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samedi 17 septembre 2016

Le DEP devient le DOP à l'occasion d'une soirée Bordeaux 2002 qui ne restera pas dans les annales !

Bonjour à tous,


Reprise de nos dégustations, à nouveau au Roca dans le 17eme, ou nous avons encore mieux mangé que les fois précédentes... Mais pas forcément mieux bu avec ce thème Bordeaux 2002 dont on n'attendait pas non plus des merveilles, mais qui a confirmé sa faible réputation... Les diners des Dégustateurs de l'Est Parisien, devenus  Dégustateurs de l'Ouest Parisien, n'ont pas commencé sous les meilleurs hospices, en tout cas pas celles de Beaune pour cette première....


Le premier vin, blanc, présente un nez aux notes franchement oxydées d'olive verte et de noix, la bouche, bien construite, confirme une évolution jurassienne non maitrisée du breuvage. A revoir... ce Clos des Féées Blanc.


Puis on attaque les Bordeaux 2002 en aveugle :




Vin 1 : Un nez de cassis aux notes boisées marquées voir envahissantes, note kirchées  sur un fond moka. La bouche est charpentée, profil amer marqué, c'est droit, tanins ronds plutôt bien extraits, sur le cassis et toujours ce boisé moka fumé trop présent. La finale est ronde sur le cassis, puis ce boisé. C'est bien travaillé certes mais pas d'une grande typicité et surtout pas très complexe. B-TB 86 14+ Moulis Chateau Chasse Spleen.


Vin 2 : Un nez de cassis aux notes animal, puis encre, fond fumé. La bouche est charpentée, plus volumineuse, c'est droit plus profond, tanins ronds, un peu stricte, sur le cassis, note d'encre puis évoluant animal/gibier limite écœurant, fond fumé. Par contre, la finale est fraiche, présentant même une certaine délicatesse, presque élégante avant que ne surgisse ces notes animales mais moins marquées dans une persistance intéressante de cassis, d'encre, de graphite, fond fumé. TB 87 (15) que ce Moulis Chateau Poujeaux.


Vin 3 : Un nez boisé un peu marqué par la vieille futaille, sur le cassis, le tabac brin, note encre, fond fumé. La bouche est nettement plus élégante, corpulente, pas trop extrait, tanins pas très denses certes mais bien soyeux enrobant une structure droite sur le cassis, noite tabac plutpot blond cette fois, poivron rouge grillé, fond fumé, c'est bien plus élégant. La finale délicate est fraiche, ronde, empreinte tannique un peu asséchante mais belle persistance de cassis, mûres, note poivron rouge grillé, pointe encre, fond fumé tabac blond élégant. Une jolie bouteille qui va s'améliorer tout au long de la soirée, à qui il manque juste volume, profondeur et complexité pour passer dans l'excellence. TB 89 (15,5). Margaux Brane Cantenac



Vin 4 : Un nez de prune, de cassis, marqué d'un boisé exotique menthol, moka, balsamique, ça part dans tout les sens. La bouche est corpulente, tanins encore astringents, profil amer, très marqué bois, note menthol, moka mais avec des traits verts typé bourgeon de cassis, poivron vert. La finale est ronde mais tombe très vite sur le fruit noir et ce boisé exotiquo balsamique. Bon, pas facile de comprendre ce vin qui va dans tous les sens sans grande ligne directrice... Bof que ce Saint Emilion Chateau Les Gravières.

Vin 5 (mon apport, CR fait avant le diner) : Un nez de cassis acidulé, note de poivron rouge grillé, pointe fraiche typé cèdre, quelques épices lèger vanille lacté fond boisé léger entre fumé et moka, un début de complexité qui se sent moins au diner. La bouche est charpentée, droite, tanins ronds mais un peu rigide encadrant une structure assez stricte, fraiche, droite, mais profonde, et qui va devenir plus moelleuse lors du diner, c'est bien le plus équilibré sur le cassis, la mûre, note épice légère, puis plus tabac, graphite, fond fumé. La finale est fraiche, pleine, plutôt puissante, à l'empreinte tanique un poil marquée encore sur le cassis, à nouveau sensation acidulée, assez friande, note poivron rouge grillé, de graphite, fond fumé tabac. TB-Excellent 91 (16+) que ce Pauillac Pontet Canet que la majorité place à Pomerol, c'est dire comme la bouche est devenue plus moelleuse durant le diner (et surtout en comparaison des autres...)


Vin 6 : Un nez de cassis, avec une pointe futaille, animal qui évoluera plus boisé classe lors du diner, sur le cassis, l'encre, note épice et poivron rouge grillé, fond fumé. la bouche est charpentée, concentrée, tanins soyeux, c'est droit presque puissant, de la fraicheur, sur le cassis, note poivron rouge grillé, encre, pointe réglisse, fond fumé. La finale est puissante, acidulée offrant un coté friand, sur le cassis, note poivron rouge grillé, pointe épice, fond tabac fumé. La puissance me fait penser à Saint Estephe ou Pauillac, patatra, pas du tout, mais un joli vin que ce Saint Julien Léoville Barton. qui d'ailleurs s'affine en cours de soirée, perdant cette puissance un peu brute pour gagner en élégance. TB 90 (16)


Vin 7 : Un nez cassis, mûre, encore des note animal (décidément, c'est ma soirée) qui s'estompe à l'aération, note épice réglisse, poivron rouge grillé et fond boisé fumé encore marqué. La bouche est charpentée, tanins soyeux mais à "gros grain" c'est droit mais pas de profondeur, sur le cassis, puis ces notes légèrement animales, dommage, car on perçoit aussi du réglisse, du poivron rouge grillé et fond fumé. La finale est fraiche, tonique, bien enrobée, profil amer, persistance intéressante sur le cassis, note poivron rouge grillé, toujours cette pointe animale pas très élégante, encre, fond fumé. TB 89 (15,5+) que ce Saint Julien Leoville Poyferre je dirai manquant un peu de finesse et précision par rapport au Barton, et ce cote animal moins élégant sur cette bouteille


Bon, ben, c'était une soirée Bordeaux 2002, un millésime que j'apprécie peu. Des vins extraits, parfois un peu grossièrement, manquant de complexité et souvent trop marqué par le bois. Pas de mauvais vins pour autant, mais pas grand non plus...


Amicalement, Matthieu