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lundi 12 juillet 2010

Diner de Dcien en goguette à Paris : Gourt Mautens Calon Segur Riesling Boxler Pouilly Verget

Bonjour à tous,

La montée estivale de David (Pignolo) et le passage éclair de Nicolas nous ont permis de monter au débotté un super petit diner. Chance, la chaleur est tout à fait acceptable au vieux chêne et nous attaquons dans la joie et l'allegresse quelques belles bouteilles :

Vin 1 : Un nez de pomme, pointe agrume, fond de sauvignon bordelais et un léger boisé vanille bien intégré. La bouche est ronde équilibrée, une légère souplesse en finale mais une aromatique riche et agréable. joli vin. Très Bien 87. Bordeaux Clos Floridene 2003.

Vin 2 : Un nez de chardonnay, discret à l'ouverture puis monte la noisette, le miel, une pointe beurrée, de la frangipane. La bouche est délicate, mûre, ronde, poire, noisette, pêche, belle allonge, finale fraiche, citronnée, ample et sur une ligne saline désaltérante, très beau, très agréable. Très Bien + 89-91. Pouilly fûmé Verget 2005.

Vin 3 : Un nez de citron confit puis la fleur de vigne, agrume mûr, l'orange et une pointe naphtée, beau nez de Riesling tendu. La bouche est à l'unisson, grosse attaque fraiche tendue, un poil perlant, puis belle matière dense aérienne qui enrobe une structure vive, beaucoup d'allonge, droite, tendue, une pointe de maturité rend l'ensemble doux, complexe. La finale est traçante, longue, tendue comme un arc et persiste incroyablement sur le citron confit, la fleur de vigne, une trace amer. Whaouh, grand vin. Excellent 92-94. Riesling Boxler Sommerberg cuvée D (dudenstein) 2008.

Vin 4 : Un premier nez hyper séduisant de fraise écrasée, de prune, sur un fond d'épice orientale, cardamone, puis ça tombe dans le confit, le pruneaux, le pneu brulée. la bouche est ultra-mûr, confite, pruneaux, matière soyeuse mais les tanins finissent sec, la finale est ronde mais abrupte et courte sur des notes confites sucrées. Le premier nez m'a séduit et montre le potentiel mais le reste tombe dans une forme de sur-maturité très nouveau monde (plusieurs fois cité comme origine du vin). D'après Patrick les millésimes récents sont plus équilibrées. Rasteau Gourt de Mautens 2003.

Vin 5 : Un nez de cabernet bordelais marqué poivron limite mûr sur un fond graphite. La bouche charpentée est marquée de ce poivron avec des tanins encore astringents, dans une structure droite encore rigide. La finale est fraiche, limite acide car la matière reste encore en retrait. Une ligne amer relance les arômes classiques du grand Bordeaux. J'opte pour un beau Pauillac d'un millésime moyen, genre 95, et encore fermé.Très Bien 88. Et non, C'est Calon Segur 88. Je suis plutôt déçu car j'avais lu de belles critiques sur cette bouteille. Celle-ci n'est pas du tout prête à boire et surtout je trouve la maturité limite.

Vin 6 : Un nez mûr de cassis, de bacon, de cuir, de poivre, quelques secondces et j'ai reconnu une Brune et Blonde (faut dire j'ai bu une 91 l'apm). La bouche est superbe, corpulente, ample, tanin soyeux, ça remplit la bouche de cassis, de cuir, d'épice, une finale acidulée longue qui finit sur le poivre et le cuir. Excellent 94. Maintenant, reste le millésime. C'est au choix 88, 90 ou 91. J'ai bu la 91 l'apm et sa finale est assez souple. La 88 est tout en équilibre, là le côté mûr et acidulé me fait dire 90. Perdu c'est 88, Cote Roti B&B Guigal. Mais décidément quelle belle bouteille !

Super dîner, deux très beaux vins, et toujours autant de discussion passionné.
Amicalement, Matthieu