Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 18 février 2018

Les Graves blancs, c'est bon aussi

Bonjour à tous,

Voici les dernières bouteilles dégustées :

Grave, Clos Floridene 2009 : Un nez expressif très sauvignon mûr, mélangeant l'ananas et les notes végétales buis, acacia, une pointe de vanille signant un élevage bois, fond foin, herbe séchée. La bouche est ronde, ample, soyeuse, gourmande mais bien équilibré par l'aromatique végétale fraiche de buis, acacia, sur l'ananas un peu rôti, pointe vanille, et un fond herbé séchée. La finale est ronde mais pas molle, qui tient sur la belle maturité de cette structure plutôt gracieuse, et une persistance intéressante d'ananas, note végétale buis, acacia, fond herbe séchée. Très joli vin dans son style assez caractéristique. TB-Excellent 91 (16,5)

Chablis, Droin 2013 : Un nez expressif de fruit blanc, pomme granny, note de foin, mousseron, sous-bois typique, pointe typé ananas moins typique mais gourmande, fond de roche, terre. La bouche est droite, nerveuse, fraiche voir vive, traçante, sur la pomme granny, puis plus citron, note foin, mousseron, ananas disparu, fond de roche, craie, terre. La finale est fraiche, tendue, vive mais bien enrobée et belle persistance sur le citron, la pomme granny, note foin et fond de roche avec cette fois la pointe iodée. TB-Excellent 90+ (16+)

Chambolle Musigny, Amiot Servelle 2013 : Un nez frais de framboise, note ronce sous bois, fond sureau, noyau et léger fumé. La bouche est corpulente, tanins fins et précis pas d'une grande densité, de la fraicheur, sur la framboise, note ronce, sous bois, fond noyau et fumé. La finale est fraiche, persistance honnête de framboise, note sous bois, ronce, puis un léger boisé vanille apparaît, fond noyau. B-TB 87 (15). Un classique représentant bien ce millésime tendre et frais qui fait actuellement un bon compagnon de table.

Vougeot, Clerget Les Petits Vougeot 2006 : Un nez expressif de joli complexité, bien que mat, effet millésime, sur la framboise, note d'épice réglisse, pointe sous-bois champignon, fond fumé classe. La bouche est charpentée aux tanins soyeux, pas très denses mais bien structurés, c'est droit, de la profondeur, sur la framboise, les épices, poivre, réglisse, note sous-bois, champignon, fond de vieux cuir classe. La finale est plutôt fraiche, en tout cas tonique, mais dans un profil mat, framboise, réglisse, fond de cuir. TB -Excellent 90 (16+) Mais Sylvia trouve le vin très amer, moi je ne l'ai pas senti.

Coteaux du Languedoc, Domaine Montcalmes 2008 : Un nez plutôt avenant mais de vin "travaillé" âgé, sur le pruneau, note de réglisse puis vanille, pointe kirchée de vin évolué, fond moka. La bouche est corpulente, ample, tanins soyeux mais un poil fluide, pas très denses mais bien tenues par la fraicheur, sur le pruneau, le fruit noir confit, puis acidulé par la fraicheur, note épice réglisse, puis marqué kirch, cerise eau de vie, evolué, fond moka. La finale est fraiche, acidulée, un peu agressive manquant un peu de chair, persistance honnête de pruneau, cerise kirch, moka. Oui c'est bon mais je lui trouve un côté vin évolué technique que je trouve pas d'une grande élégance même si cela reste friand, sucré, acidulé. TB 88 (15) A nouveau, je l'ai préféré dans ces premières années (Juin 2011) et mes notes le confirment (91 - 88 - 90 - 90 - 91 - 88)

Amicalement, Matthieu

dimanche 11 février 2018

Avec la neige, faut du robuste, du charpenté

Bonjour à tous,

Les magnifiques paysages enneigés du Mont Treuil nous ont donné envie de boire du capiteux, du corsé...

Margaux, Chateau Lascombes 2004 : Un nez appétant, gourmand, voir sexy, mûre, myrtille léger confit, note typé boisé, épice souk/patchouli, orange confite, pointe cèdre, fond balsamique; moka, baroque mais cela reste élégant. La bouche est corpulente aux tanins légèrement séchants, plutôt en longueur et offrant de la profondeur, sur le cassis, la myrtille, puis ces épices souk, patchouli, orange confite, pointe cèdre mais aussi cerise confite kirchée, fond balsamique, moka. La finale est fraiche, plutôt profonde qu'ample, persistance intéressante de mure, épice, moka balsamique. Excellent 91-92 (17). Un vin qui gagne à chaque nouvelle dégustation.

Châteauneuf du Pape, Guigal 2007 : Un nez très séduisant, complexe sur la prune, note d'épice orgeat, réglisse, patchouli, puis herbe sèche garrigue, pointe cerise kirchée, fond cacao, et cuir très classe. La bouche est charpentée, droite, puis ample, jolis tanins soyeux, équilibre maitrisé, sur la prune, la garrigue herbe sèche, puis les épices réglisse, fond cacao et cuir classe. La finale  est puissante avec un coté frais, tendue, par sa précision, et belle persistance de prune, de garrigue, d'herbe sèche, de réglisse, fond cacao, cuir. Excellent 93 (17) Une vrai réussite tant l'équilibre de ce millésime mûr est respecté.

Crozes Hermitage, Combier Clos des Grives 2009 : Un nez expressif, gourmand, de cassis mûr, voir confit, notes œuf animal qui disparaissent bien vites, pour laisser place à la violette, aux épices poivre, réglisse, pointe bacon grillé et fond moka balsamique bien intégré. La bouche est charpentée, large, ample, puis plus profonde aux tanins velours, un coté acidulé marqué, cassis confit, note poivre, réglisse, pointe bacon grillé et fond moka balsamique. La finale est ronde, ample, légèrement marqué alcool, gourmande presque sucré, acidulé donnant de la puissance, sur le cassis confit bonbon acidulé, note violette puis plus poivrée, réglisse, fond moka et balsamique. TB-Excellent 91 (16,5).

Madiran, Chateau Bouscasse VV 2008 : Un nez très séduisant, expressif, sauvage et élégant, éclatant de fruit noir et rouge, cassis, myrtille puis cerise, note noyau, terre, tellurique, fond léger balsamique. La bouche est charpentée, profonde, belle structure, fraiche, acidulée, tanins ronds, un rien sauvage accompagnant parfaitement l'aromatique de cassis, de myrtille, ce coté tellurique, noyau terre, des notes plus épicées réglisse et ce fond léger balsamique. La finale est fraiche, puissante, tonique, avec un tanin qui accroche un poil, donnant ce coté sauvage sans être rustique, et belle persistance  cassis, myrtille, épice, terre, noyau et fond balsamique. Excellent 91 (16,5) Pour moi, tout ce que j'attends d'un Madiran sauvage mais civilisé pour utiliser un oxymore qui convient bien à ce vin qui s'améliore de dégustation en dégustation.

Allez un classique de la maison, blanc, pour finir :

Riesling, Ginglinger Eichberg 2008 : Un nez classe, très élégant, sur l'agrume mûr, pamplemousse, orange, belles notes marquées ambrées, cire d'abeille, pointe miel oranger, fond de roche et craie, silex. La bouche est droite, tendue, à l'attaque, profonde, puis belle matière enrobante, sur l'agrume, la cire d'abeille pointe oranger, Kumquat, fond terpénique classe. La finale est saline, tendue, tout en harmonie avec une belle impression sèche, sur l'agrume, l'orange, la cire d'abeille, l'ambre, fond de roche. Excellent j'adore 93 (17)

Amicalement, Matthieu

dimanche 4 février 2018

Les dégustations de ces dernières semaines

Bonjour à tous,

Quelques jolies bouteilles de ces dernières semaines. A commencer par ce désormais 1erGCC ouvert pour la venue du grand.

Saint-Emilion, Chateau Pavie Maquin 2005 : Un nez qui commence à s'exprimer sur la prune, la cerise, note d'épice patchouli, réglisse, pointe fraiche entre floral et végétal, poivron rouge grillé, fond cacao moka fumé bien intégré. La bouche est charpentée, droite, profonde, belle densité de tanins soyeux fins, précis, c'est tonique, puissant mais maitrisé, sur la cerise, la prune, un côté acidulé, note épice réglisse patchouli, toujours cette pointe florale/végétale, fond cacao moka léger. La finale est puissante, droite, plutôt profonde sans être austère et belle persistance de prune, cerise, épice, florale fond cacao. Encore gros potentiel, vin droit, profond, finesse et force, Excellent 93-95+ (17,5-18,5)

Gevrey Chambertin Rossignol Trapet Etelois 2012 : Un nez plutôt discret de framboise, pointe sureau, note réglisse, fond noyau et fumé. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux, pas très denses, mais fins et délicats, sur la cerise, la framboise, note noyau, sous bois, réglisse, fond noyau et carroube. La finale est fraiche, tonique, framboise, noyau, carroube persistance honnête sur le fond épice fumé noyau. Du potentiel, mais doit se complexifier. TB 89-91 (15-16)


Givry, Domaine Masse Champs Lalot 2012 : Un nez très séduisant ouvert, framboise, groseille, belle note de ronce, sous bois, puis plus floral pivoine, pointe épice girofle fond fumé. La bouche est corpulente, pleine, beaux tanins soyeux, bien tenus par une structure fraiche sur la framboise, note pivoine, girofle, fond fumé. La finale est fraiche, bien équilibrée, belle plénitude et belle persistance sur la même aromatique. Excellent 92 (16,5+)




Haut-Medoc, Chateau Sociando Mallet 1998 : Un nez profond de cassis, note poivron rouge, pointe cuir, fond tabac fumé. La bouche est charpentée, structurée, tanins ronds un peu fermes, sur le cassis, le poivron rouge plus grillé, pointe encre, fond tabac et cuir. La finale est fraiche, légèrement asséchante, classique de la rive gauche, cassis, poivron rouge grillé, fumé tabac, encre, cuir. TB 89 (15,5)



Amicalement, Matthieu

dimanche 28 janvier 2018

Du stock a descendre

Bonjour à tous,

En ce début d'année, pas mal de CR en stock de vins dégustés lors de nos diners.

Macon Pierreclos, Guffens Heynen Chavigne 2012 : Un nez expressif de fruit jaune mûr, belles notes grillées bien intégrées, sur le beurre, la brioche, pointe chèvrefeuille tarte citron fond fumé, sésame grillé. La bouche est corpulente, droite, jolie tension, belle matière, fine précise, au touche plutôt taffetas que gras, sur le fruit jaune mûr, note grillé, beurre, brioche, puis chèvrefeuille, tarte citron fond fumé sésame classe. La finale est fraiche, tonique, ample sur le fruit jaune mûr, le grillé, le beurre, la brioche, le chèvrefeuille plus marqué (tarte citron meringuée) fond sésame classe. Excellent 91-92 (16,5+)

Marsannay, Bart Champs Salomon 2014 : Un nez séduisant de cerise, de grenadine, note épice girofle, pointe ronce fond fumé. La bouche est corpulente, large, pleine, de la matière, de la tension, tanins soyeux belle densité, sur la cerise, la grenadine, note girofle fond fumé. La finale est fraiche, puissante et belle persistance de grenadine, de cerise, girofle pointe ronce et fond fumé. Excellent 91-93 (16,5)



Côte Rôtie, Cuilleron Terres Sombres 2006 : Un nez fin, séduisant, de cassis mur, note épice poivre élégante, puis cuir légère pointe animal, fond moka et balsamique. La bouche est corpulente, assise sur une jolie fraicheur, tonique, tanins soyeux et amples pas super concentrés, mais l'ensemble est sapide sur le cassis avec un côté acidulé, note épice poivre, puis plus floral violette, fond moka et bacon grillé puis cuir. La finale est fraiche, tonique, presque puissante, élégante et saline, avec une persistance intéressante de cassis, poivre, floral, acidulée, cuir, fond moka. Excellent 93 (17) pour cette dernière bouteille qui s'est toujours bien gouté (92,5 moyenne en 6 dégustations)

Saint-Aubin, Langoureau Remilly 2008 : Un nez évolué, jolie complexité entre fruit blanc, puis fruit jaune, note sous-bois, champignon, mousseron, limite truffe, puis plus épicé, fond léger fumé. La bouche est ronde, large, à la matière patinée, bien enrobée car tendue, tonique sur le fruit jaune mûr, coing, note épice typé muscade, puis champignon, sous bois et fond fumé. La finale est fraiche, acidulée, plus citronnée, chèvrefeuille, note épice puis champignon noble, fond amande, plus crayeux. TB-Excellent 91 (16,5) pour cette dernière des 6 bouteilles qui fait plus évolué que 2008 mais harmonieuse avec une jolie complexité (89,9 de moyenne).

Anjou, Ogereau En Chenin 2016 : Un nez de pomme verte, granny, avec ce coté frais puis acidulé, note mousseron fond sec, vif de pierre, silex. La bouche est droite, tendue, vive, matière ronde, de la profondeur, sur la pomme granny, le citron, pointe mousseron, sous bois fond cailloux. La finale est fraiche avec des épaules, sur la pomme granny, le citron, le mousseron, fond silex pierre. B-TB 88 (15)



Pommard, Rebourgeon Mure Grands Epenots 2016 : Un nez expressif, très fruit, cerise, noire et rouge, juteux, note sureau, pointe poivrée et patchouli fond noyau et carroube. La bouche est corpulente, ample, beaux tanins fins précis et soyeux, belle densité, en délicatesse, sur la cerise rouge et noire, note sureau, puis noyau de cerise, pointe poivre, fond carroube. La finale est pleine, belle densité alliant fraicheur et rondeur, belle persistance fruit rouge, cerise note plus épicée patchouli, puis sureau, carroube, fond noyau. Excellent 92-94 (16,5-17,5). Un 2016 réussi offrant ce que les aficionados du millésime défendent.

Vins de Vienne, Sotanum 2003 : Un nez séduisant à maturité de cassis mûr, note cuir classe, puis viandox, maggi dirait les alsaciens, fond balsamique et moka. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux, pas très dense, un côté un peu décharné, sur le cassis, pointe pruneaux, notre cuir, viandox fond balsamique moka. La finale est paradoxalement (en guillemet :-) fraiche, voir acide mais bien équilibré tonique, cassis, pruneaux, plus viandox que cuir, fond balsamique moka. TB-Excellent 91 (16,5) un vin, je dirai assez technique sur ce millésime avec une fraicheur bien apportée...

Cote Rôtie, Bonnefond 2005 : Un nez de cassis mûr, note marqué moka balsamique puis plus épice poivre, fond cuir bacon grillé et ce moka. La bouche est charpentée, droite, bien structurée, tanins soyeux, dans une architecture fraiche, du coup, c'est acidulé sur le cassis, le fuit noir, note épice poivre puis ce moka, ponte cuir/animal fond balsamique, bacon grillé. La finale est fraiche, tonique, puissante de cassis, fruit noir acidulé, note poivre puis moka, bacon grillé, cuir, fond balsamique. TB-Excellent 16,5 (91), une des meilleures bues.

Amicalement, Matthieu

samedi 27 janvier 2018

Premier diner du DOP, petite verticale de Poyferre

Bonjour à tous,

Reprise des diners dégustations à la cantine de mémé, nouveau restaurant, petit, mais très bon dans le 17eme. Merci à eux.
Le thème était depuis longtemps dans les tuyaux. Après avoir fait il y a quelques années une très intéressante verticale de Barton, l'idée était de faire une verticale de Poyferre. Malheureusement, 2 de nos petits camarades ont été terrassé par la grippe, et nous n'avons donc eu que 5 millésimes. C'est Jérome qui a coordonné les apports suite à des échanges mails indiquant qu'il ne fallait pas avoir de vins en doublons (moi j'avais au contraire dit que je trouvais drôle d'avoir des doublons, l'aveugle permettant justement de ressentir le vieil adage qui dit qu'on boit une bouteille et non un vin).


Les vins sont servis par paires et bien sûr, à part nos apports, on ne connaît pas les millésimes. Première série : Jérome et Serge

Vin 1 : le nez traduit très vite une légère trace de bouchon. La bouche présente une belle structure mêlant harmonieusement fraicheur, profondeur et chair enrobante, mais le bouchon est bien présent, dommage. Je dis tout de suite 96 bouchonnée, ce qui fait rire Jérome, ou pour le moins, l'étonne que d'identifier une bouteille bouchonnée... car c'est bien un 96

Vin 2 : Un nez discret de cassis, note végétal typé poivron rouge, fond noyau et cacao, un ensemble classique mais pas très complexe. La bouche est charpentée, s'appuie sur une structure fraiche, aux tanins soyeux mais à la maille plutôt "grossière", sur le fruit plus rouge, cerise, un joli côté juteux, note poivron rouge mais aussi épice, fond noyau et fumé, c'est plus intéressant. La finale est ronde, avec une pointe de gourmandise, fruit rouge, épice, les notes poivrons rouges apportent la digestibilité et le fond fumé un peu plus d'élégance. Un très bon Bordeaux classique, joli compagnon de table. TB-Excellent 91 (16,5). Je suis sur 2007 ou 2004. Finalement c'est 2001et je suis agréablement surpris, car souvent je trouve que les 2001 font plus évolués, et moins charnus, gourmands...

2eme Série : Benoit et Jérome

Vin 1 : Un nez de cassis encore marqué par un boisé dans le genre sexy aguicheur, de fraise chupa chups, de vanille, sur un fond fumé. La bouche est charpentée, voir robuste, grosse matière au toucher velours, rond et sexy sur la fraise des bois et la vanille dans le style chupachups, avec un fond fumé, bon, c'est un style qui me surprend quand même, car je m'attend a plus d'élégance sur Poyferre. La finale est puissante, mûr, toujours avec ce boisé vanille prenant un air caramel dans sa persistance. Ce n'est pas outrancier, c'est rond aguicheur, agréable. TB 89 15,5. Je pars sur 2009, n'imaginant pas un 2003 encore marqué comme cela, et surtout à ce niveau, tant il y a de 2003 réussis et plus élégant (Barton par exemple). Et pourtant c'est bien 2003. Petite déception en ce qui me concerne

Vin 2 : Plus classique, nez cassis, aux jolis note poivrons rouges grillés, pointe de cèdre, puis de cuir, fond tabac et fumé. Pas très expressif mais plutôt élégant. La bouche est corpulente, tanins veloutés, bâtie sur une jolie fraicheur tonique, mais manquant un peu de chair à l'ouverture pour l'enrober, sur le cassis, le cèdre, puis le cuir, pointe encre qui va se dissiper, fond fumé tabac. La finale est fraiche, ronde, tonique mais un peu terne au départ avec une persistance intéressante. Je pars assez vite sur 95, car on retrouve bien la fraicheur mais ça manque un peu de chair. Pourtant, il y a un côté mûr qui se révèle, j'hésite donc avec 90 ou 88. Finalement, je reste sur 95. Et là bonne blague de Jérome, c'est à nouveau 96 ! Heureusement que justement on ne voulait pas de doublons :-) et Jérome de me dire : "ben c'est toi qui trouvait intéressant, alors j'ai laissé faire..." Au moins, ça nous aura permis de la gouter non bouchonnée, et tant mieux car au fur et à mesure de l'aération, le vin gagne en plenitude, en enrobage, la matière se déploie et la finale devient plus éclatante. Parti sur 91, je finis à 92 (17).

3eme série : Fabrice et moi

Vin 1 : Et bingo, nez bouchonné, et c'est bien dommage car à nouveau très jolie bouche, charpentée, harmonieuse, tonique, tanins fins et précis avec une belle densité, c'est plein. Je pense à 2010 car le vin bien que bouchonné fait jeune, ou 2005. C'est bien 2005, et c'est rageant car le vin a l'air pour le coup au niveau, et j'aurai bien aimé comparer à Barton 2005 que je tiens en très très haute estime.

Vin 2 : Couleur qui ne trompe pas sur l'âge vénérable du breuvage. Un nez assez violent, expressif, très marqué de moka, de cuir, avec une pointe marquée encre qui va heureusement s'atténuer pour laisser place au fruit rouge macéré sur un fond champignons, cèpe, sous-bois. La bouche, corpulente, reste d'une tonicité redoutable, pleine, tanins fondus enrobant, y'a pas de mal de fraicheur, ce qui donne un côté acidulé à ces fruits rouges macérés, note moka, café, tabac, fond sous bois et champignon. La finale est persistante, acidulée, presque puissante encore sur le fruit macéré, le cuir, le sous-bois et ce fond moka, tabac assez classe. A l'aération, le vin perd de se violence et gagne en élégance. Un très joli vin, encore bien en forme, que Jérome identifie en proposant 78 (il me connaît bien :-), ce qui est bien le cas. Excellent 91 (16,5)

Au final, une soirée plutôt décevante. Déjà 2 bouchonnées sur 6, c'est énorme. Ensuite, des vins qui ne se goutaient pas à haut niveau ce soir là. Et au final, cela me confirme que je préfère largement le style profond, délicat et élégant de Barton que le style plus rond, mûr et charmeur de Poyferre.

Amicalement, Matthieu