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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

dimanche 8 janvier 2012

Un vin qui donne envie de raconter : Vosne Romanée Rion

Bonjour à tous,

Pour remettre en contexte et expliquer ce qui m'a questionné, retour en arrière de quelques semaines.

Lors de notre périple Bourguignon, j'ai enfin réussi à convaincre mes petits camarades de passer chez Daniel Rion à Primeaux. Un domaine, peu médiatisé, que j'affectione particulièrement tant pour la qualité de ces vins, que pour sa politique tarifaire sage. Le domaine est méné par 2 frères et une soeur, les enfants de Daniel Rion.
La dégustation des 2008, réalisée avec Madame, nous a permis d'apprécier les Nuits Saint Georges et Vosne Romanée qui composent l'essentiel des crus de ce plutôt grand domaine (18 ha).
J'apprécie particulièrement le Nuit les Grandes Vignes, les 1erC Vignes Rondes et Clos Argilières (vigne qui n'est plus exploité) mais surtout la pureté du Vosne Beaux-monts et le plus sexy Vosne Chaumes.
Très rarement déçu et souvent très agréablement surpris par les vins du somaine que je suis et ai dégusté sur une dizaine de millésimes. Jamais eu non plus de révélation absolue mais quelques excellents vins que j'ai noté de 17 à 18.

Lors de cette dégustation, le Vosne Village, le Nuits Vignes Rondes ainsi que le classique Beaux-monts furent particulièrement appréciées. Ainsi j'avais attribué 89-91 au Vosne Village. Je l'ai regouté hier :

Vosne Romanée, Domaine Daniel Rion 2008 : Un nez gourmand, classe, de fruit mûr, framboise, groseille, quelques notes lactées, une pointe ronce qui équilibre sur un fond boisé fumé classe. La bouche est sapide, corpulente, large, de beaux tanins délicats et soyeux, enrobant une structure droite, fraiche, tonique, sur le fruit rouge mûr, groseille, fraise des bois, et des aromes délicatement boisé fumé. La finale est fraiche, dynamique, sur le fruit rouge mûr, pointe gourmande, et très belle persistance de fraise des bois, ronce et fond fumé boisé classe. TB-Excellent 90-92 (16-16,5) et je trouve ce Vosne Village encore plus réussi que lorsque je l'ai gouté en cave. Ma chérie m'interpelle en goutant le verre épaulé "Oh il est très beau ce vin, pourquoi tu ouvres une si belle bouteille ce soir ?"

Car, en effet, le vin est très beau pour un simple village. Et là me revient la discussion avec Olivier Rion, que nous avons eu sur place, le soir, lorsque nous sommes passés prendre nos commandes. C'est Olivier qui s'occupe des vignes et participe activement bien sûr aux vinifications. Et ce soir là, il s'est mis à nous parler. De ces vignes, de ce qu'il souhaitait faire, des contraintes qu'ils rencontraient et son ton s'en trouvait presque triste. C'était touchant. Il s'excusait presque. Sur la conduite des vignes, par exemple, très engagée dans la biodynamie, mais ne pouvant respecter strictement le calendrier, sur les jours de travail ou pas, les dates de vendange, sur les rendements, sur les traitements, sur le travail des sols, de la vigne, cet homme nous racontait tout ce qu'il aimerait faire, une vision perfectionniste dont on sentait qu'elle se heurtait aux contraintes d'une réalité économique qui générait chez lui tant de frustrations...

En buvant son vin, je ne peux m'empécher de penser : quel vin pourrait naitre s'il pouvait mettre en oeuvre tout ce qu'il souhaite ! Serait-il tellement meilleur ? ou simplement, tellement plus satisfaisant pour lui.

Car Olivier, si vous lisez ces lignes, rassurez vous, vos vins sont déjà superbes et présentent un des meilleurs rapport Q/P que je connaisse en côte de Nuits. L'ensemble des techniques que vous souhaiteriez mettre oeuvre risqueraient de provoquer une inflation qui nous empêcherait, peut-être, de pouvoir accéder à vos très beaux vins ! Alors, continuer ainsi, "sans angoisses ni regrets", en vous souhaitant de pouvoir peut-être un jour atteindre votre idéal. Et encore merci pour les beaux moments de dégustation que vous nous offrez.

Amicalement, Matthieu


samedi 7 janvier 2012

Avec la bestiole du 1er de l'an : Echezeaux

Bonjour,

Pour le premier jour de l'année 2012, j'ai cuisiné un faisan en gibelotte mais au vin blanc et avec un fond de sauce "perdreaux", que j'ai accompagné d'un grand vin, en tout cas sur étiquette, comme il se doit pour le premier vin de l'année dégusté.

Echezeaux Ropiteau Mignon 1989 : Un nez élégant, complexe, de fruit rouge mûr, groseille,  pointe confit, note de sous-bois, graphite, un côté floral pivoine et un fond de cuir, léger fumé. La bouche est corpulente, ample, avec des tanins soyeux, bien caressants, sur le fruit rouge mûr, pointe acidulée, pivoine, graphite, cuir et léger fumé. La finale est fraiche, dynamique, précise et de belle persistance, fruit rouge, épice, pointe de poivre, de fleur, note de graphite et fond de cuir léger fumé. Excellent 94 (17,5). Superbe accord avec le faisan et bien grand plaisir pour ce premier vin de l'année.

Amicalement, Matthieu

Pour le reveillon du nouvel an : Pommard, Gigondas

Bonjour à tous,

Pour le nouvel an, dans un réveillon ou je ne connaissais que 2 des 15 convives, j'avais prévu large et étonnant pour qui ne déguste pas souvent mais boit. Les vins ont eu leur petit-gros effet pour ceux qui s'y sont intéressés.

Pommard 1erC Clos de la Comarraine Jaboulet-verchère 1978 : Un nez évolué de cerise griotte, pointe kirchée, note café, moka, sur un fond sous-bois, feuille morte qui donne la fraicheur. La bouche est charnue, encore bien vive, sur la cerise griotte, léger confit, belles notes moka typiques du pinot évolué, du sous bois, du champignon avec des tanins soyeux mais un peu fluide. La finale présente une pointe acidulé, une jolie rondeur et une persistance intéressante sur le fruit rouge léger confit, la feuille mlorte et les notes moka. TB 88 (15)

Gigondas Guigal 1990 : Un nez assez lourd de prune, pruneaux, épice souk, note kirchée/confit sur un fond chocolat mais avec de délicate touche d'orange confite. La bouche est charpentée, large, tanin soyeux, léger creux en attaque, puis arrive la prune, le pruneau, les épices, l'agrume confit. La finale, imposante et puissante, persiste sur la prune, le fruit noir confit,mais pas d'une grande longueur. TB 87 (14,5)

J'avais également apporté un Champagne 1erC Gonet Medeville de bon aloi car assez vineux et à la bulle fine et un Chardonay Les Femelottes de Chavy 2009 qui m'a sauvé sur les entrées, un joli chardonay très agréable.

Amicalement, Matthieu

samedi 31 décembre 2011

Grosses séries entre les fêtes : Pauillac, Hermitage, Macon

Bonjour à tous,

Période de vacance entre les fêtes, période d'ouverture de flacons, période de bilans aussi. cette année, un départ très bouchon avec plus de 10% de bouteilles flinguées, puis après l'été, enfin cela s'est ré-équilibré pour finir plus conforme au classique 5%. Par contre, les Bourgognes blancs oxydées des années 98 99 ont fait strike pendant les fêtes ! C'est quand même rageant et frustrant.

Encore cette semaine, Chassagne Montrachet Les Chaumes Bachelet Ramonet 99, dead. Plus réjouissant :

Macon Pierreclos, Guffens Heynen, Tri des Hauts Chavigne 2007 : Un nez classe de fruit jaune mûr, note d'amende sur un fond boisé brioche avec leger caramel. La bouche est ronde dans une structure droite, amende, craie, boisé pointe caramel. La finale est fraiche, joli longueur dominé par la craie mais fin de persistance caramel peu élégante. TB 88 (15,5) mais pas la bouteille la plus élégante des 3 dégustées.
Pommard Pezerolles Voillot 2009 : Un nez explosif de cerise, épicee variées, réglisse, note de ronce fraiche, pointe kirchée, fond sureau cèdre. La bouche est énorme, ample, tanin velouté, large sur la cerise, la groseille pointe grenadine notes de sureau, cedre, ronce, épice, réglisse, de l'intensité et de la densité. La finale est fraiche, tenue par cette belle matière, large, queue de paon et superbe persistance de fruit rouge mûr, ronce, sureau, boisé léger fumé et note de cèdre. Excellent + 94-96 (18-19)

Pauillac, Chateau Clerc Milon 88 : Un nez terrien, léger cassis pouce qui reste de fruit, note de pierre, de sol brun, pointe graphite, d'encre et fond fumé tabac. La bouche est corpulente, droite, tanin soyeux mais ensemble un peu rigide, sur le cassis, le tabac, graphite, la terre. La finale est fraiche et de persistance honete sur le champignon, la terre brune, le graphite et fond tabac blond fumé. TB 88 (15,5)

Hermitage Domaine Colombier 99 : Un nez après aération, discret, mais fin et  délicat d'une syrah a point, cassis, belles notes de poivre, d'olive grec, fond cuir et bacon grillé. La bouche est charpentée, droite, de l'allonge, profonde avec des tanins soyeux, sur le cassis, poivre, cuir bacon grillé. La finale est fraiche, dynamique, sur le cassis, le poivre, l'olive noir grec, pointe de garrigue et fond cuir et bacon grillé. Excellent, à maturité pour bien 5 à 10 ans, 92 (17)

Amicalement, Matthieu

vendredi 30 décembre 2011

Poule faisane Mazis et Margaux

Bonjour à tous,

Poursuite des jolis diners entre les fêtes, avec une poule faisane délicatement faisandé, flambé au cognac puis cuite lentement au vin blanc et bouillon. Pour accompagner ce repas :

Mazis Chambertin Harmand Geoffroy 1997 : Un nez de griotte, groseille, de sureau , note de rose fanée, pointe d'agrume confit et fond de cuir compose le bouquet classique du bourgogne à maturité. La bouche est charnue, tendue, de la profondeur, de la rondeur, du dynamisme, tanin soyeux sur la cerise griotte, la groseille, note florale typée rose fanée et fond de cuir. La finale est ronde, bien soutenue et offre une jolie persistance complexe de fruit rouge, de cuir, de rose. Un accord superbe sur la chair tendre et goutteuse du gibier. Excellent 93 (17)

Margaux, Chateau Rausan Segla 1982 : Un nez superbe, complexe, évoluant en permanence, à maturité de fruit rouge et noir intense, très léger kirch, puis du cèdre, du bois de santal, note de cepes, de sous bois et fond de cuir, léger fûmé. La bouche est charpentée, intense, droite, de l'allonge enrobée de tanins veloutés, amples, caressants, belle intensité de fruit rouge, pointe confit/kirchée gourmande, mais aussi du cèdre, des cèpes, du sous bois, santal et une petite touche graphite qui donne la profondeur. La finale est fraiche, enrobante, enorme persistance de fruit rouge et noir mûr, cèpes, bois de santal, cèdre, sous bois, et fond léger fûmé. Excellent+ 95 (18). Le vin est tellement bon qu'il se marie avec tout même si là, il s'impose presque trop sur le gibier.

Amicalement, Matthieu