Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

dimanche 10 novembre 2019

Le DOP joue les supers 2nd avec la comtesse à boire Du cru à Cos(e) du Marquis d'Aligre

Bonjour à tous,


Soirée super 2nds au DOP. Après de multiples discussions sur qui est un super 2nd... Faut-il intégrer la rive droite ? les Pessac ? Pontet Canet est-il un super 2nd ? Les léovilles B et P en sont-ils ?... Finalement pas eu de discussions sur ceux dégustés...


Vin 1 : Nez appétant de cassis mûr, pointe kirchée, note poivron rouge grillé, pointe cuir, fond fumé et tabac, tout y est mais manque d'harmonie. Bouche corpulente, ample, tanins ronds, c'est friand, mais un peu tendre, et plus marqué animal, moins élégant, finale à l'empreinte qui poudre un peu, accroche et marquée d'un mix kirché/animal pas super élégant. TB 89 (15,5) seulement pour Margaux Bel Air Marquis d'Aligre 96 que j'avais déjà gouté a ce niveau. Pas une super réussite dans ce pourtant super millésime Bordelais.




Vin 2 : Un nez classe, de cassis, note e sous-bois, d'humus, puis d'épice réglisse, pointe cèdre, bois précieux, fond fumé tabac, très classe, harmonieux. La bouche charpentée est craquante avec ces tanins veloutés, précis grand classe, de la gourmandise sur le cassis mûr, puis les notes de cèdre, de bois précieux, pointe végétal presque poivron, une pointe réglisse, fond sous-bois. La finale est ample, persistance superbe, belle empreinte soyeuse, juste un peu marqué d'un côté végétal qui trahit un millésime juste mais superbe structure. Excellent 93 (17) Saint-Julien Ducru Beaucaillou 2002.



Vin 3 : Un  nez fumé/grillé (légère réduction ?), puis cassis mûr, belles note d'humus, de sous-bois, pointe cèdre, fond fumé, pas très complexe mais très appétant, classe. Bouche charpentée, droite, tanins soyeux, sur le cassis, note poivron rouge, puis l'humus, le champignon noble, fond fumé/grillé, c'est sérieux, jusque dans la finale, classe, au port altier, fraiche, puissante, et très belle persistance cassis, poivron rouge, fond fumé/grillé. Drôle ce côté aristocratique de ce Pauillac, Pichon Comtesse 1983. Excellent 92 (17). Fait beaucoup plus jeune.




Vin 4 : Un nez gourmand, de mûre, de myrtille, note fumé tabac blond, puis épice réglisse, un côté sanguin, fond tabac puis moka. La bouche est charpentée, large et ample à l'attaque, très gourmande, tanins veloutés, denses, précis, un côté presque sexy puis ça se tend, belle droiture, sur la  mûre, la gelée de cassis, note fraiche sous-bois, humus, puis plus épicé réglisse, fond moka, gourmand. La finale, tout en énergie, est pleine, fraiche, dense et offre une belle persistance de mûre, de réglisse, de sous-bois, humus sur un fond moka, tabac, tout en gourmandise mais avec grande élégance… un délice que ce Saint-Estèphe, Cos d'Estournel 96, Excellent 94 (17,5)


Vin 5 : Un a nouveau gourmand mais cette fois c'est le côté lacté fraise, vanille, sur kle fruit rouge cette fois, la fraise, note épice varié, pointe kirchée, fond moka a nouveau. La bouche est large, robuste, grosse concentration de tanins soyeux, c'est puissant, sur la fraise mûre, note épice, pointe kirchée cerise, fond moka. La finale est puissante, fraiche avec une empreinte à la belle densité et au toucher velouté, sur la fraise mûr, note épicé, kirchée, fond moka. On pense à un millésime chaud, à la rive droite… En tout cas, surprise pour ce Saint Julien Ducru Beaucaillou 2004. Excellent 91 (16,5) qui s'améliorera nettement à l'aération.



Vin 6 : Bouchonnée malheureusement car très beau souvenir de ce Ducru Beaucaillou 75 dégusté il y a 10 ans déjà... : https://matlebat-degustation-vins.blogspot.com/2009/08/haut-brion-70-ducru-beaucaillou-75.html


Au final, une bien belle soirée et y'a pas à dire (a part les prix), c'est quand même très bon...

Amicalement, Matthieu

dimanche 3 novembre 2019

A la toussaint, on boit bien Pommard, Chassagne

Bonjour à tous,



Quelques jolis bouteilles pour cette toussaint car l'armoire à vin est presque vide !

Chassagne Montrachet, Morey Coffinet Blanchots Dessus 2008 (Vidéo 0:15) : Un nez classe à point, voir évolué, qui s'ouvre par du grillé léger pétard (réduction classe ?), puis le champignon, le sous-bois, ensuite arrive le fruit jaune mûr, presque peche, belle note d'épice, de fruit rouge cerise sur un fond chèvrefeuille, tarte citron meringuée, WoWoWo, j'adore…. La bouche est ample, puis belle tension, fraicheur, superbement enrobée d'une matière dense, soyeuse, léger gras, c'est gourmand sur le fruit jaune mûr, note de beurre puis chèvrefeuille, tarte citron meringuée, pointe champignon, sous bois fond léger fumé. La finale est fraiche, profonde au toucher gras, c'est gourmand, sur le fruit jaune mûr, puis le chèvrefeuille, tarte citron, puis champignon, sous-bois, fond léger fumé. Excellent+ 94 (17,5+)

Pommard, Voillot Pezerolles 2009 (Vidéo 2:10) : Un nez superbe, gourmand et frais, sur la framboise mûre, la gelée de groseille, note d'épice réglisse, patchouli, très élégant sur un fond champignon noble cèpe grillé, début de moka classe en diable. La bouche est corpulente, large, ample, tanins fins et précis, super soyeux, bien tenus par une structure droite, sur la framboise mûr, la gelée de groseille, note épice réglisse, girofle, voir patchouli, pointe cèpe grillé fond léger moka. La finale est ample, queue de paon, gourmande et délicate de framboise mûr, d'épice réglisse, girofle, fond champignon noble cèpe grillé, puis léger moka Excellent 94 (17,5) Et cette 5 eme bouteille est toujours aussi bonne !



Côte Rôtie, Guigal Brune & Blonde 2016 (Vidéo 4:00) : Un nez plutôt fermé; marqué d'un boisé un peu caramel, sur le cassis, note poivre, fond boisé, noyau, fumé. La bouche est charpentée, droite, belle densité de  tanins soyeux, de la fraicheur, sur le cassis, le poivre, note vanille du bois, fond sur l'élevage qui caramélise un peu. La finale est fraiche, tonique, précise, cassis, poivre puis les notes d'élevage vanille, moka et fumé. TB-Excellent 90-92 (16-17) A attendre sagement.




Volnay, Voillot Champans 2011 (Vidéo 4:55) : Un nez friand marqué par la framboise mûr, note ronce, sous bois fond noyau. La bouche est corpulente voir charpentée, tanins soyeux, denses, mais encore jeunes, astringents légèrement, serrés, de la fraicheur, sur la framboise, la cerise, note plus épicée girofle, pointe ronce, sous bois, fond noyau, carroube. La finale est fraiche, voir tendue, droite, et belle persistance de framboise, réglisse, ronce, sous bois sur un fond noyau et caroube. A attendre, encore un peu serrée. Excellent 92 (17)




Côte Rôtie, Cuilleron Terres Sombres 2009 (Vidéo 6:20) :  Un nez friand de cassis mûr, note viande fraiche puis plus rôti, bacon, pointe épice poivre, reglissée, fond moka. La bouche est corpulente large, gourmande, acidulée, tanins fins, sur le cassis mûr, note épice réglisse, puis poivre, fond viande rôti puis moka. La finale est presque fraiche ! acidulée, finesse, du coup plus fruit rouge,  groseille, note épice réglisse, fond moka. Pas super complexe, assez frais, fin sur la finale, manque d'un peu de volume pour le millésime je trouve. Excellent 92 (16,5+)




Hermitage, Delas Tourette 1999 (Vidéo 7:20) : Un premier nez marqué d'un côté médicinale/produit d'entretien, puis plus classique cassis, légère cerise confite, kirch, belle note de cuir, pointe poivré, fond bois précieux, cèdre. La bouche est droite, tanins soyeux, un poil lâche, sur le cassis, la cerise confite, acidulée, note plus épicé presque patchouli, fond léger cuir et moka. La finale est droite, acidulée, très fruit compoté, cassis, cerise, note épice, patchouli, poivre et fond a nouveau cuir et léger moka. TB 90+ (16+)





Amicalement, Matthieu

dimanche 27 octobre 2019

Les vins du WE : Macon Guffens 17, Volnay Cailleret 13

Bonjour à tous,



Quelques bouteilles dégustées ce WE.

Gigondas Guigal 2015 (Video 1:30) : Un nez séduisant, plutôt mat, de fruit noir mûr, de prune, de cerise, note réglisse, fond cacao, noyau. La bouche est charpentée, droite, jolis tanins précis et soyeux, sur la prune, la cerise, note réglisse puis plus garrigue, fond ambré noyau élégant. La finale est fraiche, de la matière, un peu plus kirchée, et persistance intéressante de prune, cassis, réglisse et fond noyau. TB 89 (15,5)






Côte du Roussillon, Domaine des Schistes Caune d'en Joffre 2017 (Video 2:20) : Un nez expressif de fruit rouge, de prune, pointe presque banane, belle note d'épice et floral, pot pourri, réglisse, patchouli, fond noyau. La bouche est corpulente, tanins fins et soyeux, c'est ample, mais structuré, profond, précis, sur le fruit rouge, grenade, note épice et floral qui la rende délicate sur le patchouli, pivoine, fond carroube noyau. La finale est fraiche, droite, délicate mais structurée, et belle persistance sur le fruit rouge, le patchouli, une pointe plus garrigue, fond noyau. Excellent 91 (16,5)




Volnay, Rebourgeon Mure Caillerets 2013 (Video 4:25) : Un nez expressif, classe, de framboise, puis plus fruit noir, note sous-bois, ronce, pointe épice et floral girofle, pivoine, fond carroube. La bouche est charpentée, droite, tanins soyeux amples, de la fraicheur, de la profondeur puis la puissance des caillerets, sur la framboise, la grenadine, note sous bois et ronce, fond carroube. La finale est fraiche, puissante, et belle persistance de framboise, grenadine, note ronce puis floral pot pourri, épice girofle et fond carroube, noyau. Excellent 92 (17)




Amicalement, Matthieu

dimanche 20 octobre 2019

Les vins de la semaine et du WE, des 2012...

Bonjour à tous,



Quelques bouteilles dégustées ce WE. Hasard, beaucoup de 2012

Graves, Chateau Chantegrive blanc 2012 (Video 0:00) : Un nez typique à l'ouverture assez variétal, citron, note presque acre, puis à l'aération évoluant vers le végétal plus noble, acacia, buis, pointe friande ananas, exotique, fond plutôt végétal presque foin coupé, herbe humide. La bouche est corpulente large, belle structure, c'est frais, voir vif, matière ronde, bien présente, ça tient droit sans trop d'austérité, sur le citron, note buis, acacia, pointe ananas friande, fond foin coupé, évoluant presque menthol. La finale est fraiche, tonique, bien enrobée, de la profondeur, et persistance intéressante de citron, ananas, buis acacia, foin coupé, herbe humide, TB -Excellent 90+ (16+)



Côte Rôtie, Guigal Brune et Blonde 2009 (Video 1:45): Un nez très séduisant marqué du fruit noir, le cassis,  la cerise noire, meme pas confit, puis note épice, pain d'épice, pointe poivre, fond bacon fumé léger et début de cuir. La bouche est charpentée, ample, structure droite, tanins soyeux de belle densité, un côté acidulé, sur le cassis, la cerise noire, note plus poivrée, voir réglisse, fond bacon grillé. La finale est ample, puissante, profonde, presque fraiche et belle persistance de cassis mûr, cerise noire, puis poivre, réglisse et fond bacon grillé voir léger cuir. Excellent 92 (17)




Pomerol, Chateau Beauregard 2012 (Video 3:35) : Un nez très séduisant de fruit rouge mûr, pointe lactée chupachups fraise vanille gourmande, note épice plutôt réglisse, fond frais moka. La bouche est charpentée, droite, grosse structure aux tanins plutôt soyeux, belle densité, sur la fraise, note épice réglisse, pointe vanille, fond moka léger balsamique. La finale est fraiche, digeste, tanins accrochent encore un poil (attendre), friande, fraise mûr, note épice réglisse, pointe fraiche plus végétal/floral, fond moka balsamique. Excellent 91+ (16,5+)




Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Les Etelois 2012 (Video 5:40) : Un nez très séducteur, de framboise mûr, de groseille, note d'épice oriental presque patchouli, floral pivoine, fond de noyau. La bouche est corpulente aux tanins soyeux, amples, mais précis, fins, sur la framboise, la groseille, note floral pivoine, rose, puis épice plus girofle, cette pointe patchouli, fond noyau. La finale est fraiche, droite, précise, et belle persistance de framboise, groseille, patchouli, fleur pivoine, fond noyau. Excellent 92 (16,5+)





Amicalement, Matthieu

dimanche 13 octobre 2019

Vins du WE : Volnay Fremiet, Canon La Gaffelière 88, Chateauneuf Delas...

Bonjour à tous,



Quelques jolis vins dégustés ces derniers temps, a commencer par ce super vin de Jean Pierre

Volnay, Voillot Frémiet 2009 (Vidéo 5:15) : Un nez superbe, ouvert, de groseille mûr, de framboise, belle notre fraiche de ronce, pointe champignon noble, puis des épices plus girofle que réglisse, fond de sous-bois classe, champignon noble et très léger fumé. La bouche est corpulente, large, ample, tanins fins, précis et soyeux, c'est très sapide, joyeux, sur la groseille, la framboise, lager acidulé friand, note épice girofle, fond sous-bois, champignon noble, diable en classe. La finale est ample, ronde, tout en friandise, gardant de la fraicheur, et belle persistance framboise, plus réglissé, ronce, sous bois, champignon noble... Excellent 93 (17)



Châteauneuf du Pape, Delas Haute Pierre 2015 (Vidéo 1:20) : Un nez classique, plutôt formel, prune, note épice poivrée, pointe kirchée puis orange sanguine, fond cacao, très agréable. La bouche est charpentée, large, tanins ronds, fins, sur la prune, puis un côté agrume acidulée, note plus marquée épice orange sanguine, poivre et léger kirch, cerise, fond cacao. La finale qui garde de la vivacité, presque vive, avec ce coté acidulé, et belle persistance prune, agrume acidulée, poivre, fond cacao. TB-Excellent 91 (16,5) Sans vice ni vertu mais conforme a ce qu'on attend d'un C9P...




Cote du Roussillon, Domaine des Schistes Essentiel Rouge 2017 (Vidéo 2:25) : Un nez expressif, séduisant de fruit noir, de prune, petite note d'épice entre poivre et réglisse, fond cacao. La bouche est robuste, tanins soyeux, de la fraicheur, une pointe de fermeté, sur le fruit noir, la prune, note épice poivre, réglisse, fond cacao. La finale est sur la structure, un peu ferme, une pointe amer, dans une persistance intéressante de fuit noir, prune, réglisse, cacao. TB 89 (15,5)





Saint-Emilion, Chateau Canon la Gaffelière 1988 (Vidéo 3:35) : Un nez à point, séduisant, classe, de cassis, note de cuir classe, puis un coté épicé boite à cigare, pointe sous-bois champignon noble fond tabac fumé. La bouche est charpentée droite, structurée, de la profondeur, belle aromatique de cassis, presque acidulé, puis épice boite à cigare, note sous-bois, champignon, élégante, fraiche, fond tabac léger fumé. La finale est fraiche, tonique, tanins un poil ferme, et belle persistance cassis acidulé, sous-bois, champignon, fond tabac, boite à cigare. Excellent 92 (17)

Amicalement, Matthieu


dimanche 29 septembre 2019

Vins du WE : Harmonie Pinard 2017, Grand Puy Lacoste 06, Fieuzal 13, Tessons 10

Bonjour à tous,



Après une semaine malade sans odorat, ni goût, retour aux plaisirs des sens ce WE avec de jolis vins et GPL 06 récupéré à la FAV Monoprix soldé 20% moins cher que son prix de sortie. Il n'en restait plus qu'une, dommage j'aurais pu moyenner mon achat primeur...

Sancerre, Vincent Pinard Harmonie 2017 : Un nez très séduisant, de pomme grany voir citron, mûr, puis presque peche, abricot, mirabelle, note fraiche acacia, pointe buis, fond silex, roche, c'est à la fois frais et gourmand, très élégant et particulièrement ouvert. La bouche est large, intense, matière concentrée, soyeuse, puis de la fraicheur qui tend la bouche, sur la pomme verte, le citron confit, note fraiche végétal, florale, acacia, buis, pointe exotique, mûre, légère, gourmande, fond silex, roche, avec de la profondeur. La finale est fraiche, presque puissante, bien enrobée, et belle persistance, de pomme grany, citron, buis, acacia, pointe exotique, fond roche, silex... Waouh ça envoie, moins bien gouté au domaine, de retour à la maison, je suis finalement content de l'erreur avec Nuances (inversion des nombres)... Excellent 92+ 17+ Et cette cuvée qui habituellement demande du temps se goutte très bien sur ce millésime. Lu sur LPV qu'en 2017, la vinif avait été différente avec un stage cuve VS foudre.

Meursault, Buisson Charles Tessons 2010 : Un nez expressif de poire, fruit blanc, belle note d'aubépine, pure, pointe amande sur un fond légèrement crayeux, amande, pas une once de boisé. La bouche est ample à l'attaque, sur une trame fraiche, droite, matière dense soyeuse, un côté acidulé qui apporte de la friandise sur la poire, le fruit blanc, note aubépine puis plus chèvrefeuille, fond amande craie, très classe. La finale est fraiche, léger amer, acidulée, friand, avec une jolie persistance sur la poire, le chèvrefeuille puis l'aubépine fond amande et craie. Excellent 91+ 16,5+ (92  à terme ?) que ce très beau cru qui délivre en 2010 la grande classe de son terroir. Bravo Patrick pour avoir su lui permettre de délivrer son message.


Pessac Léognan, Chateau Fieuzal 2013 : Un nez expressif, style plutôt aguicheur, fraise, avec des notes chupa chups vanille-fraise, fond mentholé presque, balsamique. La bouche est charpentée, tanins ronds, un peu stricte, de la fraicheur qui tient la bouche droite, sur la fraise, note vanille avec ce coté chupa chups, fond mentholé balsamique, style aguicheur. La finale est fraiche, droite, acidulée, pointe amertume qui donne un peu d'élégance persistance intéressante sur les arome du nez. TB 88 (15) dans un style travaillé, assez uniformisé international. A souffert de la comparaison avec le suivant



Pauillac, Chateau Grand Puy Lacoste 2006 : Un nez élégant classique d'un Bordeaux qui arrive gentiment sur son plateau de maturité, cassis, note poivron rouge grillé, puis épice boite à cigare, pointe orange sanguine, fond tabac blond fumé. La bouche est charpentée, de la structure, de la fraicheur, tanin soyeux belle densité, pas bcp de profondeur, mais c'est friand sur le cassis, note graphite, encre, puis boite à cigare, pointe orange sanguine, fond tabac, fumé. La finale est puissante, fraiche, et belle persistance de cassis, graphite, boite à cigare, fond fumé, tabac blond. Excellent 92 (17), un Pauillac classique comme j'aime...



Amicalement, Matthieu

dimanche 8 septembre 2019

Reprise d'un rythme de rentrée : Python Lais, Coume Marie, Haut Bailly...

Bonjour à tous,


C'est la rentrée et donc on se recale avec une fréquence de dégustation plus healthy ! Mais on se laisse pas abattre pour autant… Forcément, on goute ce qu'on a rapporté :-) avec un premier exercice de comparaison Python Lais VS Preceptorie Coume Marie bues en parallèle

Cote Roussillon, La Préceptorie Coume Marie 2018 : Un nez plus pointu, mais moins complexe, de pomme, note amande douce, pointe foin coupé, herbe séchée, fond cire d'abeille. La bouche est ample à nouveau, joli matière ronde, de la fraicheur encore, sur la pomme, puis note amande douce, pointe foin coupé, herbe séchée, fond léger femouil et cire d'abeille. La finale est fraiche, un peu marquée alcool, et persistance honnête mais pas très complexe. Moins complexe que Lais. Tb 89 (15,5)

Cote Roussillon, Olivier Pithon Lais blanc 2018 : Un nez très séduisant, classe, de fruit blanc, pomme presque granny, puis plus jaune, peche de vigne, note épice, fleur d'oranger, puis foin coupé, herbe séchée, pointe fenouil, fond léger résine, presque menthol. La bouche est droite, belle matière ronde, dense, bien soutenue par de la fraicheur, sur la pomme granny, puis la peche, note épice plus mentholé, fenouil, pointe foin coupé, herbe séchée, fond résine léger, amande léger amer. La finale est fraiche, pleine, de pomme, peche de vigne, note foin coupé, puis fenouil, pointe plus amande douce, fond résine. Plus complexe, plus élégant. Excellent 93 (17)



Chambolle Musigny, Christian Clerget Charmes 2005 : Un nez plutôt discret mais intéressant de framboise, note épice girofle évoluant champignon avec une pointe fraiche ronce, sous-bois, fond plutôt cuir. La bouche est corpulente large, tanins fins, assez denses, et plutôt soyeux, c'est tonique, frais, dynamique, sur la framboise, note léger girofle, puis champignon et toujours la pointe fraiche ronce et le fond plus marqué cuir. La finale est fraiche, presque puissante, belle empreinte soyeuse et persistance intéressante assez marqué cuir, ce qui est plutôt pour me plaire. Un joli vin, a maturité mais à boire, pas super expressif mais très agréable, avec une puissance plus gibriaçoise que cambuléenne conférée sans doute par le millésime. Et après quelques déceptions en 2005 avec les vins de Christian (Vosne Violette, Vougeot...), ce Charmes est plutôt une bonne surprise. TB+ 90+ 16+

Vosne Romanée, Michel Noellat Les Suchots 2008 : Un nez pointu, assez séduisant, de framboise, léger cerise griotte kirché, note d'épice girofle pointe ronce, sous-bois, fond plutôt fumé. La bouche est corpulente, droite, tendue, tanins soyeux mais un peu agressif en fin de bouche, c'est vif quand même, acéré sur la framboise, la cerise confite, les notes épices girofle, puis plus ronce, sous-bois humide, fond léger fumé et noyau. La finale est vive, tendue, acide, ça détartre quand même... même si la matière reste enrobante, et que l'ensemble est encore harmonieux, sur la groseille du coup, note épice girofle, fond fumé et noyau. Bon, un 2008, à mon avis à boire avant vraiment que cette acidité ne fasse presque mal en avalant. Les amateurs de pinot vif, qui nettoie, seront ravis. Moi c'est pas ce que je préfère même si cela reste un très bon vin. TB-Excellent 90+ (16+)

Pessac Léognan, Chateau Haut Bailly 2006 : Un nez expressif, séduisant, élégant, classique, de framboise mûr, fraise mûr, belles note d'épices typés réglisse pointe végétal, poivron rouge grillé, voir cèdre, fond fumé, tabac, boite à cigare. La bouche est charpentée, structurée, tanins soyeux, denses, de la fraicheur qui tend l'ensemble sur la fraise des bois, la framboise, note épice plus boite à cigare que réglisse, fond fumé tabac blond. La finale est fraiche, pleine, tendue, et belle persistance de framboise mûr, épice réglisse, boite à cigare puis plus végétal, fond tabac blond, fumé. Excellent 92 (17)

Amicalement, Matthieu



dimanche 1 septembre 2019

Retour de vacances, que de belles choses visitées... enfin bues : Mouline...

Bonjour à tous,

Périple d'été habituel avec quelques variantes ceci dit cette année.
Un passage chez Vincent Pinard à Buée avec des 2018 superbes. Une transhumance en Dordogne pour finir aux croisements des Périgord vert, noir, bleu… et profiter d'une pause producteur canard sous toutes ses formes et d'un tour chez un caviste de grande qualité à Bugues. Et découverte d'un autre super caviste à Perpignan, les caves Maillol, histoire de faire le plein de collioure avant de rentrer, la partie Vallée de l'Agly a été elle assurée par la traditionnel passage au domaine des Shistes, et encore une fois cette année, le premier jour des vendanges !!!!

Beaucoup de bouteilles bues dans ces 3 semaines, peu de CR fait car faut quand même profiter :-). Donc juste quelques remarques sur les vins remarquables spécifiquement, les grands et très grands vins dégustés cette année.


En Puisaye, je me suis fait un beau cadeau avec cette carte en relief du vignoble Sancerrois qui a tout de suite pris sa place à coté de sa copine Alsacienne au dessus de mon bureau :-). Un superbe Montlouis Chidaine Choisilles 2010, pas une once d’oxydation mais de beaux arômes de pomme Grany, de miel fleur d’oranger, d’épice safranée puis plus évolués, résineux, presque pétrole sur un fond crayeux à souhait d’une classe folle ! Bouche ample à l’attaque, puis droite, tendue, enrobée d’une matière soyeuse, dense, délicate presque, offrant beaucoup de profondeur ! Grand vin 94+ 17,5+. Un très joli Haut Médoc Cambon La Pelouse 2016 qui me confirme la très grande qualité de ce millésime Bordelais. Un Nez (12H) appétant cassis mûr, pointe lacté fraise des bois, épice, note poivron rouge grillé, fond fumé tabac classe, faiblement marqué de son bois. La bouche est robuste, matière dense, tanins soyeux, c'est concentré plutôt fins, amples et mûrs, très jolis, de la fraicheur qui tend le vin, c'est droit, puissant presque, très sapide sur le fruit, le cassis mûr, puis plus fruit rouge fraise des bois, note épice puis plus poivron rouge grillé, pointe lacté légère, fond fumé tabac. La finale est fraiche, belle empreinte soyeuse, c'est ample et profond et belle persistance... Très réussi et ce premier 2016 annonce effectivement un sacré millésime. De garde, le temps que tout ça se patine, s'harmonise mais y'a du vin.. Je trouve bcp mieux qu'en Bourgogne, plus homogène, moins brutal,... Excellent 91-93  16,5+
Ensuite, une expérience avec ce vin d'Alexandre Bain, L d'ange 2015 que j'ai cru comprendre, avant de boire sa cousine une semaine plus tard, Mademoiselle M... ou alors que j'avais bien compris (les styles différents de ces 2 vins) et donc je ne comprends pas le producteur…  :-) Donc ce Pouilly Fuisse L d'Ange, présente un nez auquel je m'attendais "sans surprise" typique avec cette impression que c'est voulu, pas un accident, avec ces notes de pommes marquées, cuites, confites, note presque kirchée, cidre, pointe safran qui donne un peu d'élégance, fond tarte tatin et raisin de Corinthe mariné, bouche droite, plutôt tendue, joli matière assez cristalline mais toujours sur ces notes oxydées, qui évolue presque vernis, ca pourrait être un chenin âgé, un grenache blanc, ce côté oxydée, aromatiquement c'est pas mon truc, et en tout cas, pas ce que j'attends sur un pouilly, aucun côté frais végétal, là c'est chaud, et pas très complexe, mais je croyais a ce moment là que c'était voulu, voir recherché… La dégustation de la demoiselle la semaine suivante me montrera que non, elle était juste oxydée… Car cette Mademoiselle M 2015 sur terroir Kimméridgien se présente opulente, éclatante de fruit jaune mûr, pas une pointe d'oxydation, des notes plus florale que végétale sur un fond léger amande. Une bouche ample à l'attaque, puis droite, matière ciselée, finale puissante et persistance intéressante, plutôt fruit et fleur, de la gourmandise mais pas très complexe à mon goût. Joli vin festif TB-Excellent 90 16 mais je ne reconnais pas le sauvignon, et d'ailleurs personne ne l'a reconnu :-), et ce n'est pas ce que j'attends d'un sauvignon, car j'aime le côté frais végétal du cépage.. Donc au final, soit j'ai eu un vin sur 2 oxydés, sachant que ma précédente expérience c'était déjà style oxydé, et là :-( , soit c'est voulu en fonction des cuvées, mais je ne creuserai pas le problème.
Par contre, des sauvignons, j'en ai bu de très beaux sur 2018 chez Vincent Pinard en Sancerre qui reste frais et sec malgré les niveaux de sucre atteints par les raisins avant récolte (le père de Florent n'avais jamais vu de tel niveau), donnant sur ce Florès, ce Sancerre ample et gourmand mais qui finit, droit et frais, sur de belles notes de buis d'acacia avec cette pointe de fruit presque exotique qui apporte la pointe de gourmandise.

La semaine en Dordogne a été comme d'habitude, festival avec Jérome, David et Clara, Nico et Marie, tous amateurs de vins et de bonne chère ! Ce fut la farandole des vins AOC Saucisses, Charcuterie andalouse et lusitanienne, Pizza maison, Poulet de Denise, Lapin à la crème, Canard… avec une transhumance vers le Périgord en pleine semaine… Et quelques très grands vins.



Très peu de déceptions mais surtout très peu de problèmes (un Chassagne 99 oxydé, un léger bouchon je crois me souvenir) et quelques crus remarquables. Dans la série des Bordeaux, en ce qui me concerne, superbe Pontet Canet 2005, plein, soyeux, précis et long, Excellent 94+ 17,5+, on peut l'ouvrir mais rien ne presse, un Cos d'Estournel 2002 qui a dominé Barton 2002 et Ducru 2001, avec un côté gourmand fruit rouge acidulé redoutable. Dans la série 2016, Malescot Saint Exupéry nous a confirmé la grandeur du millésime avec ce nez et cette bouche ne présentant pas une once de boisé mais du fruit des épices… une précision diabolique des tanins, avec de la profondeur de l'énergie dans un équilibre royal Excellent 93-95. Et pour finir les Bordeaux, la palme revient à ce Saint Emilion, Clos Fourtet 78, somptueux, complexe, encore beaucoup de fruit, des notes de cèpes grillés, de sous-bois, des épice, une bouche pleine, ample, tanins denses et soyeux avec cette mache caractéristique en fin de bouche, la grande classe, superbe. Exceptionnel 95 18.

Très belle série de vins sudistes avec une Manzanilla parfaitement équilibré meme si ce ne sont pas mes vins préférés, et deux très beaux Roussillon avec ce Collioure de Val Magnières Armenn 2017 et cette Côte catalane des Schistes Casot d'en Gora 2016.



Dans la série des Bourgognes, un générique Vaudoisey Creusefond 2005 en magnum de haut niveau, évidemment un vin de l'ami Jean Pierre avec ce superbe Voillot Pommard Rugiens 2009 Excellent 93 17,5 mais surtout un vin qui a dominé les Bourgogne (que je n'ai pas identifié du tout !!!!) avec ce Chambertin Rossignol Trapet 2004, sans aucune des scories classiques du millésime, un équilibre royal, des tanins fins, soyeux, et une profondeur/fraicheur finale impressionnante 94 17,5+ manque juste un poil de gourmandise pour être exceptionnel (18).

Pour les Alsaces, un niveau moyen TRES élevé mais la palme pour moi revient à, probablement le plus grand jus de cailloux que je connaisse, que ce Riesling Clos Saint Hune. Et ce 2005 se présente avec un nez droit, fin, sur l'agrume, citron, puis pamplemousse mûr, note mirabelle, pointe fleur d'oranger puis ce côté silex, pierre humide, sur un fond terpénique du plus bel effet. En bouche, c'est droit, cristallin, d'une grande profondeur, la fraicheur devient presque vive avant que la matière ronde et gracieuse ne l'enrobé, sur l'agrume mûr, puis la mirabelle, note roche, silex, pierre humide, fond terpénique, presque pétrole. la finale est droite, fraiche presque acérée mais tellement bien enrobé, c'est profond, puissant et très belle persistance de jus de cailloux :-) !

Pour les Rhones, superbe confrontation à 2 jours d'intervalle de Cote Blonde. Avec une similitude et une parenté évidente. 2 grands vins qui arrive à peine à la puberté mais qui se laisse déjà tellement facilement boire… Ces 2 Côte Rotie, Cote Blonde 2009 présente des nez fins, délicats, précis de cassis mûr, gourmand, sur la Mouline on est plus moka, sur Rostaing, c'est plus poivré. Les bouches sont magnifiques, concentrés, denses, de tanins soyeux, précis, un peu plus moelleux sur la Mouline, un peu plus fins chez Rostaing, mais dans les 2 cas, un sentiment de fraicheur et de délicatesse qui supprime toute lourdeur. Des finales épanouies, tenues par leurs structures, avec une pointe acidulée et une longueur magistrale. Difficile de dire qu'elle est la meilleure, la Mouline plus gourmande peut-être, Rostaing un peu plus élégante, 2 très grands vins 94-96 Exceptionnel (18-18,5)

Nicolas nous a permis aussi de boire un vin nature réussi, voir très réussi ! Car ce Gewurztraminer Domaine Gross Neuweg 2017 issu de macération, est surprenant mais superbe, un jus de rose avec une pointe de litchi, le tout sans une once d'oxydation, ou de notes animales, et de sucre… Un très joli vin, sec et droit, presque puissant en finale ou la matière ronde donne du corps, et de l'allonge à la finale. TB-Excellent 91 (16,5)



Enfin, nous finissons notre périple pas un passage sur Perpignan avec, comme le veut la tradition, visite au Domaine des Schistes, et encore une fois cette année nous arrivons le premier jour des vendanges. Après le papa, la maman, cette année c'est le fils qui nous fait une rapide dégustation (car nous connaissons bien les vins du domaine) et c'est très intéressant d'entendre sa façon à lui de parler des vins et des terroirs. Je ne vous fais pas l'article car j'ai déjà de nombreuses fois mis en avant ce domaine. J'ai commenté le Casot d'en Gora ci-dessus. Sa version 2017 est tout aussi réussi. Le Caune d'en Joffre 2017 est un peu moins éclatant que le 2016, et un peu plus cacaoté mais ce 100% Carignan reste magistrale en bouche de force contenu, de délicatesse des tanins… Enfin, faites vous plaisir avec le simple Muscat de Rivesaltes, parfait d'équilibre sucre/acidité.
Sinon, autre découverte intéressante à Perpignan, les caves Maillol. En centre ville, vous y trouverez toutes les belles références de la région (Collioure, Cote catalane..) à des prix compétitifs et un accueil chaleureux de passionnés. Olivier Pithon, Coume del Mas, Rectorie, Madeloc (Gaillard), Preceptorie, les Schistes bien sûr, manque juste peut-être Val Magnières...

Amicalement, Matthieu