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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... ou a le consulter en vidéos sur YouTube

dimanche 28 février 2021

WE Hommage : Bourgeuil Chevalerie Busardières 15, Sancerre Gaudry Tournebride 18, Bandol Tempier 17, Saint-Julien Lagrange 13, Pommard Laurent Rugiens 17

 Bonjour à tous,

Quelques jours off cette semaine, l'occasion de passer récupérer des bouteilles à la cave de poche et de les gouter :-) Mais aussi une très triste nouvelle avec le décès de Stéphanie Caslot du domaine de la Chevalerie, dans mon Top 3 des domaines Ligériens. Quelle Tristesse, mes condoléances à la famille, et quelle perte pour les vignerons...


Mais commençons d'abord par ce Sancerre. J'avais beaucoup aimé le pinot de Vincent Gaudry bu dans un diner à l'époque ou l'on pouvait encore vivre normalement. Je ne suis pas passé à côté de l'occasion de découvrir la version sauvignon.


Sancerre, Vincent Gaudry le Tournebride 2018 (vidéo 0:25) : Un nez expressif, mûre, de fruit blanc, puis plus ananas, exotique, note classique buis acacia, pointe léger ox quasi caramel, fond amande avec un côté silex, citronée. La bouche est droite, mûre, matière ronde, puis joli fraicheur, c'est tendu, voir vif, sur la pomme granny, le citron, puis plus exotique, ananas, note buis acacia, pointe massepain, frangipane (léger ox ?), fond amande et surtout craie. La finale est fraiche, pleine, persistance intéressante de fruit blanc, léger sensation de sucre (résiduel ?), pointe buis acacia, fond amande tournant un peu frangipane. TB 88 15 pour ce joli sancerre dans un style mûr, que j'affectionne.

Bandol, Domaine Tempier (lulu) 2017 (vidéo 2:30) : Un nez friand, de cassis marqué, liqueur de cassis, note épice, poivre, puis orange sanguine, pointe légère sauvage, de cuir, gibier, lièvre, fond cacao. La bouche est charpentée, droite, joli fraicheur, puis beaux tanins soyeux (étonnement prêt), c'est puissant mais équilibré, friand, sur la liqueur de cassis, la cerise noire, note épice poivre, puis orange sanguine, pointe gibier lièvre, fond cacao. La finale est fraîche, très friande, liqueur de cassis, cerise, note orange sanguine, fond cacao et cette pointe gibier. Très joli, déjà friand, et pas une once de rusticité tannique. Excellent 91 (16,5)

Puis donc, comme un mauvais hasard, alors que j'avais commandé 2 Busardieres de la Chevalerie que je vais chercher jeudi, chez la cave de poche, Camille m'annonce le décès de Stéphanie la veille... partie si jeune, quelle tristesse. Mes condoléances à la famille que je ne connais pas mais dont j'apprécie tellement les vins, dans le Top 3 des domaines Ligériens... Dont cette cuvée que j'adore, et que je bois avec une belle pensée pour Stéphanie.

Bourgueil, Domaine de la Chevalerie, les Busardières 2015 (vidéo 4:15) : Un nez friand de fruit rouge, fraise, groseille, note d'épice, d'agrume, typé orange sanguine, pointe léger animal du cabernet, fond noyau, léger cacao. La bouche est corpulente, ample puis droite, tendue, tanins fins et précis, soyeux a souhait, sur le fruit rouge acidulé, fraise, groseille, note d'épice plus patchouli, toujours cette note orange sanguine, et la pointe animal, fond plus noyau de cerise. La finale est fraiche, acidulée, tonique et belle persistance de fruit rouge acidulé, note épice, patchouli, orange sanguine, pointe animal et fond noyau. Excellent 91+ (16,5+) avec cette note animale, peu fréquente habituellement sur cette cuvée.

Saint-Julien, Chateau Lagrange 2013 (vidéo 6:30) : Un nez marqué de l'élevage sexy fraise vanille sur un fond fumé, puis à 12H, le cassis finit par surnager, mais c'est toujours écrasé par les notes fraise, vanille d'élevage, une pointe fraiche poivron rouge grillé, fond fumé même pas balsamique. La bouche est charpentée, tanins soyeux, c'est frais, mais écrasé de la fraise, et surtout vanille, même pas sexy car limite écœurant. La finale est fraiche, fluide et persistance honnête sur cette fraise/vanille. B 87 (14,5). Que s'est-il passé chez Lagange, juste cette bouteille (j'espère), d'habitude un vin qui garde de l'élégance, là c'est International style, cela aurait pu venir de Californie, d'Australie... Autant j'aime bien de temps de temps les vins sexy, mais qui garde de la personnalité, là, c'est vraiment trop international pour moi...

Pommard, Domaine Laurent (Père&Fils) Rugiens 2017 (vidéo 9:00) : Un nez marqué d'une réduction pétard, grillé insistante, peu élégante, puis à 4H, arrive un peu de cassis, des notes épices que je devine réglisse, sur ce fond grillé, pétard, ça manque d'élégance, de naturelle (le comble pour un vin qui se prétend nature…). La bouche est corpulente, large, joli tanins soyeux, c'est précis, de la fraicheur, de la profondeur même, sur le cassis, puis plus fruit rouge, cerise, note épice réglisse, puis floral presque patchouli, fond sur ce côté réduit grillé, pétard manquant d'élégance à mon gôut. La finale est fraiche, tonique, puissante, son côté Rugiens, et persistance intéressante de cassis puis cerise, note épice mais un peu écrasé par cette réduction grillé pétard... Bon, moi qui suis sensible à ces réductions, je ne suis du coup pas grand fan. Après, le vin est très bien fait, avec cette jolie bouche MAIS pour un Rugiens, je trouve que cela manque de complexité, de fond (bon le millésime n'aide pas). C'est bon mais cela reste un vin facile (qui renvoie vite en perception à simple, ce qu'il n'est pas forcément), marqué de cette réduction peu élégante. TB 90 (16)

Cote du Roussillon, Pithon Lais Blanc 2019 (vidéo 12:40) : Un nez typique, classique du cru, sur le fruit blanc, la pomme, note de foin, d'herbe séchée, pointe plus agrume, sur un fond d'amande et léger cire d'abeille. La bouche est droite, joli matière ronde, de la structure et de la profondeur, presque de la fraicheur, sur la pomme plus granny, presque citron, note foin, herbe séchée, pointe agrume, fond amande et cire d'abeille. La finale est droite, friande, acidulée, sur la pomme, le citron, note herbe séchée, foin, pointe plus fenouil presque, fond amande, cire d'abeille. Excellent 91 (16,5)

Amicalement, Matthieu

dimanche 21 février 2021

WE presque sobre : Chassagne Montrachet Morey Coffinet 16, Chateauneuf du Pape Guigal 14, Nuits Saints Georges Chicotot Vaucrains 12

Bonjour à tous,


WE balade, donc moins de vins dégustés... mais de bons :-)

Chassagne Montrachet Morey Coffinet 2016 (vidéo 0:20) : Un nez séducteur de fruit blanc, poire mûr, puis plus jaune, note beurrée marquée, puis plus agrume que chèvrefeuille, fond amande et un léger grillé/réduc classe. La bouche est droite à l'attaque, puis ca prend du volume avec une joli matière au toucher soyeux, mais c'est tendu, voir puissant, sur le fruit blanc, puis plus jaune, note beurrée, un côté presque pamplemousse avec la pointe d'amertume, fond amande grillé, pointe pétard/réduc. La finale est fraiche mais superbement enrobée et belle persistance de fruit blanc, note beurrée, brioche chaude, pointe plus chèvrefeuille cette fois, fond amande grillé. TB-Excellent 91 (16,5) Très joli village, friand, droit, tendu, classe. Bravo Thibault


Châteauneuf du Pape, Guigal 2014 (vidéo 2:50) : Un nez à l'ouverture marqué d'un élevage ou réduction et en tout cas de note peu gracieuse de pneu chaud, caoutchouc… A 12H, le nez s'est ouvert, plus classique, sur la prune, la cerise noire, note d'épice réglisse, puis poivre à l'agitation, il reste une pointe typée pneu chaud quand même, fond cacao et léger fumé. La bouche est corpulente large, de la fraicheur, des tanins ronds, mais surtout une belle acidité, c'est vif, voir tranchant sans profondeur pour autant, sur la prune, la cerise rouge, un côté fruit rouge mais pas acidulé, note réglisse, pointe garrigue, fond cacao et ce léger pneu chaud. La finale est vive, tranchante, et une persistance honnête de prune, réglisse, ce côté fruit rouge acide, pas acidulé, fond cacao. B-TB 88 (15) On sent à l'ouverture que l'élevage et les process Guigal prévu sur des gros volumes n'était pas adapté à des jus un peu faiblard pour l'encaisser, sur ce millésime de faible maturité, même si à 12H, cela va mieux, on retrouve un C9P plus conforme. Le Charvin 2014, bue il y a quelques semaines, qui est plus Haute couture que prêt à porter, du coup, s'en sort mieux :-)


Nuits Saint Georges, Chicotot Vaucrains 2012 (vidéo 6:30) : Un nez qu'il faut aérer pour éliminer la légère réduction œuf du premier nez, puis c'est élégant, fin, profond, très marqué d'un beau cassis, presque friand, liqueur, très fruit noir, mûre, puis des notes épice réglisse, pointe fraiche ronce, presque rafle, profonde, sur ce fond friand entre noyau, caroube et ce léger grillé/fumé. La bouche est charpentée, droite, profonde, jolis tanins soyeux, denses, fins, précis qui enrobent la fraicheur, sur le cassis, la mûre, un côté friand acidulé, note épice réglisse, la pointe de ronce, sous-bois, et toujours presque rafle, fond noyau, caroube, et léger fumé. La finale est fraiche, friande, acidulée, puis puissante, toujours cette jolie profondeur, sans austérité, et une jolie persistance de cassis, de mûre, note réglisse, pointe ronce et fond noyau caroube et léger fumé. Excellent 93+ (17+) à date et jolie potentielle, je dirai idéalement 10 ans encore pour révéler le grand vin qu'il est :-). Bravo Pascale et à la famille.

Amicalement, Matthieu

dimanche 14 février 2021

Tranquille mais constant : Vosne Rion 15, Roussillon Pithon Lais 18, Madiran Montus Prestige 2001, Chambolle Amiot 17, Cambon 09

Bonjour à tous,


Dans le froid mais sous le soleil, jolis quilles avec la poursuite des 2001, qui sera évidemment, le thème récurrent de cette année avec les 2011...

Vosne Romanée, Daniel Rion 2015 (vidéo 0:15) : Un nez fringant, de framboise mûre sur une fine ligne réduction grillé/fumé, note épice, entre réglisse et girofle, pointe fleurie, fond noyau et donc cette ligne fumé. La bouche est corpulente, jolis tanins supers soyeux avec la "vosne touch", de l'énergie, c'est tonique, sur la framboise mûre, note d'épice plus réglissée, pointe plus marqué ronce, fond noyau et un fumé plus léger. La finale est presque fraiche, tonique, empreinte taffetas superbe et persistance honnête de framboise, épice, ronce, fond plus noyau avec presque une amertume classe. Excellent 91 (16,5). Un Vosne village comme j'aime, tout comme Sylvia, notre came quoi :-)...

Côte Roussillon, Pithon Lais blc 2018 (vidéo 2:05) : Un nez élégant, avec une belle complexité, de fruit blanc puis plus reine claude, voir mirabelle, belle notes de foin séchée, de garrigue, d'herbe séchée, pointe friande presque orgeat, fond fenouil, cire d'abeille, avec une pointe quasi mentholée classe. La bouche est droite, joli matière ronde, puis de la structure, de l'amplitude, c'est solide, précis, belle densité, c'est tonique, sur le fruit blanc, pomme, puis plus reine claude, note herbe séchée, garrigue, foin, puis cette pointe fenouil, fond résine, amande, avec ce côté tourbé. La finale est ample, dense, tonique, mais en délicatesse, précision, et belle persistance de pomme, de reine claude, de mirabelle, note foin séchée, garrigue, fond amande puis plus résine, pointe fenouil, et léger tourbé. Whaouh, quelle classe, quelle élégance, quelle précision. C'est vraiment un très beau cru que ce Lais Blanc, le N°1 pour moi des assemblages (Grenache blanc, gris et macabeu) du Roussillon. Et rapport Q/P extraordinaire...Excellent 93 (17).

Madiran, Château Montus Prestige 2001 (vidéo 4:50) : A 4H, un nez profond, de cassis mûr, note marqué mentholé, puis plus épice poivre, pointe cèdre, bois précieux, fond plutôt typé balsamique et au repos, du fumé, tabac. La bouche est robuste, droite, grosse structure enrobée de tanins fins, soyeux, mais un peu rigides, sur le cassis mûr, note poivre, menthol, pointe cèdre, fond plutôt balsamique. La finale est fraiche, puissante mais précise, et persistance très mentholée, de cassis mur, de poivre, note cèdre et fond balsamique. Excellent 92 (17) Parfait sur le confit, moins le truc de Sylvia cette robustesse.

Chambolle Musigny, Amiot Servelle 2017 (vidéo 7:00) : Un nez expressif, élégant, très classique du domaine sur la framboise, puis plus groseille, note épice et sureau, pointe ronce fond noyau et caroube. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux, fins et précis, puis de la fraicheur, sur la groseille, note épice, pointe ronce, fond noyau caroube. La finale est fraîche, tonique, friande, de groseille, note épice puis sureau, fond noyau et caroube TB-Excellent 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 7 février 2021

WE strike : Chidaine Choisilles 15, Pomerol Rouget 10, Chambolle Veroilles Bart 14, Marsannay Bart 18, Schistes Essential 19

Bonjour à tous,


WE plus simple question cuisine (VI nations oblige), mais alors strike question vin...

Montlouis, Chidaine Choisilles 2015 (vidéo 0:20) : Un nez superbe, frais, de chenin pure (pas une once d'ox), sur la pomme, puis le coing, belle note tilleul, verveine, pointe citronnée, fond amande, craie et léger tourbé. La bouche est large, belle matière ample, mûr à l'attaque, puis ça se tend, c'est frais, voir vif, un acidulé qui commence tout juste à se sentir, sur la pomme plus granny, note tilleul, verveine, pointe fumé/tourbé, fond calcaire, amande. La finale est fraiche, voir vive, tout juste enrobée encore, puissante, tonique, avec une mâche calcaire du plus bel effet, qui claque, et très belle persistance de pomme granny, de coing, note tilleul, pointe fumé/tourbé, sur ce fond amande, calcaire... Très beau vin, avec gros potentiel, attendre encore au moins 5 ans, que cela s'harmonise, gagne en rondeur, et profondeur mais quel joli vin encore de Chidaine. Excellent 93-95 (17-18)

Pomerol, Chateau Rouget 2010 (vidéo 3:10) : Un nez expressif, séduisant, de fruit rouge, fraise, avec des notes chupaChups, vanille quand même, mais gourmand, régressif, pointe bois précieux, cèdre, fond plutôt balsamique. La bouche est charpentée, large, droite, de la structure, de la fraicheur, tanins soyeux, sur la fraise mûre, les notes légères vanille ChupaChups, pointe épice bois précieux, cèdre, fond balsamique, moka. La finale est fraiche, tonique empreinte accroche encore un peu, limite poudrant, et belle persistance de fraise, de bois précieux (moins marque chupachups), pointe plus mentholé, eucalyptus, fond balsamique. Excellent 92 (16,5+)

Chambolle Musigny, Bart Les Veroilles 2014 (vidéo 5:10) : Un nez à 4H, magnifique, tout ce que j'aime, sur la framboise mûre, puis la groseille, friand, belle note classe d'épice typé girofle, assez marquée qui donne de la profondeur, pointe ronce, sous-bois pour la fraicheur, fond léger noyau, fumé grillé, puis moka (fine ligne réduc qui se dissipe). La bouche est corpulente, large, de la matière, c'est dense de tanins soyeux, fins, c'est délicat, puis de la fraicheur, tonique, sur la framboise, puis la groseille (ce côté frais, tendu), belles notes d'épice typé girofle, classe, pointe sous-bois, ronce fraiche, fond noyau, caroube (léger moka), joli complexité, grande classe. La finale est fraiche, tonique, élégante, altière et belle persistance de groseille, de girofle, pointe ronce, fond noyau caroube. Grande classe, élégance, finesse mais densité... Très joli vin, et ce n'est qu'un village... Excellent 93 (17). Merci la famille Bart.

Marsannay, Bart Saint Jacques 2018 (vidéo 8:45) : Un nez expressif de fruit noir mûre, de prune, de cerise burlat, note légère épicée, presqu'orange sanguine, fond noyau. La bouche est charnue aux jolis tanins soyeux, c'est large, ample tout en restant tonique, sur la cerise, la prune, note épicé plus réglissé avec cette pointe orange sanguine, fond noyau. La finale est ample qui présente une petite fraicheur agréable, tonique, et persistance intéressante de cerise, de prune, d'épice sur un fond noyau TB 89 (15,5)

Amicalement, Matthieu

dimanche 31 janvier 2021

WE varié : Mas Amiel Vol nuit 11, Puech Noble 18, Lagune 04, Brune et Blonde 11, Pfersigberg Hertacker 12, Meursault Clos des Mouches 15

 Bonjour à tous,


A nouveau WE cuisine, on se réconforte avec ce qui nous reste encore autorisé :-) Et donc quelques quilles pour accompagner.

Cote du Roussillon, Mas Amiel Vol de Nuit 2011 (vidéo 0:20) : Ce 100% carignan avait beaucoup séduit Sylvia au domaine, au point qu'elle en avait acheté une. Pour ses 10 ans, c'est donc Sylvia qui régale ce soir. Un nez qui nécessite de l'aération, sur le fruit noir, évoluant cerise plutôt burlat, puis prune, mais assez mat, pointe d'épice, puis plus floral, un côté patchouli, pointe animale/cuir, fond cacao, amande, orgeat. La bouche est charpentée, avec de la structure, beaux tanins soyeux à l'attaque, précis, avec ce côté mâche en finale, agréable, qui enrobe de la fraicheur, de la droiture, sur la cerise burlat, la prune, note épice et florale, patchouli, pointe presque amande, orgeat, fond noyau, cacao avec une pointe cuir. La finale est fraiche tonique, persistance intéressante cerise, prune, note légère épice, florale, fond amande orgeat puis cacao. TB 90 16. Moins intéressant qu'en jeunesse, ou le fruit était rouge avec plus d'éclat, le côté floral et épice, aérien...Là, le côté aromatique évolué, plus cuir, cacao, rend l'ensemble plus dense, et fait ressortir la structure, je trouve. Sylvia aussi, mais elle bien aimée la petite mâche finale.

Coteaux du Languedoc, Puech Noble blanc 2018 (vidéo 2:05) : Un nez séducteur, friand, élégant, de fruit jaune mûr, pêche, voir abricot, note florale évoluant fleur d'oranger, pointe fenouil, fond d'amande, presque frangipane. La bouche est droite, large, joli matière ronde, c'est friand presque aguicheur, sur la pèche mûre, note violette puis plus fleur d'oranger, pointe fenouil fond d'amande. La finale est ronde mais qui tient, friande, élégante, et persistance intéressante pèche, fleur d'oranger, fenouil et fond amande TB 90 (16). Très bien fait, friand et droit, de la belle ouvrage au rapport Q/P redoutable...

Sur le Gigot de 7H, j'ai ouvert le grand classique Haut-Medoc et également attendu comme accord, une Côte Rôtie.

Côte Rotie, Guigal Brune et Blonde 2011 (vidéo 3:45) : Un nez qui perd en intensité à 12H, mais gagne en élégance (boisé marqué à l'ouverture), de cassis, note réglisse, poivre puis bacon grillé, pointe de cuir, fond moka, c'est joli. La bouche est ample à l'attaque, puis ça se tend, fraiche, voir vive, tanins limite soyeux enrobant tout juste l'acidité, sans acidulé pour le coup qui apporterait de la friandise, sur le cassis, note réglisse, poivre, pointe bacon grillé, fond boisé moka, c'est joli mais vif. La finale est fraiche, voir vive/tranchante, dans son empreinte, tout juste enrobé, et jolie persistance sur la vivacité, de cassis, réglisse, cuir, fond moka. Un classique, style vif, frais sur ce millésime, toujours bien fait, mais qui plaira plus aux amateurs de vins tendus, vifs. Pour moi ça manque de moelleux, et ça n'apporte pas non plus une grande profondeur, un millésime pas facile sans doute, à la maturité limite, a l'acidité saillante, mais cette B&B reste très bien faite, aucun regret :-). TB 90 (16)

Haut Medoc, Chateau La Lagune 2004 (vidéo 6:40) : A 6H,  un nez séduisant, d'un grand classisme RG, de fruit noir, cassis, joli note boisé fumé, épice boite à cigare, bien intégré, pointe plus végétal poivron rouge, sur un fond tabac fumé. La bouche est charpentée, droite, fraiche, tanins ronds quasi soyeux, de la fraicheur qui apporte une certaine profondeur, sur la cassis, note fraiche poivron rouge grillé, pointe épice boite à cigare, cèdre  puis plus graphite, fond fumé, tabac. La finale est fraiche voir vive, tonique tout juste enrobé et belle persistance cassis, poivron rouge grillé, boite à cigare, fond tabac, fumé. Excellent 92 (16,5+)

Les 2 vins marchent bien sur le plat, car leur côté frais/vif, structurée apporte un joli contrepoint au moelleux du plat. Un accord d'opposition qui dynamise.

Riesling, Domaine Paul Ginglinger Pfersigberg Hertacker 2012 (vidéo 9:20) : Un nez magnifique de riesling au top, reine-claude, mirabelle, note pamplemousse, pointe tourbée fumée, fond terpénique, pétrole cire d'abeille. La bouche est large, droite, aérienne, bien maintenue par une fraicheur enrobée de cette matière soyeuse, délicate, précise, voir cristalline, sur la reine-claude, la mirabelle, note pamplemousse plus marqué, avec une petite amertume classe, pointe tourbée/fumée, fond terpénique de pétrole. La finale est droite, traçante, presque puissante, et longue persistance de mirabelle reine-claude, pamplemousse, pointe tourbée, pétrole. Excellent-Exceptionnel 95 (18) Moi, j'ai toujours adoré ce vin, j'en avais commandé 6 de plus après mes premières dégustations, j'aurais du en prendre 12 de plus...c'est délicat, aérien, puissant... Un grand Riesling calcaire

Et enfin ce soir, une gourmandise grand classe, et un des rares Meursault rouge :

Meursault, Henri Germain Clos des Mouches 2015 (vidéo 12:25) : Un nez gourmand et classe, sur la framboise mûre, la groseille, note classe d'épice typé Nuits Grand domaine sur la girofle, le réglisse, pointe florale de rose, très élégante, sur un fond entre caroube (noyau/moka) et réglisse, stupéfiant, une DRC ? :-). La bouche est charnue, voir corpulente, avec une jolie densité de tanins soyeux et précis, une fine ligne fraiche maintient le vin tonique tout du long, sur la framboise mûre, la groseille, note d'épice typé girofle, puis plus florale rose, voir patchouli, sur un fond noyau caroube et ce coté réglisse. La finale est presque fraiche, tonique et belle persistance de framboise, girofle, rose sur un fond caroube et réglisse. Excellent 93 (17). Superbe vin que j'aurai placé, en aveugle, en Vosne Romanée dans un grand domaine.... Bravo Jean-François et toute la famille Germain.

Amicalement, Matthieu