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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

mardi 14 juillet 2020

Vins du WE 14 juillet, c'es la fête : Gallety Syrare, Malescot Margaux, Champans Voillot...

Bonjour à tous,



Un WE prolongé avec des sorties, une belle occasion d'ouvrir de jolis bouteilles... D'bord sur le Barbek, puis dans les sorties avec les copains. A commencer par :

Coteaux du Vivarais, Gallety La Syrare 2017 (vidéo 0:30) : Après 24H d'aération pour chasser les notes animal, œuf et banane qui masquait ce très joli nez de coulis de fruit plutôt noir, de cassis, de myrtille, apparait enfin la complexité avec des notes d'épice, poivre, puis une pointe patchouli fraiche, sur un fond fumé, lardé. La bouche est charpentée voir robuste, à la belle structure marquée, mais avec des tanins denses, fins, précis, et terriblement caressant, quasi velouté, c'est friand, voir gourmand, tenu par une joli fraicheur acidulée, sur le cassis, la myrtille, note épice poivre, pointe patchouli, violette, fond plus cacao, moka que fumé/lardé. La finale est fraiche, puissante à la belle empreinte tanique soyeuse, et belle persistance acidulé de cassis, myrtille, note poivre, patchouli, fond cacao, avec un arrière plan fumé, lardé. Jeune mais beau potentiel de complexité pour ce joli vin à la texture et structure de haut niveau. Réputation non usurpée à 24H d'aération (par contre à l'ouverture écrasé par une réduction peu gracieuse) Excellent 92-94. Ce jour 93 (17).

Côtes du Roussillon, Domaine des Shistes Essencial Rge 2017 (vidéo 3:05) : Un nez séduisant, profond, de prune, de cerise noire, pointe kirchée mais légère, note d'épice poivre, puis pointe plus florale, fond cacao et réglisse. La bouche est friande, charpentée, tanins soyeux, c'est droit, joli toucher sur la prune, la cerise noire, note poivre, pointe florale qui allège, fond cacao et réglisse. La finale est ronde, sur la structure et persistance intéressante, un côté authentique, sans esbrouffe, de myrtille, de prune, note poivre puis florale, violette, fond cacao et réglisse. TB-Excellent 90 (16)




Saint-Joseph, Domaine Coursodon Olivaie 2018 (vidéo 5:05) : Un nez séduisant, voir sexy, de cassis mûr, puis marqué de belles notes d'olives noires confites (a la grecque) qui explique le nom ?, puis de violette, fond plutôt moka que lardé. La bouche est charpentée, dense, jolis tanins soyeux, voir veloutés, c'est acidulé, gourmand sur le cassis confituré, note d'olive noire à la grecque, puis de violette, pointe poivre, fond moka léger. La finale est fraiche, acidulée qui reprend de la puissance, plus poivré, sur le fruit noir léger confit, olive noire, violette, fond moka. Excellent 91-92 (16,5+) dans un style "sexy" gourmand.



Volnay, Voillot Champans 2013 (vidéo 6:50) : Un nez encore discret de cerise, de groseille, note d'amande, légere épice et fond noyau. La bouche est corpulente, droite, pleine, tanins soyeux, c'est frais, sur la groseille, la framboise, note ronce et sous-bois assez classique, pointe épice, fond amande, craie, et noyau. La finale est fraiche, pleine, voir puissante, sur la framboise, la groseille, la ronce, et le fond noyau. Je dirai entre 2 eaux, et encre comprimé, a attendre. Potentiel 93 (17) à date TB 90+ (16+)





Riesling, Albert Mann Schlossberg 2012 (vidéo 8:25) : Un nez séduisant, friand, de fruit blanc, pomme granny, puis plus mirabelle, note léger agrume, pamplemousse, fleur d'oranger, fond plutôt cire d'abeille. La bouche est ample, large, c'est riche, matière au toucher presque gras, une attaque plutôt puissante, puis de la structure surtout, sur la pomme granny, puis mirabelle, note légère agrume pamplemousse, pointe fleur d'oranger, fond cire d'abeille. La finale est ronde, avec une pointe amertume, large, friande mais un poil joufflu, manque de la puissance ou de la fraicheur pour dynamiser, goutant limite sec et persistance intéressante pomme, pamplemousse, fond cire d'abeille TB-Excellent 91 (16,5) Mais démarré à 94, mes notes baissent a chaque dégustation... Pourvu que ce soit la cloche à l'envers pour les prochaines...

Margaux, Chateau Malescot Saint Exupery 2017 (vidéo 10:55) : Un nez au top, très marqué de fruit mûr, cassis, myrtille, note épice réglisse poivre, pointe fraiche légère poivron rouge grillé, fond très très léger élevage, entre fumé et épice vanille fraise mais faut aller le chercher… La bouche est charpentée, voir robuste, beaux tanins soyeux, c'est frais, tonique, donc acidulé friand, sur ce fruit toujours expressif de cassis, de myrtille, note épice réglisse, pointe légère fraise vanille, et poivron rouge grillé, fond fumé léger. La finale est fraiche, précise, droite, tout en friandise et belle persistance de fruit, d'épice avec ce côté frais poivron rouge grillé. Excellent 92-93 (17) et se boit déjà très bien, un Bordeaux jeune d'école ou l'élevage est très discret et totalement au 2nd Plan, Bravo ! Je me régale...

Et pour ce soir, chez l'ami David, grand cuisinier, ou nous attend une terrine de foie de volaille et pintade, avec un carpaccio de fenouil et courgette, burrata et tombée de légume vert, huile à la grenade, j'ai eu envie de ça :
Cote de Provence, Chateau Simone blanc 2010 (vidéo 13:30) : Un nez superbe, expressif, marqué de la pomme mûr, note végétal et florale, herbe aromatique, puis foin séchée, pointe médicinale, voir fenouil, fond cire d'abeille, mais aussi tourbé ambré, grande classe. La bouche est droite, avec de la structure, matière ronde, délicate, précise, c'est puissant, sur la pomme plus granny, note herbe séchée, foin, la pointe fenouil, médicinale, fond cire d'abeille puis tourbe, ambre, comme un sol en fôret humide qui a travaillé. La finale retrouve de la fraicheur, c'est délicat, précis, presque puissant et longue persistance élégante, de pomme, foin humide, fenouil, fond tourbé, ambré et cire d'abeille. Excellent 93+ (17,5) et ce Simone blanc est un grand vin.

Amicalement, Matthieu

dimanche 12 juillet 2020

Diner chez Benoit : Lagrange 82, Hermitage Sorel, Gallety Syrare, Perrières Grivault...

Bonjour à tous,

Diner dégustation chez Benoit, même si on a craché, pour certains vins, cela a été difficile :-) mais nous sommes restés concentrés et respectueux des distances.


On a débuté par un Saint-Aubin, Marc Colin La Chatenières 2006 de très joli facture, même si son nez est encore marqué d'un élevage au boisé coco bien présent, la bouche est droite, de belle densité, joli matière, précise et joli finale. Excellent 91 (16,5). Le nez suivant évoque les mêmes origines mais avec une classe supplémentaire et un âge plus conséquent. Ce Meursault Clos des Perrières Grivault 2001, est très beau, à maturité, avec ces notes de champignon noble, de fumé/tourbé classe, droit, profond en attaque, encore plus précis et surtout puissant. La finale se détend un peu, et du coup manque d'un soupçon de puissance, et de droiture pour en faire un vin exceptionnel. Excellent 93 (17).

A table, sur une salade d'avocat, kiwi, crabe, Benoit nous sert un vin très froid qui mets du temps à s'ouvrir, sur des notes de pomme, puis une réduction marquée mais bien intégré, fumé, grillé. La bouche est cristalline, tendue, mais bien enrobé d'une matière mûre, ronde, et joli finale fraiche, tonique, belle empreinte et joli longueur. Beau Chenin que ce Coteaux de Loire, VV éparses du Domaine de Bellivières dont j'ai oublié le millésime.


On attaque l'épaule d'agneau confite avec un très beau Saint-Julien, Chateau Lagrange 1982, au début, le nez est marqué d'un beau cuir et de fumé, puis à l'aération, le cerise, légèrement confite, apparait avec des notes encre, graphiste, puis sous-bois, champignon, sur ce fond fumé, tabac et vieux cuir classe. La bouche fait millésime chaud, sur la cerise confite,  mais sa structure aux tanins satinés soyeux, tout en rondeur (je n'avais pas imaginé 82, tellement la structure s'est fondu, j'étais sur 83 ou 85), le tient de bout en bout dans un profil acidulé, un poil trop marqué d'encre, puis plus graphite, tabac blond, fumé et ce fond de cuir. Belle et longue persistance finale très élégante, délicatement fumé, tout à fait dans l'esprit Saint-Julien ce que m'a rapidement évoqué, à raison, ce port altier. Excellent 93 (17+).

Le nez suivant ne trompe personne, on a basculé sur le pinot de noble origine, le fruit se fait plus framboise, groseille, un poil mat d'ailleurs, mais de belles notes fumées, puis d'épice réglissé, sur un fond sous-bois, champignon en font un très joli cocktail pour ceux qui ont le bon verre ;-). La bouche est puissante, jolis tanins soyeux, c'est tendu, profond, je pars sur Gevrey 2002, mais Mat me dit pas 2002, alors je vais sur 99, qui va mieux d'ailleurs avec le côté un peu mat, mais ce n'est pas Gevrey non plus, alors cette puissance qui se poursuit dans une persistance intéressante, de cru à maturité, avec ce joli fond épicé, fumé, c'est Nuits ? Et oui, joli vin que ce Nuits Saint-Georges, Nicolas Dupasquier Les Vaucrins 1999. Excellent 91 (16,5).

On poursuit sur du pinot avec un nez assez proche mais un peu moins complexe, et plus jeune. La bouche est droite, joli matière ronde qui enrobe la fraicheur, sur la framboise, les épices plus girofle, et un fond fumé bien intégré. La finale est tendue mais l'empreinte reste suave, avec une persistance honnête de framboise, épice et ce fond fumé. Parti sur 2007, je me suis baladé sans identifier 2008 car bien que la fraicheur soit là, elle reste bien enrobé par la matière, un 2008 à boire, de belle facture pour cet Aloxe Corton, Maratray Dubreuil 1er Cru 2008. TB 89 (15,5).

Je sers mon vin, et Mat identifie vite la jeunesse, et Benoit la Syrah. Par contre, Benoit ne sait pas ou le situer, et se demande s'il est français, Mat le positionne en Cote Rotie. Pas mal les gars, car pas facile de trouver, une fois le Rhone Sud annoncé, Benoit a compris qu'il s'agit d'un Coteaux du Vivarais, Gallety La Syrare 2017. Voici mon CR réalisé avant le diner : Après 24H d'aération pour chasser les notes animal, œuf et banane qui masquait ce très joli nez de coulis de fruit plutôt noir, de cassis, de myrtille, apparait enfin la complexité avec des notes d'épice, poivre, puis une pointe patchouli fraiche, sur un fond fumé, lardé. La bouche est charpentée voir robuste, à la belle structure marquée, mais avec des tanins denses, fins, précis, et terriblement caressant, quasi velouté, c'est friand, voir gourmand, tenu par une joli fraicheur acidulée, sur le cassis, la myrtille, note épice poivre, pointe patchouli, violette, fond plus cacao, moka que fumé/lardé. La finale est fraiche, puissante à la belle empreinte tanique soyeuse, et belle persistance acidulé de cassis, myrtille, note poivre, patchouli, fond cacao, avec un arrière plan fumé, lardé. Jeune mais beau potentiel de complexité pour ce joli vin à la texture et structure de haut niveau. Réputation non usurpée à 24H d'aération (par contre à l'ouverture écrasé par une réduction peu gracieuse) Excellent 92-94. Ce jour 93 (17).

Pour le dernier rouge ouvert à l'arrache par Benoit, c'est l'égarement, la fringale du cycliste bien que le plat soit fini... Je pars sur un pinot, Gevrey 2002, Benoit rit, je me rabats sur un cabernet ligérien connaissant mon Benoit, il s'esclaffe.... Pourtant j'aurais dû écouter Mat qui a détecté les notes de poivre. Je dois pas avoir le bon verre ;-), je suis passé à côté. Et donc oui c'est bien une Syrah et là c'est beaucoup plus facile de trouver quand on a éliminé la moitié de la France... A l'aération, la dominante fumé laisse place au cassis, au poivre, avec le côté bacon grillé. La bouche est droite, profonde, avec de la puissance en finale mais des tanins un peu accrocheur dans leur empreinte tannique, ce qui signe un 2005, non ? Oui.. enfin, je me rattrape, et cette austérité classe et profonde, un Hermitage... Oui, ouf, je ne finirai pas sur un échec cuisant, mon égo, est tout cas rassuré :-) et mon palais ravi par cet Hermitage, Marc Sorrel 2005. Excellent 91 (16,5)

Enfin pour le dessert, Benoit nous sert son traditionnel Chenin Moelleux, qui pour le coup, n'a de moelleux que son AOC, car il goute demi-sec, surtout en face de la mangue, glace mangue. ça lui donne même un air salin, sur ce nez de coing, de pomme, fond de core d'abeille. Bouche droite, fraiche, qui ne fait même plus acidulé, cela reste riche, y'a de la matière mais ça goutte demi-sec. Joli finale longue, droite, tendue, avec ce côté salin. Un moelleux intéressant, qui a fondu ces sucres, que ce Vouvray Chidaine, Le Bouchet 2002. TB 90 (16)

Une jolie soirée en belle compagnie mais restreinte pour cause de virus et espace social nécessaire... Merci les Amis. Longtemps que je n'avais pas pratiqué le diner dégustation... Vous retrouver est toujours un  plaisir, d'autant plus grand qu'il s'est fait rare en 2020.
Amicalement, Matthieu

dimanche 5 juillet 2020

La vie sociale reprend : Chassagne Morey Coffinet, Volnat Fremiet Voillot, Marsannay Bart, Sancerre rouge Gaudry...

Bonjour à tous,



A nouveau des diners, en terrasse certes mais cette semaine pas mal de sorties, et des vins dégustés in situ sans CR. Ceci dit, 2 méritent d'être cités : Le toujours aussi bon Chambolle Musigny 2015 d'Amiot Servelle, et une découverte, parmi une 10aine de vins, ce Sancerre Pinot de Vincent Gaudry (pas noté la cuvée) 2017, qui sortait vraiment du lot. Un très joli vin, expressif, du caractère, une côté épicé patchouli, un peu marqué, mais joli bouche droite, joli tanins fins et précis, belle dynamique, un très bon vin de ce domaine que je ne connais pas merci @Thomas pour les bons conseils de son caviste !

Chassagne-Montrachet, Morey Coffinet 2015 (vidéo 2:00) Un nez expressif, classe, de poire, de fruit blanc, note chèvrefeuille, puis aubépine, évoluant amande, pointe épice presque vanille, donnant un côté friand, fond de noisette léger torréfié, sésame, fumé bien intégré. La bouche est droite, ample, belle matière ronde au joli toucher tendre, c'est acidulé, gourmand, sur la poire, le fruit blanc, note chèvrefeuille, tarte citron meringuée, puis amande, aubépine, fond harmonieux de noisette torréfié, sésame grillé, c'est bon et classe. La finale est ample, à l'empreinte taffetas, c'est droit et belle persistance tout en gourmandise, acidulé, de poire, fruit blanc, chèvrefeuille, puis amande, aubépine fond sésame grillé, classe. Excellent 91 (16,5). Le chardonay comme j'adore, c'est très bon, gourmand en restant élégant, bravo Thibault, un village de haut niveau (mais ça ne m'étonne pas , te connaissant ;-))

Marsannay, Domaine Bart Montagne 2017 (vidéo 3:50) : Un nez plein, très fruit, de framboise, voir de grenadine, note épice réglisse marqué, pointe ronce, pointe grillé/pétard (réduit) plutôt classe, fond noyau caroube. La bouche est corpulente, jolie fraicheur bien enrobée de tanins soyeux, c'est tonique, friand, voir acidulé, sur la framboise, la groseille, pointe grenadine, épice réglisse, note ronce fraiche, fond noyau caroube. La finale est fraiche, tonique, friande, et persistance intéressante de framboise, de groseille, de réglisse, fond noyau caroube. TB-Exccellent 90+ (16+) Un très joli Marsannay village, plein, de belle densité, un cru que j'aime beaucoup au rapport Q/P très intéressant. C'est la 7eme sur 12 et on continue de s'éclater !



Volnay, Domaine Voillot Fremiets 2012 (vidéo 5:35) Un nez fin, de framboise, de cerise, belle note de ronce, sous-bois, pointe réglisse, fond amande, et léger moka d'évolution qui arrive. La bouche est charnue, droite, aérienne, tannins soyeux, fins, mousseline, de belle amplitude, sur la framboise, note sous-bois, ronce; pointe réglisse, fond plus marqué noyau, amande, moka. La finale est fraiche, tonique pleine mais aérienne, "lègère" et belle persistance  de framboise, de cerise, note réglisse, fond amande, moka. Excellent 91 16,5 mais le vin a encore du potentiel, pour ceux qui en ont, gardez le encore 3 à 5 ans qu'il bascule définitivement sur la maturité :-) Pour JP,  j'espère qu'en 3 mois seulement, il sera d'attaque :-)

Amicalement, Matthieu


dimanche 28 juin 2020

Pas d'abstention question dégustation : Lais de Pithon, Granite de l'Ecu, Volnay de Voillot, Caillerets de Rebourgeon...

Bonjour à tous,



Quelques très jolis bouteilles ce WE, horizons multiples, millésimes différents, pas d'exercice, du plaisir hédoniste et de la méditation oenophilique.


Côtes Catalanes, Olivier Pithon Lais Blanc 2018 (vidéo 0:20) : Un nez très classe, de fruit blanc, pomme puis plus jaune, note fraiche de foin, d'herbe séché, pointe épicé de fleur d'oranger, fond léger résine, et un côté ambré/tourbé, très élégant. La bouche est droite, mais ample, belle matière dense, bien soutenue par sa structure droite, presque fraiche, sur la pomme puis fruit plus jaune, note épice pointe fenouil, puis foin coupé, herbe séchée , fond résine léger, amande douce. La finale est fraiche, pleine, pomme, peche de vigne, note foin coupé, puis fenouil, fond amande douce et léger résine. Excellent 92+ (17) Et pour moi le plus beau vin d'assemblage blanc du Roussillon :-) Excellent rapport Q/P



Muscadet Sèvres et Maine, Domaine de l'Ecu Granite 2010 (vidéo 2:26) : Un nez pas d'une grande expression mais fin, droit et profond sur la pomme granny, note mousseron, champignon, pointe tilleul, fond marqué calcaire, roche. La bouche est droite, tendue, belle profondeur mais c'est laser, matière de belle densité, sur la pomme granny, note mousseron, champignon, puis plus herbe séchée avec un côté tilleul presque santal, fond calcaire, roche, c'est sec dans un profil quasi janséniste, mais mûr, pas d'acidité saillante. La finale est fraiche, puissante, profonde, un côté laser traçant qui va droit au but mais pas vive, bien gainé, et persistance intéressante de pomme, puis mousseron, champignon, herbe séchée, foin humide, fond calcaire. Excellent 92 (16,5+) dans un style plutôt austère mais expressif, droit, tendu. Très joli vin dans son style mais qui n'est pas mon préféré... Les amateurs de vin droits, tendus, ou la profondeur, le traçant, l'archi sec est très poussé... adoreront :-) Sylvia a beaucoup aimé ce vin de méditation.


Volnay, Rebourgeon Mure Caillerets 2013 (vidéo 5:30) :  Un nez qui commence a passer dans sa phase évoluée, complexe, de framboise a l'attaque, puis note sous-bois, champignon noble, cèpes grillée, pointe plus girofle que réglisse, avec un côté presque menthol, puis la ronce, le moka, sur un fond tellurique de roche, de terre, ancré dans le sol, dans le végétal, c'est complexe, terrien dégageant une forme de puissance. La bouche est charpentée, pleine, droite, fraiche, jolis tanins denses, soyeux, c'est profond, ancré, sur la framboise, puis les épices réglisse, cette pointe mentholé, le végétal, la ronce puis le champignon, le sous-bois, et le fond tellurique, roche avec un léger moka par moment, très beau. La finale est dense, intense, puissante, fraiche et belle et longue persistance de framboise, d'épice, de sous-bois, de champignon, fond de roche, de terre, puis léger cuir/moka. Superbe. Excellent 93-95 (17,5) et quel terroir ce Caillerets de Volnay, le plus puissant de mon avis, et qui met à mal l'image d'épinal des Volnay féminin :-)


Volnay, Voillot VV 2017 (vidéo 9:00) : Un nez éclatant de framboise, de cerise, belle note d'épice plutôt réglisse puis plus floral pivoine, fleur séchée, une pointe sous-bois, ronce pour la fraicheur, fond ambré, noyau, et un côté agrume orange sanguine surprenant, tout en élégance. La bouche est corpulente, joli définition de tanins soyeux, c'est frais, tonique, super équilibre, sur la framboise, la cerise, les notes d'épices réglisse, puis plus fleuri, pivoine, pointe ronce et ce fond noyau, et ce côté agrume orange sanguine, tout en friandise et élégance. La finale est fraiche, dynamique, belle empreinte soyeuse et belle persistance de framboise, cerise, note épice puis floral, cette pointe agrume, fond noyau, c'est juste Excellent 91 (16,5) et meilleur village 17 bue a date ! Bravo JP et Etienne.


Châteauneuf du Pape, Guigal 2016 (vidéo 10:50) : Un nez expressif, friand, de prune, de mûre, note pain d'épice, pointe garrigue, fond cacao, joli et harmonieux. La bouche est charpentée, voir robuste, tanins encore un peu accrocheur, c'est puissant mais équilibré, droit sur la prune, la mûre, note épice réglisse, puis plus pain d'épice, pointe garrigue fond cacao profil léger amer classe. La finale est puissante, pas trop marqué alcool, et belle persistance fruit noir, prune, réglisse, pain d'épice, fond cacao. Excellent 92 (16,5+)

Amicalement, Matthieu

dimanche 21 juin 2020

Poursuite des découvertes primeurs 2017 : Bourgueil Mi-Pente Blot, Clos Mont Olivet, Saint Joseph Lieux-dit Guigal...

Bonjour à tous,


J'adore quand les primeurs commandés arrivent, l'occasion de boire et découvrir de nombreux vins que j'aime bien et d'évaluer leur capacité de garde, ou pas :-)

Châteauneuf du Pape, Clos Mont Olivet 2017 (vidéo 0:30) : Un nez même si marqué d'une pointe alcool, qui reste équilibré, complexe, friand, élégant, sur la prune, le fruit noir, note épice réglisse, puis floral violette, pointe garrigue, herbe séchée, fond chocolat, cacao, léger fumé dans un profil amer, c'est complexe, et classe. La bouche est charpentée, large, joli tanins soyeux, fins, c'est ample, puissant, alcool présent, certes, mais joli complexité, sur la prune, note épice réglisse, pointe garrigue, herbe séchée, fond cacao, chocolat avec gourmandise même si profil amer classe. La finale est ample, puissante, bon ça chauffe quand même, belle empreinte soyeuse, et belle persistance de prune, cerise, le coté alcool kirch, note réglisse, pointe plus floral que végétal violette, fond cacao. Excellent 90-92 (16,5+) Même si l'alcool signe un vin sudiste, l'équilibre est là et la complexité, la précision, la finesse... en font un excellent vin, à date. Par contre, son évolution ? La sensation alcool qui chauffe prendra-t'elle le dessus ? C'est ma crainte...

Bourgueil, Domaine de la Butte Mi-Pente 2017 (vidéo 3:20) : Un nez très séduisant, classe, de cassis, de framboise, note végétal mais profonde, pas envahissante de bourgeon de cassis, de poivron rouge grillé, puis des épices, réglisse plutôt, puis plus patchouli, bonbon anglais, c'est friand, fond fumé tabac léger qui souligne, c'est beau et complexe. La bouche est charpentée, pleine, jolis tanins soyeux voir velours, fins, c'est droit, puissance équilibrée, sur le cassis, puis les notes de poivron rouge grillé, pointe bourgeon de cassis, puis les épices réglisse, patchouli, friand, fond fumé tabac léger, complexe. La finale est fraiche puissante, mais élégante, et belle persistance sur le nez. Les cabernets comme j'aime, mûr, complexe, pas trop marqué végétal/animal... Excellent 92-94 (17+) Une cuvée que j'aime beaucoup, merci à Jacquy Blot, de me permettre d'apprécier des cabernets francs parce qu'au départ c'est pas mon truc...

Saint-Joseph, Guigal Lieu-Dit 2017 (vidéo 5:40) : Un nez classique du cru Lieux dit chez Guigal, sur le cassis mûr, la cerise noire, note de poivre, pointe violette, et fond joli boisé moka bien intégré, c'est volontairement sexy, et gourmand, mais cela reste équilibré et très bien fait. La bouche est corpulente, aux tanins veloutés, bien ronde et pleine, à nouveau ce côté sexy, gourmand, sur le cassis mûr, note de poivre puis le côté violette qui affine, sur un fond boisé moka. La finale est ronde, précise, charmeuse, et belle persistance de cassis, poivre, violette, moka. Archi typique du cru qui a son style "international" gourmand, qui se répète, on a ce que l'on attend, comme un champagne, très bien fait, c'est bon de retrouver ses classiques... Excellent 92 (16,5+)

Vougeot, Christian Clerget Petits Vougeots 2005 (vidéo 8:25) : Un nez de framboise aux belles notes mentholées, avec une pointe champignon, sous-bois, puis plus épice réglisse, fond amande fraiche. La bouche est charpentée, droite, structurée, tonique aux tanins soyeux, joli densité, on sent le vin austère qui s'est ouvert, sur la framboise, les note épices, menthol, girofle, pointe sous-bois, fond amande, et léger cuir. La finale est fraiche, tonique, précise, perçante, et persistance intéressante de framboise, de réglisse, évoluant menthol fond plus moka que cuir; Excellent 91 (16,5) mais cela reste dans un style droit et austère qui n'est pas mon préféré.



Vosne Romanée, Daniel Rion Les Chaumes 2005 (vidéo 10:25) : Un nez de framboise, note épice girofle puis rose fanée, pointe sous-bois champignon, fond de cuir, avec un côté mentholé. La bouche est corpulente, droite, tonique, tanins ronds, mais un peu lâche, manque de définition, sur la framboise, note épice et floral entre girofle et rose fanée, pointe sous-bois, champignon, fond profil amer et un peu mat cuir. La finale est ronde, qui reste tonique effet millésime, persistance intéressante sur l'aromatique du nez. TB-Excellent 91 (16+). Dernière bouteille de ce cru sur 2005, conforme au cru qui est quand même limite pour être 1er cru de mon point de vue, je connais des villages en Côte de Nuits plus qualitatif (Veroilles, Etelois...).



Cote du Roussillon, Domaine des Shistes Blanc Essencial 2018 (vidéo 12:40) : Un nez frais, appétant de fruit blanc, de pomme plutôt granny, note d'herbe séchée, de foin, de garrigue, pointe mousseron, champignon, sur un fond amande douce, de noyau. La bouche est droite, tendue, de la fraicheur, joli matière mûre, sur la pomme, le fruit blanc, note herbe séchée, foin, pointe champignon, fond amande. La finale est pleine, droite belle empreinte et persistance honnête de pomme, fruit blanc, herbe séchée, foin, fond amande TB 90 (16)


Amicalement, Matthieu

dimanche 14 juin 2020

Des nouveautés ce WE : Magnon, Gombaude Guillot et des valeurs sûres

Bonjour à tous,



Des livraisons cette semaine et un réapro à la cave ont à nouveau garni l'armoire, de quoi avoir le choix :-) ! Mais on a commencé avec une découverte, un domaine dont j'entends beaucoup parler et que je n'avais jamais gouté, j'ai donc craqué pour quelques bouteilles de cette production à la mode.

Corbières, Maxime Magnon Rozeta 2018 (vidéo 0:30) : Un nez typé du genre bio/nature sur l'œuf, l'animal, mieux après carafe, sue la myrtille, pointe cerise limite kirchée, note d'épice patchouli puis presque banane, ce coté œuf/animal qui donne un fond pas très élégant. La bouche est corpulente, plutôt délicate dans sa structure, pour le genre, avec des tanins soyeux, fins, mais c'est puissant, avec une note alcool présente, sur la cerise kirchée, note épice plus réglisse, que patchouli, fond toujours ce coté oeuf/animal. La finale est puissante avec une note d'alcool quand même, cerise à l'eau de vie, note plus poivrée cette fois, et persistance honnête mais avec un retour oeuf/animal pas très élégant. Un bon vin de copain, pour le barbek, mais pas très complexe, et surtout tellement typé du genre qu'on pourrait le mettre n'importe ou sur le territoire mais bien reconnaitre la mouvance. Bref pas trop mon truc ce cru rouge Bien 86 (14,5), l'autre exemplaire attendra quelques années, pour la science :-), de toute façon, c'est surtout le blanc dont j'ai entendu du bien...

Corbières, Maxime Magnon La Bégou 2018 (vidéo 3:05) : Un nez très séduisant après une réduction grillée très beaunoise à l'ouverture, et merci, fugace, on retrouve un très classique grenache blanc/gris sur le fruit blanc, la pomme, belles notes d'herbe séchée, de foin, pointe miel friande, fond amande pointe grillé et un côté menthol. La bouche est droite, jolie matière sensuelle, fine, délicate mais pleine, sur la pomme limite granny, note fleur/herbe séchée, foin, pointe miel fleur d'oranger, fond amande, c'est classe, élégant. La finale est droite, pleine, délicate mais dense, et belle persistance de pomme, de foin, d'herbe séchée, pointe miel fleur d'oranger, fond d'amande classe. Excellent 93 (17) Et là je comprends mieux la réputation du domaine, car ce Blanc est de fort belle facture !

Morgon, Daniel Bouland Corcellette Cailloux 2019 (vidéo 5:30) : (Dégusté à 12h d'aération) Nez agréable, élégant, style plutôt mat, sur le fruit noir, la mure, la myrtille, note floral, fleur blanche, patchouli, pointe épice, fond noyau, amande. La bouche est corpulente, droite, joli tanins soyeux de belle densité, sur le fruit noir puis plus rouge, cerise, plus acidulée note épice et fleur, patchouli, pointe réglisse, fond noyau amande, c'est élégant et friand. La finale est acidulée, fraiche, pleine, et persistance intéressante fruit noir acidulé, puis cerise, note épice et patchouli, fond noyau, amande. Très joli vin, bien fait. TB-Excellent 90-91 (16,5)



Nuits Saint Georges, Daniel Rion Hauts Pruliers 2008 (vidéo 7:00) :  Un nez de framboise, groseille, frais, pointe grillé, pétard (réduc), note fraiche végétale, ronce, sous bois, groseille à maquereau, fond moka puis sous-bois, champignon, Sylvia aime beaucoup. La bouche est corpulente, large, tanins soyeux, enrobant tout juste la vivacité, cela reste vif, mais pas décharné, framboise, groseille, un peu mat, note végétale, ronce, sous-bois, puis plus champignon noble, fond moka. La finale est fraiche, tendue, et persistance intéressante de groseille, note ronce, groseille à maquereau, pointe plus épicée, fond sous-bois, champignon, début cuir et moka. TB-Excellent 90+ (16+) Sylvia a beaucoup aimé, plus que moi :-)


Pomerol, Chateau Gombaude Guillot 2012 (vidéo 9:10) : Un nez expressif, élégant mais imposant, de fruit noir mûre, belle note de cèdre, puis plus encens, camphre/menthol, pointe fraiche digeste végétale/floral typé bourgeon de cassis, fond plutôt cacao que moka, et balsamique, boisé/fumé peu perceptible. La bouche est charpentée, large, jolis tanins soyeux, c'est droit, presque puissant, mais friand et délicat, fruits noirs mûrs, myrtilles, mûres, note de cèdre, puis camphre/menthol, la pointe fraiche bourgeon de cassis, fond plus amande que cacao et balsamique. La finale est fraiche, tonique, l'empreinte poudre un peu, pointe d'astringence encore, et belle persistance de fruit noir, encens, cèdre, fond amande, balsamique. Excellent 92+ (17) Un vin que je n'attendais pas dans ce style, loin des canons boisés internationaux, joli personnalité, et de ce que j'en connais, je dirai un style plus Derenoncourt que Rolland, enfin de ma perception :-) et qui gagnera surement avec les années.

Amicalement, Matthieu

dimanche 7 juin 2020

WE tranquille mais avec un beau Pavie Macquin et un Pinot Rocailles de compétition

Bonjour à tous,

Un WE tranquille avec quelques bouteilles de nombreuses fois commentées, et ces 2 jolis crus :




Saint-Emilion, Chateau Pavie Macquin 2006 (vidéo 0:15) : Un nez séduisant, fin, de prune, de cerise, note d'épice, puis bois noble, cèdre, santal, fraiche, pointe floral violette, fond entre chocolat cacao puis plus amande, caroube, élevage discret. La bouche est charpentée, droite, profonde, joli tanins soyeux, denses, enrobant, c'est plus acidulée, friand, sur la cerise mûre, la prune, note épice réglisse, pointe floral, puis bois noble, cèdre, fond cacao chocolat léger amer classe. La finale est fraiche, voir vive, puissante, fine, acidulée, belle persistance de prune, de cerise, note épice bois noble cèdre, santal, fond léger amertume cacao, amande. Excellent 93+ (17,5)



Alsace Pinot noir, Domaine Paul Ginglinger Les Rocailles 2016 (vidéo 2:20) : Un nez expressif, séduisant sur le fruit rouge, framboise, cerise, belle note d'épice, de patchouli, pointe chocolat/cacao, fond amande, caroube. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux de belle densité, c'est droit, délicat, sur la cerise, la framboise, note d'épice plus réglisse, pointe patchouli, fleur séchée, fond amande, carroube, c'est élégant. La finale est fraiche, friande, et jolie persistance de framboise, cerise, réglisse, patchouli, fond amande et carroube. Excellent 91 (16,5) un très joli pinot Alsacien qui n'a pas grand chose à envier à ses cousins Bourguignon :-)

Amicalement, Matthieu

dimanche 31 mai 2020

D'agréables surprises ce WE : Clos des Papes, Haut Condissas

Bonjour à tous,


On finit donc l'armoire avec les dernières bouteilles dispos, et donc, comme on évite les grands crus, on ouvre celles qui nous faisaient le moins envie… Et parfois elle réserve de belles surprises :-)

Châteauneuf du Pape, Clos des Papes 2004 (vidéo 0:40) : Un nez intéressant à l'ouverture mais qui décline à 4H, donc juste ouvert pas trop marqué, sur la prune, note d'orange sanguine, d'épice réglisse, de patchouli, pointe herbe séchée garrigue, fond marqué cacao, puis fumé tabac, plutôt classe, à 4H des notes vernis, et banane moins classe. La bouche est corpulente, droite, charpentée, aux tanins soyeux, fins et précis, puissant mais sans exubérance,  sur la prune, la cerise légèrement kirchée, les notes épice, réglisse puis poivre, à 4H, un coté amande, patchouli plus marqué, pointe amer cacao, fond fumé, un alcool présent mais pas envahissant. La finale est puissante mais plutôt profonde, structurée, et belle persistance prune, réglisse, poivre, puis patchouli, pointe végétal, herbe séchée, fond cacao, fumé tabac. Joli vin, pas l'image que j'en avais de mes précédentes dégustation et sur ce millésime qui me convient bien à Châteauneuf. Excellent 93 (17) Il évolue fortement à l'aération, pas en mal mais différent :-), j'ai préféré à l'ouverture vers 15-16° :-)

Medoc, Chateau Haut Condisas Cuvée Prestige 2005 (vidéo 3:50) : Un nez séduisant plutôt baroque, à la limite du capiteux, de cassis mûr, compoté, note d'épice presqu'orientale, réglisse, voir camphre, fond balsamique, entre cacao et fumé tabac. La bouche est charpentée, large à l'attaque, jolis tanins soyeux, de la profondeur, c'est gourmand, cassis compoté, note réglisse, camphre, fond balsamique, cacao, et fumé tabac. la finale qui reprend de la fraicheur, présente une empreinte qui poudre légèrement et persistance intéressante de cassis compoté, réglisse, camphre, fond balsamique et fumé. TB-Excellent 91 (16,5) pour ce vin gourmand, bien travaillé, au style assumé assez international mais séduisant, je m'attendais a quelque chose de plus démonstratif.

Nuits Saint Georges, Jean Marc Naudin Les Cailles 2012 (vidéo 7:00) : Un nez classique de framboise, note sureau d'épice réglisse, pointe ronce mais un petit côté vernis, fond noyau amande, caroube. La bouche  est charnue, droite, tendue, tanins ronds, c'est légèrement vif, tout juste enrobé, mais pas acidulé, un peu juste, sur la groseille, les notes réglisse, pointe ronce, sous-bois, fond noyau, amande, caroube. La finale est fraiche voir vive, et persistance honête de groseille, réglisse, ronce et fond noyau caroube. Très classique, un peu vif, pas très dense, mais bon, niveau village. TB 90 (16)




Bergerac, Chateau Tour des Gendres Cuvée des Conti 2018 (vidéo 10:00) : Joli nez de sauvignon mûr, sur le fruit blanc, pomme granny, un côté amande aussi, note marquée variétal buis, acacia, pointe exotique, miel fleur d'oranger, fond cire d'abeille, végétal noble. La bouche est droite, tendue, matière ronde enrobante, gracile, de la structure et de la fraicheur, sur la pomme granny, note végétal classique buis, acacia, pointe friande, exotique, miel fleur d'oranger, fond cire d'abeille, tourbe. La finale est fraiche, tonique, friande, la pomme verte, note buis acacia, pointe miel, fond cire d'abeille, tourbe. TB 90 (16). Une cuvée classique que j'aime beaucoup, rarement déçu par ce 50% sauvignon, 40% sémillon et 10% muscadelle.


Amicalement, Matthieu