mi Pente, Pauillac Grand Puy Lacoste, Marsannay Bart Montagne, Riesling Ginglinger Drei Exa, Meursault Tessons 18

Bonjour à tous,



Un we sous le signe des 2020 :

Bourgueil, Domaine de la Butte Mi Pente 2020 (vidéo 0:25) : Un nez expressif à l'ouverture, plus refermé le lendemain, coulis de fruit rouge mûr, note marqué cuir/animal, puis épice, pointe végétal plus feuille de cassis, ronce que poivron, fond noyau, presque cacao. La bouche est charpentée, voir robuste, ample à l'attaque, joli densité, puis belle fraicheur, c'est tonique, droit, profond, tanins soyeux quasi velouté, sacré qualité de bouche, sur le coulis de fruit rouge et noir, mûr, friand, acidulé, note cuir/animal moins marquée, plus végétal, feuille de cassis et léger poivron, fond noyau, presque cacao. La finale est très friande, puissante, mais équilibré, et belle persistance. Excellent 92-94 (16,5-17,5)

Marsannay, Bart La Montagne 2020 (vidéo 3:25) : Un nez expressif, de cassis, puis fruit rouge, framboise, groseille, note ronce, sous-bois, pointe d'épice, réglisse, fond caroube, moka. Au fil de l'ouverture, l'élevage fumé, presque choux par moment s'impose plus dans le style classique du domaine, moi j'aime bien même quand c'est un peu envahissant. La bouche est pleine, corpulente, droite, ample, tanins soyeux, précis, c'est puissant mais équilibré et droit dans une finale acidulée, friande, avec une persistance plus qu'intéressante. Sylvia est un peu plus gênée par cet élevage ou elle retrouve une pointe vanillée. Excellent 92 (16,5) pour moi.

Pauillac, Château Grand Puy Lacoste 2020 (vidéo 5:35) : Un nez à l'ouverture très expressif, appétant, de fruit noir, cassis, note épice cèdre, fond plutôt balsamique. Le lendemain, c'est plus assagi, sur le cassis mûr, note végétal noble, plus feuille de cassis que poivron, note épice toujours, bois précieux, cèdre, on devine une pointe profonde, graphite, cendre, fond pris encore dans son élevage entre cacao, et chocolat pointe caramel. La bouche est robuste, droite, puissante, matière dense, très soyeuse, du volume, de l'amplitude dans une jolie droiture avec un côté presque gourmand, moins classique du cru, sur le cassis mûr, acidulé, note entre feuille de cassis et plus poivron rouge grillé, pointe cèdre, puis graphite, cèdre, qui donne la profondeur, fond donc encore dans son élevage plutôt classe, cacao, chocolat et léger vanille/caramel (qui participe à la gourmandise). La finale est puissante, pleine, fraiche, tonique, belle empreinte soyeuse et longue persistance. C'est quand même très beau ces 2020, curseur a fond mais l'ensemble reste équilibré. Excellent+ 93-95 (17-18) et peut-être même plus :-)

Riesling, Paul Ginglinger Drei Exa 2020 (vidéo 9:10) : Un nez appétant, classe, de fruit blanc, de pomme granny, note d'agrume pomélos, pointe florale, fond d'amande, massepain friand, et léger tourbé, roche. La bouche est ample, friande, corpulente à l'attaque, puis ça se tend, c'est droit, sur sa structure, sur la pomme granny, la reine claude, note amande, roche, crayeuse, puis floral aubépine, fond léger tourbé. La finale à la légère fraicheur est acidulée, très friande et jolie persistance. Excellent 92 (16,5) Bien sûr, plus en rondeur et acidulée que le 2021 bue la semaine dernière mais plus de fond, de matière, de puissance. Intéressant d'en garder 10 ans et plus à mon avis :-)


Ce ne sera pas grand chelem 2020 puisque l'on finit ce soir sur :

Meursault, Buisson Charles Tessons 2018 (vidéo 10:35) : Un nez élégant, de jolie expression, assez "naturel", marqué de la poire William, note aubépine, puis plus chèvrefeuille, pointe champignon, humus, sous-bois, fond d'amande, roche, très crayeux. La bouche est ample à l'attaque, puis ca se tend, c'est droit, salin, acidulé, en longueur, tout en gardant cette jolie matière soyeuse, presque gourmande, car l'acidulé arrondit, sur la poire, puis le citron acidulé, le chèvrefeuille, notes plus noisette,  que sous-bois, humus, fond crayeux, amande douce. La finale est acidulée, ronde, très friande et jolie persistance. TB-Excellent 91 (16,5). La rondeur des 18 je trouve avec leur finale plus acidulée, tonique. Moi j'aime bien son côté friand voir gourmand.

Amicalement, Matthieu