Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

mercredi 11 août 2010

Une révélation en Bordeaux blanc : Pessac Malartic Lagravière

Bonjour à tous,

Deux vins blancs dont un superbe Bordeaux Blanc qui a été une révélation pour moi... On peut de faire de grand vin blanc à Bordeaux :

Pessac Leognan, Chateau Malartic Lagravière 2007 : Un nez pur, précis, complexe, de sauvignon mûr sur un fond de foin coupé, d'herbe seche, note de pamplemousse mûr, de fleur acacia, pointe de pin et de menthol. La bouche attaque large avec une touche de gras, puis ça devient ample avec une matière caressante, soyeuse dans une structure avec de l'allonge, sur la mirabelle, le coing mûr, le pin, le pamplemousse, des notes crayeuses. La finale est tout en équilibre entre l'amplitude, la rondeur et la fraicheur, ce qui donne un port altier et une grande élégance à cette finale persistante sur les arômes du nez avec en plus un fond très léger boisé, beurré, très classe. Whaou, superbe, la bouteille est sifflée en moins de temps que de l'écrire. Une révélation pour moi : je peux m'éclater avec de grand blanc Bordelais ! Excellent + 93-95.

Plus classique dans mes goûts, bien que celui-ci ne soit pas l'archetype de mon idéal Riesling :

Riesling, Geisberg Cuvée exceptionnelle Kientzler 2004 : Une bouteille bue sur plusieurs jours, donc vacuvinée et remis au frigo. D'abord, bonne nouvelle, pas de problème de bouchon cette fois, la précédente était marquée de carton humide... Non, cette fois, le nez se présente très mûre sur le miel, l'orange confite, et un fond léger naphté. Au fur et à mesure des jours, le nez va gagner en harmonie, donnant également de la mirabelle, des notes fleuries...La bouche attaque avec une grosse matière sur une acidité marquée, l'ensemble devenant plus homogène, plus équilibrée avec le temps, les notes sur-muries sucrées initiales, se faisant plus discrètes pour laisser place au miel, à la mirabelle, à l'orange confite. La finale est ronde tranchante le premier jour sur le fruit confit, avec une note sucrée insistante, une sorte de VT à la structure sèche. Au bout de 2-3 jours, l'ensemble est plus harmonieux et les notes sucrées sont plus fondues dans l'ensemble, donnant au finale un joli vin d'apéritif ou de gatronomie sucré/salé. Très Bien 87 -> 89

Amicalement, Matthieu