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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

dimanche 7 mars 2021

Anniversaire cette semaine : Gewurztraminer Ginglinger Pfersigberg 11, Guigal Saint-Joseph Lieu-dit 17, Meursault Buisson Charles VV 14, Riesling Schlossberg Weinbach 14, Trévallon 11

Bonjour à tous,


Cette semaine, on a fête l'anniversaire de ma belle et douce Sylvia. Sur des sushis variés tout bio, j'ai surtout ouvert un vin qu'elle aime beaucoup, de son vigneron blanc préféré :-) dont je sais qu'il sera suffisamment sec pour accompagner les sushis.

Gewurztraminer, Ginglinger Pfersigberg 2011 (vidéo 0:30) : Joli nez, fin, de fruit exotique, litchi, goyave, un côté fruit de la passion aussi, note florale, puis plus épice, profonde sur un fond de roche, léger terpénique. La bouche est ample mais qui garde de la finesse, de la matière ronde, du volume, puis ça se structure, voir se tend, c'est tendre mais pas sucré, et pas souple. La finale sur la structure, est droite, tout en équilibre, sans sensation sucrée particulière, gardant de la finesse, et persistance intéressante sur les fruits exotiques, litchi, goyave, puis plus passion, note entre épice et fleur, fond de roche qui apporte de la profondeur, léger terpénique, cire d'abeille. Excellent 91 (16,5) pas sec, mais pas écœurant du tout, cela passe même sur les sushis, et c'est vraiment une très belle cuvée de Gewurzt ce Pfersigberg.

Saint-Joseph, Guigal Lieu-Dit 2017 (vidéo 6:50) : Un nez très marqué de son élevage (très classique sur ce cru) mais là cela écrase le cassis, le poivre... c'est un peu écœurant, lacté  sur le café, sur fond balsamique. La bouche est bien faite mais sensation sucré plus forte que la précédente bouteille, plus violent, même dans la finale, qui finit écœurante avec ce côté café au lait B 87 pour cette bouteille (la précédente bue en 2020 était bien meilleure, harmonieuse, sexy gourmande....). Bouteille ou mauvaise phase ?

Meursault, Buisson-Charles VV 2014 (vidéo 3:35) : Un nez séduisant, droit, fin expressif, de fruit blanc, note floral, aubépine, pointe agrume, fond amande avec léger fumé. La bouche est large, ample, puis de la matière (ronde), de la structure, c'est dense mais pas lourd, cela garde de la délicatesse, plus expressif qu'au nez, sur le fruit blanc, la poire, note aubépine, puis plus frangipane, pointe agrume citronnée, chevrefeuille, fond amande et fumé, sésame grillé. La finale est fraiche, pleine, puissante presque, friande et persistance intéressante de fruit blanc, aubépine, chèvrefeuille voir tarte citron, fond amande et léger fumé. Excellent 91 (16,5) et décidément ces 2014 en blanc me plaisent bien dans un style droit, musclé, dense, frais.

VdP (Cote de Provence), Domaine Trevallon 2011 (vidéo 9:10) : Un nez séduisant, avec sa personnalité, complexe, sur le cassis, puis plus fruit rouge, typé fraise, note d'orange sanguine, puis plus poivrée, pointe de cuir classe, de gibier, fond cacao et fumé qui devient très gibier, lièvre avec l'ouverture. La bouche est charpentée droite, structurée, des tanins soyeux, fins et précis, de la fraicheur tonique, c'est profond, friand sur le cassis, puis la fraise, la groseille, note épice orange sanguine, puis poivre, pointe cuir animal, fond cacao, et léger fumé. La finale est fraiche, tonique, acidulée bien dessinée sur la groseille, la framboise, note épice orange sanguine, poivre sur ce fond de cuir, animal, gibier lièvre. Excellent 93 (17). pour ceux qui aiment le gibier ;-)


Riesling, Weinbach Schlossberg Ste-Catherine 2012 (vidéo 11:10) : Un nez superbe de Riesling a maturité, sur la mirabelle, la reine-claude, note  légère cocktail d'agrume, tour à tour pamplemousse, orange... puis plus tourbé, humus, sur un fond délicatement terpénique de cire d'abeille, léger pétrole. La bouche est droite, fraiche, fine, délicate, c'est traçant, belle matière cristalline, dense, au toucher presque gras, sur la mirabelle, la reine claude, note agrume, plus citronnée, un côté acidulé friand, des touches tourbées, fumé, humus, sur un fond terpénique, cire d'abeille, pétrole. La finale est fraiche, voir tendue, puissante et très belle persistance de mirabelle, de reine claude, note tourbée, humus, pointe agrume fond terpénique, cire d'abeille, pétrole. Excellent 94+ (17,5+) une fois de plus, pour cette 3eme dégustation.

Amicalement, Matthieu

dimanche 28 février 2021

WE Hommage : Bourgeuil Chevalerie Busardières 15, Sancerre Gaudry Tournebride 18, Bandol Tempier 17, Saint-Julien Lagrange 13, Pommard Laurent Rugiens 17

 Bonjour à tous,

Quelques jours off cette semaine, l'occasion de passer récupérer des bouteilles à la cave de poche et de les gouter :-) Mais aussi une très triste nouvelle avec le décès de Stéphanie Caslot du domaine de la Chevalerie, dans mon Top 3 des domaines Ligériens. Quelle Tristesse, mes condoléances à la famille, et quelle perte pour les vignerons...


Mais commençons d'abord par ce Sancerre. J'avais beaucoup aimé le pinot de Vincent Gaudry bu dans un diner à l'époque ou l'on pouvait encore vivre normalement. Je ne suis pas passé à côté de l'occasion de découvrir la version sauvignon.


Sancerre, Vincent Gaudry le Tournebride 2018 (vidéo 0:25) : Un nez expressif, mûre, de fruit blanc, puis plus ananas, exotique, note classique buis acacia, pointe léger ox quasi caramel, fond amande avec un côté silex, citronée. La bouche est droite, mûre, matière ronde, puis joli fraicheur, c'est tendu, voir vif, sur la pomme granny, le citron, puis plus exotique, ananas, note buis acacia, pointe massepain, frangipane (léger ox ?), fond amande et surtout craie. La finale est fraiche, pleine, persistance intéressante de fruit blanc, léger sensation de sucre (résiduel ?), pointe buis acacia, fond amande tournant un peu frangipane. TB 88 15 pour ce joli sancerre dans un style mûr, que j'affectionne.

Bandol, Domaine Tempier (lulu) 2017 (vidéo 2:30) : Un nez friand, de cassis marqué, liqueur de cassis, note épice, poivre, puis orange sanguine, pointe légère sauvage, de cuir, gibier, lièvre, fond cacao. La bouche est charpentée, droite, joli fraicheur, puis beaux tanins soyeux (étonnement prêt), c'est puissant mais équilibré, friand, sur la liqueur de cassis, la cerise noire, note épice poivre, puis orange sanguine, pointe gibier lièvre, fond cacao. La finale est fraîche, très friande, liqueur de cassis, cerise, note orange sanguine, fond cacao et cette pointe gibier. Très joli, déjà friand, et pas une once de rusticité tannique. Excellent 91 (16,5)

Puis donc, comme un mauvais hasard, alors que j'avais commandé 2 Busardieres de la Chevalerie que je vais chercher jeudi, chez la cave de poche, Camille m'annonce le décès de Stéphanie la veille... partie si jeune, quelle tristesse. Mes condoléances à la famille que je ne connais pas mais dont j'apprécie tellement les vins, dans le Top 3 des domaines Ligériens... Dont cette cuvée que j'adore, et que je bois avec une belle pensée pour Stéphanie.

Bourgueil, Domaine de la Chevalerie, les Busardières 2015 (vidéo 4:15) : Un nez friand de fruit rouge, fraise, groseille, note d'épice, d'agrume, typé orange sanguine, pointe léger animal du cabernet, fond noyau, léger cacao. La bouche est corpulente, ample puis droite, tendue, tanins fins et précis, soyeux a souhait, sur le fruit rouge acidulé, fraise, groseille, note d'épice plus patchouli, toujours cette note orange sanguine, et la pointe animal, fond plus noyau de cerise. La finale est fraiche, acidulée, tonique et belle persistance de fruit rouge acidulé, note épice, patchouli, orange sanguine, pointe animal et fond noyau. Excellent 91+ (16,5+) avec cette note animale, peu fréquente habituellement sur cette cuvée.

Saint-Julien, Chateau Lagrange 2013 (vidéo 6:30) : Un nez marqué de l'élevage sexy fraise vanille sur un fond fumé, puis à 12H, le cassis finit par surnager, mais c'est toujours écrasé par les notes fraise, vanille d'élevage, une pointe fraiche poivron rouge grillé, fond fumé même pas balsamique. La bouche est charpentée, tanins soyeux, c'est frais, mais écrasé de la fraise, et surtout vanille, même pas sexy car limite écœurant. La finale est fraiche, fluide et persistance honnête sur cette fraise/vanille. B 87 (14,5). Que s'est-il passé chez Lagange, juste cette bouteille (j'espère), d'habitude un vin qui garde de l'élégance, là c'est International style, cela aurait pu venir de Californie, d'Australie... Autant j'aime bien de temps de temps les vins sexy, mais qui garde de la personnalité, là, c'est vraiment trop international pour moi...

Pommard, Domaine Laurent (Père&Fils) Rugiens 2017 (vidéo 9:00) : Un nez marqué d'une réduction pétard, grillé insistante, peu élégante, puis à 4H, arrive un peu de cassis, des notes épices que je devine réglisse, sur ce fond grillé, pétard, ça manque d'élégance, de naturelle (le comble pour un vin qui se prétend nature…). La bouche est corpulente, large, joli tanins soyeux, c'est précis, de la fraicheur, de la profondeur même, sur le cassis, puis plus fruit rouge, cerise, note épice réglisse, puis floral presque patchouli, fond sur ce côté réduit grillé, pétard manquant d'élégance à mon gôut. La finale est fraiche, tonique, puissante, son côté Rugiens, et persistance intéressante de cassis puis cerise, note épice mais un peu écrasé par cette réduction grillé pétard... Bon, moi qui suis sensible à ces réductions, je ne suis du coup pas grand fan. Après, le vin est très bien fait, avec cette jolie bouche MAIS pour un Rugiens, je trouve que cela manque de complexité, de fond (bon le millésime n'aide pas). C'est bon mais cela reste un vin facile (qui renvoie vite en perception à simple, ce qu'il n'est pas forcément), marqué de cette réduction peu élégante. TB 90 (16)

Cote du Roussillon, Pithon Lais Blanc 2019 (vidéo 12:40) : Un nez typique, classique du cru, sur le fruit blanc, la pomme, note de foin, d'herbe séchée, pointe plus agrume, sur un fond d'amande et léger cire d'abeille. La bouche est droite, joli matière ronde, de la structure et de la profondeur, presque de la fraicheur, sur la pomme plus granny, presque citron, note foin, herbe séchée, pointe agrume, fond amande et cire d'abeille. La finale est droite, friande, acidulée, sur la pomme, le citron, note herbe séchée, foin, pointe plus fenouil presque, fond amande, cire d'abeille. Excellent 91 (16,5)

Amicalement, Matthieu

dimanche 21 février 2021

WE presque sobre : Chassagne Montrachet Morey Coffinet 16, Chateauneuf du Pape Guigal 14, Nuits Saints Georges Chicotot Vaucrains 12

Bonjour à tous,


WE balade, donc moins de vins dégustés... mais de bons :-)

Chassagne Montrachet Morey Coffinet 2016 (vidéo 0:20) : Un nez séducteur de fruit blanc, poire mûr, puis plus jaune, note beurrée marquée, puis plus agrume que chèvrefeuille, fond amande et un léger grillé/réduc classe. La bouche est droite à l'attaque, puis ca prend du volume avec une joli matière au toucher soyeux, mais c'est tendu, voir puissant, sur le fruit blanc, puis plus jaune, note beurrée, un côté presque pamplemousse avec la pointe d'amertume, fond amande grillé, pointe pétard/réduc. La finale est fraiche mais superbement enrobée et belle persistance de fruit blanc, note beurrée, brioche chaude, pointe plus chèvrefeuille cette fois, fond amande grillé. TB-Excellent 91 (16,5) Très joli village, friand, droit, tendu, classe. Bravo Thibault


Châteauneuf du Pape, Guigal 2014 (vidéo 2:50) : Un nez à l'ouverture marqué d'un élevage ou réduction et en tout cas de note peu gracieuse de pneu chaud, caoutchouc… A 12H, le nez s'est ouvert, plus classique, sur la prune, la cerise noire, note d'épice réglisse, puis poivre à l'agitation, il reste une pointe typée pneu chaud quand même, fond cacao et léger fumé. La bouche est corpulente large, de la fraicheur, des tanins ronds, mais surtout une belle acidité, c'est vif, voir tranchant sans profondeur pour autant, sur la prune, la cerise rouge, un côté fruit rouge mais pas acidulé, note réglisse, pointe garrigue, fond cacao et ce léger pneu chaud. La finale est vive, tranchante, et une persistance honnête de prune, réglisse, ce côté fruit rouge acide, pas acidulé, fond cacao. B-TB 88 (15) On sent à l'ouverture que l'élevage et les process Guigal prévu sur des gros volumes n'était pas adapté à des jus un peu faiblard pour l'encaisser, sur ce millésime de faible maturité, même si à 12H, cela va mieux, on retrouve un C9P plus conforme. Le Charvin 2014, bue il y a quelques semaines, qui est plus Haute couture que prêt à porter, du coup, s'en sort mieux :-)


Nuits Saint Georges, Chicotot Vaucrains 2012 (vidéo 6:30) : Un nez qu'il faut aérer pour éliminer la légère réduction œuf du premier nez, puis c'est élégant, fin, profond, très marqué d'un beau cassis, presque friand, liqueur, très fruit noir, mûre, puis des notes épice réglisse, pointe fraiche ronce, presque rafle, profonde, sur ce fond friand entre noyau, caroube et ce léger grillé/fumé. La bouche est charpentée, droite, profonde, jolis tanins soyeux, denses, fins, précis qui enrobent la fraicheur, sur le cassis, la mûre, un côté friand acidulé, note épice réglisse, la pointe de ronce, sous-bois, et toujours presque rafle, fond noyau, caroube, et léger fumé. La finale est fraiche, friande, acidulée, puis puissante, toujours cette jolie profondeur, sans austérité, et une jolie persistance de cassis, de mûre, note réglisse, pointe ronce et fond noyau caroube et léger fumé. Excellent 93+ (17+) à date et jolie potentielle, je dirai idéalement 10 ans encore pour révéler le grand vin qu'il est :-). Bravo Pascale et à la famille.

Amicalement, Matthieu

dimanche 14 février 2021

Tranquille mais constant : Vosne Rion 15, Roussillon Pithon Lais 18, Madiran Montus Prestige 2001, Chambolle Amiot 17, Cambon 09

Bonjour à tous,


Dans le froid mais sous le soleil, jolis quilles avec la poursuite des 2001, qui sera évidemment, le thème récurrent de cette année avec les 2011...

Vosne Romanée, Daniel Rion 2015 (vidéo 0:15) : Un nez fringant, de framboise mûre sur une fine ligne réduction grillé/fumé, note épice, entre réglisse et girofle, pointe fleurie, fond noyau et donc cette ligne fumé. La bouche est corpulente, jolis tanins supers soyeux avec la "vosne touch", de l'énergie, c'est tonique, sur la framboise mûre, note d'épice plus réglissée, pointe plus marqué ronce, fond noyau et un fumé plus léger. La finale est presque fraiche, tonique, empreinte taffetas superbe et persistance honnête de framboise, épice, ronce, fond plus noyau avec presque une amertume classe. Excellent 91 (16,5). Un Vosne village comme j'aime, tout comme Sylvia, notre came quoi :-)...

Côte Roussillon, Pithon Lais blc 2018 (vidéo 2:05) : Un nez élégant, avec une belle complexité, de fruit blanc puis plus reine claude, voir mirabelle, belle notes de foin séchée, de garrigue, d'herbe séchée, pointe friande presque orgeat, fond fenouil, cire d'abeille, avec une pointe quasi mentholée classe. La bouche est droite, joli matière ronde, puis de la structure, de l'amplitude, c'est solide, précis, belle densité, c'est tonique, sur le fruit blanc, pomme, puis plus reine claude, note herbe séchée, garrigue, foin, puis cette pointe fenouil, fond résine, amande, avec ce côté tourbé. La finale est ample, dense, tonique, mais en délicatesse, précision, et belle persistance de pomme, de reine claude, de mirabelle, note foin séchée, garrigue, fond amande puis plus résine, pointe fenouil, et léger tourbé. Whaouh, quelle classe, quelle élégance, quelle précision. C'est vraiment un très beau cru que ce Lais Blanc, le N°1 pour moi des assemblages (Grenache blanc, gris et macabeu) du Roussillon. Et rapport Q/P extraordinaire...Excellent 93 (17).

Madiran, Château Montus Prestige 2001 (vidéo 4:50) : A 4H, un nez profond, de cassis mûr, note marqué mentholé, puis plus épice poivre, pointe cèdre, bois précieux, fond plutôt typé balsamique et au repos, du fumé, tabac. La bouche est robuste, droite, grosse structure enrobée de tanins fins, soyeux, mais un peu rigides, sur le cassis mûr, note poivre, menthol, pointe cèdre, fond plutôt balsamique. La finale est fraiche, puissante mais précise, et persistance très mentholée, de cassis mur, de poivre, note cèdre et fond balsamique. Excellent 92 (17) Parfait sur le confit, moins le truc de Sylvia cette robustesse.

Chambolle Musigny, Amiot Servelle 2017 (vidéo 7:00) : Un nez expressif, élégant, très classique du domaine sur la framboise, puis plus groseille, note épice et sureau, pointe ronce fond noyau et caroube. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux, fins et précis, puis de la fraicheur, sur la groseille, note épice, pointe ronce, fond noyau caroube. La finale est fraîche, tonique, friande, de groseille, note épice puis sureau, fond noyau et caroube TB-Excellent 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 7 février 2021

WE strike : Chidaine Choisilles 15, Pomerol Rouget 10, Chambolle Veroilles Bart 14, Marsannay Bart 18, Schistes Essential 19

Bonjour à tous,


WE plus simple question cuisine (VI nations oblige), mais alors strike question vin...

Montlouis, Chidaine Choisilles 2015 (vidéo 0:20) : Un nez superbe, frais, de chenin pure (pas une once d'ox), sur la pomme, puis le coing, belle note tilleul, verveine, pointe citronnée, fond amande, craie et léger tourbé. La bouche est large, belle matière ample, mûr à l'attaque, puis ça se tend, c'est frais, voir vif, un acidulé qui commence tout juste à se sentir, sur la pomme plus granny, note tilleul, verveine, pointe fumé/tourbé, fond calcaire, amande. La finale est fraiche, voir vive, tout juste enrobée encore, puissante, tonique, avec une mâche calcaire du plus bel effet, qui claque, et très belle persistance de pomme granny, de coing, note tilleul, pointe fumé/tourbé, sur ce fond amande, calcaire... Très beau vin, avec gros potentiel, attendre encore au moins 5 ans, que cela s'harmonise, gagne en rondeur, et profondeur mais quel joli vin encore de Chidaine. Excellent 93-95 (17-18)

Pomerol, Chateau Rouget 2010 (vidéo 3:10) : Un nez expressif, séduisant, de fruit rouge, fraise, avec des notes chupaChups, vanille quand même, mais gourmand, régressif, pointe bois précieux, cèdre, fond plutôt balsamique. La bouche est charpentée, large, droite, de la structure, de la fraicheur, tanins soyeux, sur la fraise mûre, les notes légères vanille ChupaChups, pointe épice bois précieux, cèdre, fond balsamique, moka. La finale est fraiche, tonique empreinte accroche encore un peu, limite poudrant, et belle persistance de fraise, de bois précieux (moins marque chupachups), pointe plus mentholé, eucalyptus, fond balsamique. Excellent 92 (16,5+)

Chambolle Musigny, Bart Les Veroilles 2014 (vidéo 5:10) : Un nez à 4H, magnifique, tout ce que j'aime, sur la framboise mûre, puis la groseille, friand, belle note classe d'épice typé girofle, assez marquée qui donne de la profondeur, pointe ronce, sous-bois pour la fraicheur, fond léger noyau, fumé grillé, puis moka (fine ligne réduc qui se dissipe). La bouche est corpulente, large, de la matière, c'est dense de tanins soyeux, fins, c'est délicat, puis de la fraicheur, tonique, sur la framboise, puis la groseille (ce côté frais, tendu), belles notes d'épice typé girofle, classe, pointe sous-bois, ronce fraiche, fond noyau, caroube (léger moka), joli complexité, grande classe. La finale est fraiche, tonique, élégante, altière et belle persistance de groseille, de girofle, pointe ronce, fond noyau caroube. Grande classe, élégance, finesse mais densité... Très joli vin, et ce n'est qu'un village... Excellent 93 (17). Merci la famille Bart.

Marsannay, Bart Saint Jacques 2018 (vidéo 8:45) : Un nez expressif de fruit noir mûre, de prune, de cerise burlat, note légère épicée, presqu'orange sanguine, fond noyau. La bouche est charnue aux jolis tanins soyeux, c'est large, ample tout en restant tonique, sur la cerise, la prune, note épicé plus réglissé avec cette pointe orange sanguine, fond noyau. La finale est ample qui présente une petite fraicheur agréable, tonique, et persistance intéressante de cerise, de prune, d'épice sur un fond noyau TB 89 (15,5)

Amicalement, Matthieu

dimanche 31 janvier 2021

WE varié : Mas Amiel Vol nuit 11, Puech Noble 18, Lagune 04, Brune et Blonde 11, Pfersigberg Hertacker 12, Meursault Clos des Mouches 15

 Bonjour à tous,


A nouveau WE cuisine, on se réconforte avec ce qui nous reste encore autorisé :-) Et donc quelques quilles pour accompagner.

Cote du Roussillon, Mas Amiel Vol de Nuit 2011 (vidéo 0:20) : Ce 100% carignan avait beaucoup séduit Sylvia au domaine, au point qu'elle en avait acheté une. Pour ses 10 ans, c'est donc Sylvia qui régale ce soir. Un nez qui nécessite de l'aération, sur le fruit noir, évoluant cerise plutôt burlat, puis prune, mais assez mat, pointe d'épice, puis plus floral, un côté patchouli, pointe animale/cuir, fond cacao, amande, orgeat. La bouche est charpentée, avec de la structure, beaux tanins soyeux à l'attaque, précis, avec ce côté mâche en finale, agréable, qui enrobe de la fraicheur, de la droiture, sur la cerise burlat, la prune, note épice et florale, patchouli, pointe presque amande, orgeat, fond noyau, cacao avec une pointe cuir. La finale est fraiche tonique, persistance intéressante cerise, prune, note légère épice, florale, fond amande orgeat puis cacao. TB 90 16. Moins intéressant qu'en jeunesse, ou le fruit était rouge avec plus d'éclat, le côté floral et épice, aérien...Là, le côté aromatique évolué, plus cuir, cacao, rend l'ensemble plus dense, et fait ressortir la structure, je trouve. Sylvia aussi, mais elle bien aimée la petite mâche finale.

Coteaux du Languedoc, Puech Noble blanc 2018 (vidéo 2:05) : Un nez séducteur, friand, élégant, de fruit jaune mûr, pêche, voir abricot, note florale évoluant fleur d'oranger, pointe fenouil, fond d'amande, presque frangipane. La bouche est droite, large, joli matière ronde, c'est friand presque aguicheur, sur la pèche mûre, note violette puis plus fleur d'oranger, pointe fenouil fond d'amande. La finale est ronde mais qui tient, friande, élégante, et persistance intéressante pèche, fleur d'oranger, fenouil et fond amande TB 90 (16). Très bien fait, friand et droit, de la belle ouvrage au rapport Q/P redoutable...

Sur le Gigot de 7H, j'ai ouvert le grand classique Haut-Medoc et également attendu comme accord, une Côte Rôtie.

Côte Rotie, Guigal Brune et Blonde 2011 (vidéo 3:45) : Un nez qui perd en intensité à 12H, mais gagne en élégance (boisé marqué à l'ouverture), de cassis, note réglisse, poivre puis bacon grillé, pointe de cuir, fond moka, c'est joli. La bouche est ample à l'attaque, puis ça se tend, fraiche, voir vive, tanins limite soyeux enrobant tout juste l'acidité, sans acidulé pour le coup qui apporterait de la friandise, sur le cassis, note réglisse, poivre, pointe bacon grillé, fond boisé moka, c'est joli mais vif. La finale est fraiche, voir vive/tranchante, dans son empreinte, tout juste enrobé, et jolie persistance sur la vivacité, de cassis, réglisse, cuir, fond moka. Un classique, style vif, frais sur ce millésime, toujours bien fait, mais qui plaira plus aux amateurs de vins tendus, vifs. Pour moi ça manque de moelleux, et ça n'apporte pas non plus une grande profondeur, un millésime pas facile sans doute, à la maturité limite, a l'acidité saillante, mais cette B&B reste très bien faite, aucun regret :-). TB 90 (16)

Haut Medoc, Chateau La Lagune 2004 (vidéo 6:40) : A 6H,  un nez séduisant, d'un grand classisme RG, de fruit noir, cassis, joli note boisé fumé, épice boite à cigare, bien intégré, pointe plus végétal poivron rouge, sur un fond tabac fumé. La bouche est charpentée, droite, fraiche, tanins ronds quasi soyeux, de la fraicheur qui apporte une certaine profondeur, sur la cassis, note fraiche poivron rouge grillé, pointe épice boite à cigare, cèdre  puis plus graphite, fond fumé, tabac. La finale est fraiche voir vive, tonique tout juste enrobé et belle persistance cassis, poivron rouge grillé, boite à cigare, fond tabac, fumé. Excellent 92 (16,5+)

Les 2 vins marchent bien sur le plat, car leur côté frais/vif, structurée apporte un joli contrepoint au moelleux du plat. Un accord d'opposition qui dynamise.

Riesling, Domaine Paul Ginglinger Pfersigberg Hertacker 2012 (vidéo 9:20) : Un nez magnifique de riesling au top, reine-claude, mirabelle, note pamplemousse, pointe tourbée fumée, fond terpénique, pétrole cire d'abeille. La bouche est large, droite, aérienne, bien maintenue par une fraicheur enrobée de cette matière soyeuse, délicate, précise, voir cristalline, sur la reine-claude, la mirabelle, note pamplemousse plus marqué, avec une petite amertume classe, pointe tourbée/fumée, fond terpénique de pétrole. La finale est droite, traçante, presque puissante, et longue persistance de mirabelle reine-claude, pamplemousse, pointe tourbée, pétrole. Excellent-Exceptionnel 95 (18) Moi, j'ai toujours adoré ce vin, j'en avais commandé 6 de plus après mes premières dégustations, j'aurais du en prendre 12 de plus...c'est délicat, aérien, puissant... Un grand Riesling calcaire

Et enfin ce soir, une gourmandise grand classe, et un des rares Meursault rouge :

Meursault, Henri Germain Clos des Mouches 2015 (vidéo 12:25) : Un nez gourmand et classe, sur la framboise mûre, la groseille, note classe d'épice typé Nuits Grand domaine sur la girofle, le réglisse, pointe florale de rose, très élégante, sur un fond entre caroube (noyau/moka) et réglisse, stupéfiant, une DRC ? :-). La bouche est charnue, voir corpulente, avec une jolie densité de tanins soyeux et précis, une fine ligne fraiche maintient le vin tonique tout du long, sur la framboise mûre, la groseille, note d'épice typé girofle, puis plus florale rose, voir patchouli, sur un fond noyau caroube et ce coté réglisse. La finale est presque fraiche, tonique et belle persistance de framboise, girofle, rose sur un fond caroube et réglisse. Excellent 93 (17). Superbe vin que j'aurai placé, en aveugle, en Vosne Romanée dans un grand domaine.... Bravo Jean-François et toute la famille Germain.

Amicalement, Matthieu

dimanche 24 janvier 2021

Les vins du WE : Gigondas Guigal 15, Macon Guffens 16, Beausejour Duffau Lagarosse 05, Volnay Caillerets Rebourgeon 18, Volnay Voillot 17

Bonjour à tous,

WE de cuisine et de réconfort et pour s'accorder au couvre-feu, nous, on a sorti le pot... Mais quel vin ouvrir avec le pot au feu. A priori tous les vins rouges vont bien, donc généralement, dans ce cas, on ouvre ceux qu'on préfère :-) Pour moi ce sera donc un Pinot bourguignon, mais j'avais envie de voir autre chose, j'ai donc consulter la référence/bible des accords mats-vins le livre de Philippe Bourguignon. Il conseille de nombreux vins, effectivement, en dehors du très classique Gamay avec un peu de structure (Morgon...), le pinot en version Volnay, ce que j'avais prévu (même si j'étais plutôt sur Gevrey pour avoir de la structure, de la puissance), mais du coup j'ai sorti un Volnay Caillerets, vin puissant, structuré, en plus, là tout jeune. Et il conseille Saint-Emilion ou Pomerol. Je vois bien l'idée dans les 2 cas, le côté moelleux du Pomerol, la structure et profondeur du St Em. Le Saint-Emilion m'a donné envie, j'en ai un qui me fait de l'œil, ni trop vieux, ni trop jeune... et c'est parti :-) Avec avant 2 vins pour accompagner nos repas de vendredi et samedi midi.

Gigondas, Guigal 2015 (vidéo 0:15) : Un nez friand mais discret, plus fruit rouge que prune/fruit noir qu'habituellement, les notes se font plus florales qu'épice, rose, patchouli voir bonbon anglais (???), on a quand même la pointe garrigue, herbe séchée, mais le fond est plus amande que cacao. Surprenant, je suis même retourner voir si je ne mettais pas trompé de bouteille... Mais, non. La bouche est un peu plus conforme, charpentée, tanins ronds mais un peu strict, manque de détente, de la fraicheur, et de la puissance, sur le fruit plus noir, la prune, note quoique florale de rose, évoluent vers la réglisse plus classique, le fond gardant ce cote amande et se teinte de cacao. La finale est fraiche, puissante, tonique, l'empreinte accroche encore, un poil astringente/séchante, et une persistance qui garde ce côté mix RhoneSud et Beaujolais... Un vin étonnant ou une boutelle étonnante... TB 89 (15,5)

Macon Pierreclos, Guffens Heynen Le Chavigne 2016 (vidéo 1:35) : Un nez appétant, sans réduction grillé, mais très fruit blanc, puis jaune, mûr, note chèvrefeuille, tarte citron meringué, pointe beurrée, sur un fond amande, un côté mentholé frais, pointe sésame grillé. La bouche est large, du volume, de la matière ronde, léger gras, sur le fruit jaune mûr, note chèvrefeuille, puis plus beurrée, fond amande fraiche, léger sésame grillé. La finale est droite, précise, fraiche, qui prend de la rondeur, puis de la puissance, persistance intéressante de fruit jaune mûr, note beurrée, chèvrefeuille, fond amande et sésame grillé. TB-Excellent 91 (16,5) Moins de côté grillé, plus de fruit que sur d'autres millésimes mais toujours aussi bien fait, gourmand et élégant... Bravo pour la régularité qui ne se dément pas, année après année.

Saint-Emilion, Chateau Beausejour Duffau Lagarosse 2005 (vidéo 3:40) : Un nez à l'ouverture comprimé, profond, avec encore des note vanilles légères d'élevage, idem en bouche… 24H plus tard, ça commence à s'exprimer mais pour les intellectuels, analytiques du vin. Sur le cassis, le fruit noir, notes profonde qui dominent encore, un peu austère, d'encre, de suie, pointe tabac, fumé, sur un fond balsamique avec un côté menthol/eucalyptus. La bouche est charpentée, droite, tendue, puissante, les tanins sont soyeux à l'attaque, précis et fins, mais encore rigides, accrocheurs en finale, sur le fruit noir, le cassis, note d'encre, de suie, note épice plus présente, cèdre, bois précieux, fond plus tabac, fumé, et un côté balsamique. La finale est puissante, tendue, bien enrobée même si les tanins manquent encore de moelleux, et très belle persistance, longue de cassis, d'encre, de suie, d'épice cèdre, bois précieux sur ce fond tabac, balsamique. Formellement, tout y est mais le vin est encore comprimé, tendu, une boule de muscle... Mais attention si ça se libère (dans 10-15 ans) y'a énorme potentiel :-) Je reprendrais la notation de Daniel Sériot bien pratique dans ce genre de cas ;-). Note formelle 94-96 (18), note plaisir 90-91 (16,5) car il faut aller dépasser ce côté austère actuelle, droit, profond, comprimé... :-)

Volnay, Rebourgeon Mure Les Caillerets 2018 (vidéo 8:40) : Un nez qui reste expressif, avec de très belles notes de cerise, fruit rouge, pointe de prune, puis des note d'épice légère, une pointe fraiche ronce, sur un fond sérieux, noyau, carroube. La bouche est déjà superbe, charpentée, ample, droite, de beaux tanins soyeux, précis, c'est puissant, profond, sur la cerise burlat, note épice, puis ronce sous-bois, fond noyau, amande. La finale est fraiche toujours surprenant sur ces 2018, pleine, et belle persistance cerise burlat, fruit rouge, note ronce, sous-bois, pointe épice et fond noyau, amande Excellent 94-96 (17,5+). Un vin qui a tout pour donner une grande quille dans 15-20 ans

Saint-Joseph, Cuilleron Serines 2017 (vidéo 11:05) : Un nez complet, plutôt harmonieux, de cassis, note réglisse, puis pain d'épice, pointe poivre, fond balsamique. La bouche est corpulente, pleine, de la fraicheur, jolis tanins soyeux, sur le cassis, note plus poivrée, pointe plus florale agréable, fond balsamique, moka. La finale est fraiche et persistance intéressante cassis, réglisse, poivre, fond moka et balsamique. TB 89 (15,5). Un classique bien fait, bien agréable.

Amicalement, Matthieu

dimanche 17 janvier 2021

Les vins du WE : Pfersigberg Ginglinger, Montcalmes, Cote Rotie Cuilleron, Chablis Droin, Chassagne Morey Coffinet

 Bonjour à tous,


Les vins dégustés ce WE pour démarrer 2021 que je souhaite meilleure à tous.

Riesling, Ginglinger Pfersigberg Ortel VV 2012 (vidéo 0:20) :  Un nez de mirabelle, note agrume léger confit, pointe miel, fond cire d'abeille, pétrole. La bouche est large, ample, de la matière, plutôt riche, au joli toucher soyeux, puis de la fraicheur, sur la mirabelle, puis plus pamplemousse, agrume, note miel fleur d'oranger, fond cire d'abeille, léger pétrole. La finale est ronde, soutenue par de la fraicheur, profil sur l'amertume, un côté imposant, puissant et persistance intéressante de mirabelle, d'agrume pamplemousse, de miel fleur d'oranger, fond cire d'abeille, pétrole. Excellent 91-94 Mais je dirai entre 2 eaux. Autant Hertacker se boit bien, autant je trouve cet Ortel VV un peu fermé encore, 3 à 5 ans de plus me paraissent important pour que le vin bascule dans la maturité et s'épanouisse.

Côte Rôtie, Cuilleron Terres Sombres 2011 (vidéo 3:00) : Un nez fin, séduisant, a maturité, de cassis, belle  note d'épice poivre, pointe de violette, puis plus viande rôti très séduisant, fond léger fumé, tabac blond, rôti. La bouche est corpulente, large, tanins faibles densités certes, mais de la fraicheur qui tient l'ensemble, c'est friand, sur le cassis, note épice réglisse, pointe rôti fumé, fond plus balsamique. La finale est fraiche, tonique, pas beaucoup de fond, mais belle empreinte, et persistance en friandise sur le fruit noir, la réglisse, le bacon, le rôti et ce fond plus balsamique, c'est équilibré, friand, fin et tendu. Pas grande densité et peu de fond, mais très friand, réussi, du plaisir.. Excellent 92 (17)

Chassagne Montrachet, Morey Coffinet 2013 (vidéo 4:50) : Un nez séduisant, fin, friand de fruit blanc, poire, note chevrefeuille, puis plus aubépine, pointe brioche grillé, beurre, fond amande grillé, sésame. La bouche est ample ronde, matière soyeuse et fine, de la fraicheur pour tendre l'ensemble, apportant une certaine profondeur, et de la friandise sur le fruit blanc, le chèvrefeuille, note plus beurrée grillé, brioche, puis aubépine, fond amande et sésame. La finale est fraiche tonique, et persistance intéressante de fruit blanc, note chèvrefeuille, puis brioche doré, pointe aubépine et fond amande, sésame. Excellent 91 (16,5) Un très joli millésime de ce Chassagne village.

Coteaux du Languedoc, Domaine Montcalmes 2011 (vidéo 7:30) : Un nez légère réduction œuf qui se dissipe vite, puis fruit noir, voir prune, profond, pointe cerise kirchée, note réglisse élégante, fond cacao, fumé. La bouche est corpulente, tendue, droite, jolis petits tanins fins et précis, soyeux, sur le cassis, la prune, note réglisse, pointe plus fraiche presque garrigue, sudiste, fond cacao et fumé voir tabac. La finale est fraiche, tonique et persistance intéressante de cassis, prune, réglisse, fumé. Excellent 92 (17) Et premier MontCalmes a plus de 10 ans que je trouve meilleur qu'en jeunesse, pas de note pneu chaud, pas de vulgarité, au contraire, finesse (pour un languedoc) et élégance.

Chablis, Droin 2017 (vidéo 10:40) : Un nez superbe, friand mais frais, sur la pomme, puis plus citron, note herbe séchée, foin, mousseron, pointe friande miel, tourbe, fond coquille d'huitre, silex, très belle complexité. La bouche est droite, mais large, à la matière soyeuse, tout en étant frais, tendu, profonde, sur la pomme, le citron, note foin ou herbe séchée, pointe friande presque frangipane, fond tourbé, puis coquille d'huitre, pierre chaude. La finale est fraiche, tonique bien enrobée d'une empreinte soyeuse, et belle persistance de pomme, note citronnée, puis herbe séchée, voir mousseron, champignon, fond coquille d'huitre, pointe tourbe... Superbe. Excellent 92 (17) pour ce simple village... Pas attaqué les crus mais cela promet, ou pas :-) Il est des millésimes sur le quel les villages sont les plus friands... Peut-être le meilleur millésime de ce village bu a date (2010-2018)

Chassagne Montrachet, Morey Coffinet En Remilly 2009 (vidéo 12:35) : Un nez friand marqué d'un fumé imposant à l'ouverture mais qui se dissipe pour laisser place à du fruit blanc mûr, note chevrefeuille, tarte citron, sur un fond d'amande grillé et fumé. La bouche est large, matière soyeuse, puis tendu, surprenant, fin, voir profond, sur la poire, note amande grillé, le chèvrefeuille, fond fumé. La finale est presque fraiche (!), puissante et belle persistance, de poire, de fruit blanc, note chèvrefeuille, fond amande grillé, fumé. Excellent 93 (17) Et décidément les terroirs peuvent réserver bien des surprises sur 2009 avec ce En Remilly, habituellement, rond, gourmand, ample, donnant ici, un vin puissant, profond et presque tendu, joli surprise. 

Amicalement, Matthieu