Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération, contrairement à l'Alcool qui se consomme, majeur et avec modération. La plus part des vins sont dégustés et crachés.... Consulter le aussi en vidéos sur YouTube

samedi 17 décembre 2011

Pour préparer les fêtes : Meursault, Pouilly, Saint Emilion, Volnay Santenots

Bonjour à tous,

Pour préparer les fêtes, après les premiers gibiers, les premières bouteilles pour faciliter l'accès au fond de la cave !

Chablis 1erC Mont de Millieu Gautheron 2005 : Un nez séduisant sur une pointe miéllée, de fruit blanc, des notes fougère, foin, fond léger crayeux. La bouche présente une matière ronde, tendue, jolie profondeur, fruit blanc, agrume citron, note foin, de craie donne un ensemble séduisant et "typique". La finale est un poil saillante mais pure et précis, grande longueur, fruit blanc, citron, pomme grany, foin et craie. Un beau Chablis, TB 88 (15,5-16)

Pouilly Fuisse Verget Terroir de Vergisson Laroche 2007 : Un nez séduisant de fruit blanc mûr, notes marquées fûmé grillé (réduc un peu, bois sans doute), brioche, pointe agrume et un joli fond noisette tilleul. La bouche attaque sapide, ronde, fruit blanc mûr, pomme, poire, joli fraicheur tend la bouche, note crayeuse puis boisé classe bien intégré typé caramel au beurre salée, fumé, grillé. La finale est fraiche, dynamique, un côté gourmand, sur le fruit mûr, pointe fleurie agrume note crayeuse, puis beurre, brioche, fumé et toasté. TB 90 (16)



Volnay Santenots Buisson Charles 2007 : Un nez discret de cerise, note sureau, pointe épice, ronce, fond sanguin avec un léger boisé. La bouche est corpulente, large attaque puis c'est tendue, droit, long, sur la cerise griotte, épice, sureau, ronce. La finale est fraiche, droite, longue, sur la cerise, le sureau, pointe ronce et de jolies notes d'épice. Le vin est moins expressif qu'il n'a été mais n'a pas encore gagné de la complexité. TB 90 (16)

Saint-Emilion, Chateau Soutard 1986 : Un nez évolué, discret, profond, sur le fruit rouge, fraise, champignon, note de cuir et fond léger fumé. La bouche est corpulente sur le cassis, le champignon, pointe d'encre, note cuir, tanin rond, tendue, un ensemble faiblement expressif et manquant d'harmonie. La finale fraiche présente une pointe verte typée poivron, un peu fuyante, persistance de fraise, cuir, champignon. TB 87 (15)
Cote de Provence, La Rimauresq 2006 : Un nez puissant, mûr, de fruit noir, note garigue typé fraicheur, orange sanguine, fond chaleureux cacao, chocolat pointe boisé toasté. La bouche est robuste, dense, tanin soyeux enrobant, large, fruit noir, mûre, épice, chocolat, cerise. La finale présente une pointe de fraicheur digestive, puissante, fruit noir mûr, note orange sanguine et fond cacao chocolat. TB 88 (15,5)

Amicalement, Matthieu

dimanche 11 décembre 2011

Avec les premiers gibiers : Volnay Santenots, Puligny Pucelle

Bonjour à tous,

Les premiers gibiers (merci Christophe) récupérés fin novembre m'ont permis de faire plaisir à quelques amis (Thibault, alors...) et d'ouvrir les premières grandes bouteilles d'age respectable. On a commencé avec 2 jolis perdreaux, bien faisandés et dont les restes ont fait l'objet d'un traitement précieux pour donner les futurs fond de sauce aux faisans et autre poule faisanne. Quelques bouteilles ouvertes pour accompagner ses jolis repas

Puligny Montrachet, Pucelle Marc Morey 1998 : première bouteille oxydée, la deuxième bouteille se présente un peu mieux avec tout de même une pointe oxydative légère, fruit jaune mûr, notes crayeuses, agrume, fond riche  beurrée léger toasté. La bouche présente une grosse attaque, matière moelleuse, large, ample puis ça se tend, belle allonge, le vin se fait plus fin, fruit jaune, craie et roche, pointe beurrée, note agrume voir citron. La finale est fraiche, presque vive, qui évite la molesse, longueur honete fruit jaune, épice, poivre, presque menthol, craie, citron et fond beurrée. Un beau vin en forme conique, ce que je retrouve assez souvent avec ce terroir des Pucelles. TB 90 (16). Par contre, le vin n'a pas tenu à l'aération évoluant rapidement sur une oxydation prononcée.

Sur les fameux perdreaux, Volnay Santenots Pierre Boillot 1996 : Un nez fin complexe, évolué, ou se mele le cassis, la cerise, le champignon , le sous bois, des notes légères kirchées, un fond épicée pointe orange confite. La bouche est charnue, large à l'attaque sur un fond droit tendu, matiere soyeuse qui enrobe la fraicheur, délicatesse, sur le fruit rouge, pointe cerise léger kirch, champignon, sous bois, léger cuir. La finale est bien enrobée d'une matière moelleuse mais sous tendue d'une belle fraicheur, persistance sur une pointe de vivacité, longueur intéréssante, fruit macérée, champignon, sous bois. Un très beau 96 ou la fraicheur est bien enrobée. Excellent 92 (17)

Chambolle Musigny Amiot Servelle 2006 : Un nez pinotant, ouvert, séduisant, de fruit rouge mûr, framboise, groseille, pointe de ronce, note de sureau, léger boisé fumé. La bouche est corpulente, tanins précis, fins, sérrés au beau toucher soyeux, de la fraicheur qui tend l'ensemble, belle sapidité de groseille, ronce, sureau. La finale est fraiche, délicate, fine et de belle longueur sur la groseille, le sureau, note de ronce et très léger fûmé. TB+ 90 (16)

Sancerre, Mellot, Moussières 2006 : Un nez expressif, classique du sauvignon avec ces notes de buis, de pin sur de l'ananas, du fruit jaune mûr, pointe silex pierre. La bouche est tendue, droite, sapide avec une matière ronde bien enveloppante qui adoucit la structure fraiche, sur l'ananas, l'agrume mûr, note de buis, de pin, fond citron silex très séduisant. La finale équilibrée est salivante et de très belle persistance sur l'ananas, buis, citron, silex, et fond fougère. Une cuvée que j'aime beaucoup qui jeune est assez peu typique mais dont la typicité se fait jour au vieillissement. TB+ 90 (16)

Amicalement, Matthieu

samedi 3 décembre 2011

WE bourgogne 2011 : colonie de vacance

Bonjour à tous,

 Notre classique WE Bourgogne de fin novembre a tourné à la colonie de vacance cette année !!! Pas un repas sans moins de 10 personnes. Mais l’occasion de croiser Dany et sa charmante femme, des suisses en vadrouille, des parisiens égarés, il ne manquait qu’un Nancéen trop pressé pour faire de Meursault, le lieu DCien le plus people du WE ;-)

Pas pris beaucoup de note cette année, décidé avant tout à profiter dans les brefs moments sans organisation à gérer.

Personnellement, 2010 est un millésime que j’apprécie, en blanc comme en rouge, équilibre, joli maturité avec tension et énergie. M’a fait penser à 2005 avec moins de force, d’énergie interne, et un peu moins de matière.



Entre diners (photos du diner master) et visites, beaucoup de vins dégustés. Des 2008 très digestes, dont l’acidité se trouve de mieux en mieux enrobé par la matière, des 2009 assez inégaux, de bons vins assez faciles mais un peu "plan plan" parfois, un style tendre, des réussites magistrales lorsque la matière et la fraicheur sont bien combinés (Derrière la Grange d’Amiot Servelle !!!!!).
Les plus beaux vins dégustés :

Pommard Rugiens Voillot 69 : tout y est, aromatique, équilibre, puissance et douceur, dynamisme et longueur. Grand terroir, beau millésime et le domaine Voillot.

Meursault Bouche Chères BC 2005 : Immense magie entre matière, délicatesse, légereté, densité, équilibre. Le plus beau blanc du WE. (et 2010 s’annonce dans la même veine !)



Ducru Beaucaillou 86 : grand vin rive gauche, élégance, classe, longueur, profondeur.

Leoville poyferre 78 : Gourmandise, rondeur, tout en gardant complexité et finesse.

Chassagne Cailleret Morey Coffinet 2010 : d’habitude, ce n’est pas mon préféré chez Thibault. Cette année je l’ai trouvé magistral. Aérien, puissant, en harmonie de bout en bout, une révélation, peut-être le plus beau vin chez Thibault cette année (Bouche Chère chez Patrick, du même acabit)



Chambolle Derrire la Grange Amiot Servelle 2009 : potentiel immense, énorme matière soyeuse à peine sauvage, profondeur, aromatique superbe, fraicheur surprenante, persistance hors classe, pas le profil d’épinal du chambolle, mais le profil du grand vin.

Vosne Romanée Beaumont Rion 08 : tendu, élégant, salin, fin, précis, un Beaumont très classique entre soyeux vosnien et profondeur.



Volnay Village Rebourgeon Mure 62 : quoi, ça, un village 62 ?! Et oui monsieur (certes 40% de 1er cru) mais quel vin. Complexe, fruit, café, cuir, bouche soyeuse, harmonieuse, finale dynamique. Incroyable (mais pas surprenant tant la qualité des vins du domaine sont à l’opposé de sa faible notoriété, mais pas localement). Volnay Cailleret, Pommard Clos Arvelet et Grands Epenots 08 et 09 de grande classe.

Marsanay Champs Salomon 2009 de Bart, un vin magnifique, l'archétype du grand 2009, de la matière, de la maturité mais aussi de la fraicheur, grande bouteille à 15 €..., je dis ça, je dis rien...



De très beaux blancs : Chassagne MC Romanée 2010 : très complet, harmonieux, bel équilibre et grande tension ; Meursault Cras 2006 BC : très beau, caressant sans lourdeur, séduisant sans fardage, très beau vin ; Meursault Charmes 95 : évolué, long, complexe ; Meursault Poruzots Jobard 07 et 08 : un Meursault puissant, de la matière, de la densité et de beaux équilibres.



De très beaux rouges : St Chinian Terrasse Grillées Moulinier 98 : une côte rotie qui s’ignore, une syrah lardé et fûmé à souhait, belle bouche soyeuse et profonde ; Chasse splean 90 pour vous redonner le moral, un 90 excellemment réussie, un grand cru classé ?, non un Bourgeois d’un grand millésime ; Pommard Charmot vaudoisey creusefond 2005, un grand cru ? non, un grand millésime, un beau terroir, un bon vigneron. Intensité, précision, densité, longueur, tout y est. Pommard Rugiens Voillot 91, un millésime pas réputé mais un grand terroir et grand vigneron, et voilà une grande bouteille. Léoville Barton 2008 : nez d’un bordeaux jeune mais déjà de la complexité, bouche superbe tanins soyeux, équilibre, longueur et grande persistance.



Et beaucoup d’autres…



Amicalement, Matthieu

dimanche 20 novembre 2011

Je goutte très différemment de la RVF : Pomerol Rouget 2001, Gigondas, Meursault

Bonjour à tous,

Suite aux derniers N° de la RVF sur les caves people de courchevel, j'ai parcourru les 450 vins dégustés et commentés en 2011. Et bien le moins que l'on puisse dire c'est que je ne goutte pas du tout comme eux. Déjà, sur les Saint-Julien 2008, il mette en avant Las Cases et descende Barton, pour moi c'est exactement l'inverse, à date ! Du coup, voyant également une dégustation de 2001, j'ai attrapé cette bouteille de Rouget, très bien noté, que j'ai également disponible à portée de main.

Pomerol, Chateau Rouget 2001 : Un nez très fruit, pur, précis, de cassis, mûre, note gourmande mûr lait fraise, pointe chocolat cacao et fond fumé torréfié léger, bien intégré. La bouche est corpulente, sapide, joli densité de tanin soyeux, précis, structure droite trendue, profonde, dynamique, sur le fruit noir mûr, pointe épice réglisse, fond torréfié fumé. La finale est fraiche, bien équilibrée, de la sagesse et grande persistance dominé par le fruit mûr,  avec des notes cacao, pointe épice et fond torréfié fumé léger. Certes un très joli vin Excellent 93 (17,5). Mais ça ne vaut pas 18,5 (97) de mon point de vue.

Sinon quelques jolies bouteilles dégustées récemment :

Meursault Les Cras Buisson Charles 2006 : Un nez fin, délicat, de poire, fruit blanc, note  tilleul, noisette pointe de craie et fond très légèrement beurrée toasté. La bouche est très cras, attaque ronde, ample, puis ça s'étire, joli fraicheur, poire , noisette, note de craie, fond un peu caramel au beurre salée mais très séduisant. La  finale est ronde, pointe de gras mais ça reste dynamique sur une jolie longueur de poire, noisette, tilleul et fond léger toasté, caramel beurre salée. TB-Ex 16 (90)

Gigondas, Domaine du Terme 2003 : Un nez qui commence à évoluer sur la prune, la figue, pointe kirchée, note de cuir classe et fond cacao. La bouche est corpulente avec des tanins soyeux, amples, qui tient l'ensemble, belle sapidité de prune, pointe cerise kirchée et note d'épice, poivre, de cuir et fond cacao. La finale est ronde, un poil fuyante/souple mais de jolie persistance de prune, figue, épice, cuir et fond cacao. très joli vin, mais surtout très belle évolution. TB 89 (15,8). 5 eme bouteilles et on passe de 84 à 89 graduellement.

Amicalement, Matthieu

samedi 12 novembre 2011

Les dernières dégustées : Pommard Pezerolle, Montus, Chateauneuf Janasse

Bonjour,

Après avoir grandement apprécié Montus 2001, les magrets étaient l'occasion de tester la version Prestige .

Madiran, Chateau Montus Prestige 2001 : Un nez puissant, classe, profond, de cassis mûr, pointe encre, note graphite, fond balsamique, boisé toasté classe. La bouche est charpentée, tanins soyeux puissants, un poil rigide, sur une structuire fraiche, ensemble encore un peu en retrait sur le cassis mûr, encre, graphite, note fruit rouge léger confit gourmand, sur un fond boisé fûmé. La finale est fraiche, dynamique et longue sur le fruit noir et rouge mûr, pointe acidulée gourmande, note d'encre, de graphite qui donne de la profondeur mais aussi encore une pointe austère sur un fond balsamique, fumé et toasté. Un très beau vin encore en devenir. Excellent 91-93 (17-17,5)

Dnas la série, ou j'en suis avec mes gouts, qu'en est-il des Chateauneufs que je trouve maintenant lourd. Expérience avec la Janasse :

Chateauneuf du Pape, Domaine Janasse 2003 : Un nez discret, élégant, de prune, figue, des notes d'épices type souk, pointe kirch et fond léger cacao. La bouche est corpulente, attaque large, tanins poudrent un peu avec encore une pointe astringente sur la prune, note léger kirch, épice, cacao amer. La finale est ronde, un poil souple, longueur honète de prune, kirch, cacao, épice. Tanin mieux à table et très agréable sur des fajitas. TB+ 89 (16)

Depuis mon expérience avec les Epenots 2006 de Rebourgeon Mure, j'avais envie de regouter un pezerolle de l'ami Jean Pierre. Un beau roti de boeuf me paraissait un compagnon idéal :

Pommard Pezerolle Voillot 2006 : Un nez friand, corbeille de fruit rouge, note réglissée gourmande, épice multiple, pointe de fraicheur ronce et fond boisé léger caramel (Première fois que je ressens ça sur les vins de JPC). La bouche est corpulente, sapide, large à l'attaque, puis arrive des tanins fins, précis, soyeux, sur une structutre fraiche, droite, longue, de fruit rouge, note de carroube et sureau, réglisse, épice, beaucoup d'élégance mais encore un peu réservé. La finale est fraiche, grande friandise, et belle longueur fruit rouge, pointe acidulée, note de ronce, réglisse, épice, et fond léger boisé. Un vin encore sur la réserve, du plaisir déjà, mais surement beaucoup plus dans quelques années, à attendre 3 à 5 ans. Excellent 91-93 + (16,5 - 17,5).

Amicalement, Matthieu

dimanche 6 novembre 2011

De jolies bouteilles ces derniers temps : Ormes de Pez, Volnay, Trevallon, Schlossberg

Bonjour,

Après la relative déception à la dégustation du riesling Schlossberg de Mann apporté par Nicolas S pour la finale du rugby, j'ai ouvert une des miennes pour en avoir le coeur net !

Riesling Schlossberg Albert Mann 2004 : Un nez classqiue, élégant, d'agrume confit, épice, pointe miel, de kumquat, note silex craie minérale fond léger pétrole. La bouche plus équilibrée que la dernière fois, attaque en rondeur, mais très vite structure droite, tendue, bien enrobée par une matière pointe de gras, belle sapidité d'agrume confit, pointe minérale silex, craie, épice badiane léger sucre. La finale est ronde, léger gras mais bien tendue (jolie fraicheur) et e belle longeur sur l'agrume confit, la mandarine, épice douce, miel, fond léger pétrole. Excellent 93 (17+)

Riesling Drei Exa Ginglinger 2010 : Un nez précis de fruit blanc mûr,  d'agrume, note fleurie, guimauve, violette, fleur d'oranger, fond silex  "minéral". La bouche est tendue, droite, limite vive, traçante enrobée d'une matière bien mûr, fruit blanc, agrume, pointe amer, note fleurie, et fond silex, roche. La finale est fraiche, traçante, vive, effilée comme une lame et joli longueur agrume, fleur roche, de l'essence de Riesling. TB 88-90. (15,5-16)
Saint-Estephe, Chateau Ormes de Pez 2003 : Un nez discret mais fin de cassis, tabac, note épice, pointe fraicheur fleurie, fond encre graphite début de cuir. La bouche est corpulente, belle densité de tanins satinés, de la droiture, cassis, encre, graphite, tabac, pointe épice. La finale est équilibrée voir fraiche, cassis, encre, graphite et fond tabac léger fumé, pas d'une gde longueur. Pas le profil du 2003 lourd, très agréable, joli vin. TB 90 (16)
VdP Bouche du rhone, Trevallon 2008 : Un nez appétant de fruit rouge mûr, fraise, grenadine, pointe kirch, note d'épice, côté lacté chupachups et fond sur le végétal, la fraicheur. La bouche est charpentée, tanins soyeux mais un poil accrocheur, pointe austérité, dans une structure droite, de la profondeur, peu de compléxité à date, fruit rouge, note épice, encre. La finale est droite, profonde, longue, délicate, fruit rouge mûr, encre, épice poivre, enfin garrigue, fond léger fûmé. TB-Ex 89-91 (15,5-16,5)
Saint-Joseph, Delas Sainte Epine 2006 : Un nez discret en retrait, cassis mûr, léger poivre, note alcool légère, viande et fond boisé lardé. La bouche est charnue, creux attaque tanin rond, pointe amer, cassis léger, boisé lardé. La finale est fraiche, courte, cassis, fond fûmé lardé. B+ 86 (14,5)
Amicalement, Matthieu



mardi 1 novembre 2011

Des vins qui méritent citation : Phelan Segur, Gevrey, Malartic, Gruaud

Bonjour à tous,

Quelques bouteilles dégustées ces derniers temps qui sortaient du lot.
Saint-Estephe, Chateau Phelan Segur 2002 : Un nez séduisant de cassis, fruit noir, note d'encre qui donne la profondeuret fond boisé toasté grillé avec une pointe léger vanille. La bouche est corpulente, attaque large, superbes tanins veloutés, amples, onctueux, dans un ensemble de cassis, pointe poivron rouge grillé pour la fraicheur, fond boisé toasté fumé un peu marqué, certes, mais très gourmand. La finale est équilibrée avec une pointe de gourmandise, puissante, et surtout longue sur le cassis, fruit noir mûr, poivron grillé et fond torréfié, toasté bien gourmand. Bravo, très joli vin 90-92 (16,5), certes assez "technique" et plutôt dans un style "international", difficile de mettre 2002...

Dans une série de Bordeaux 2001 qui fût loin d'être époustouflante :


Malartic Lagravière est sorti du lot : Nez classique framboise mûr sur fond fumé pas d'une grande complexité mais bien gourmand; bouche soyeuse, belle fraicheur et longueur correcte sur la gourmandise du fruit rouge mûr et le fond fumé. Ex 92 (16,8)
Comme Gruaud Larose : nez avec de la profondeur, encre, cassis et fond élevage classe boisé grillé. bouche corpulente, précise, joli fraicheur bien enrobée de tanins friands, finale fraiche, droite longue élégante sur fond fumé, pas d'une grande complexité mais de la classe. TB+ 91 (16 - 16,5)
Dans une série de Gevrey assez moyenne :
Gevrey Clos Prieur RT 1999 : encore très austère avec des notes d'encre dominante maius une bouche superbe d'intensité, de précision et d'équilibre entre matière, soyeux et fraicheur. par contre, c'est très austère aromatiquement cassis noir, encre, ronce. Finale longue, certes profonde mais ambiance monacale ! Ex 90-92
Gevrey Dom laurent 1990 : Un vin à maturité, joli complexité au nez, finesse, fruit, champignon, cuir et fond fumé. Bouche ronde, pointe acidulé, joli structure dynamique, finale fraiche acidulé de bonne longueur. TB 90
Gevrey Platières Guyon 2005 : grand millésime = grosse différence avec ces petits camarades. Nez de fruit cerise, framboise, pointe animal (réduc?) quand même, fond léger fumé. Bouche corpulente, de l'énergie, de la fraicheur, de la vie, finale un poil souple mais belle longueur avec des notes oranges sanguines du meilleur effet. TB+ 89-91 (16 - 16,5)
Amicalement, Matthieu

dimanche 30 octobre 2011

Pour la finale : Cote Rotie Mordorée, Rostaing, Guigal

Bonjour à tous,

Pour la finale, j'avais convoqué une assemblée de lève tôt autour d'un brunch casse croute pinard qui fût un grand moement de plaisir et de partage. Si les bleus nous ont régalé, les pinards aussi. Vincent R de passage à Paris qui fût à l'origine de cette organisation suite à une boutade sur le forum BDE a tenu promesse en nous apportant 2 Côtes Roties dignes de la finale. Mon souvenir car je n'ai pas pris de note dans le feu de l'action. Série de rouge d'abord :



Cote Rotie Rostaing 79 : Une nez superbe, racé, fond de cassis, baigné de lard fûmé, pointe épice. Bouche un peu passé certes et une petite pointe de poussière/champignon qui va s'atténuer avec l'aération, le vin re-goutté le soir, présentera une bouche ronde, charnue, certes agé, mais encore tout à fait sympathique sur fond de cassis et bacon grillé. le finale est encore pêchu sur une ligne fraiche longue et une persistance très racée de fruit noir, bacon grillé, épice et fûmé superbe. Excellent 92 (16,5)

Côte Rotie B&B Guigal 90 : Très classique de la 90, cassis mûr, bacon grillé, poivre, pointe violette. Bouche corpulente, dense, structure fraiche dynamique, tanin rond manquant sur cette bouteille d'un poil de velouté, finale longue, fraiche cassis, violette, épice poivre, fond bacon grillé et fûmé. Excellent 94 (17,5)



Haut-Medoc Chateau La Lagune 85 : Nez très élégant évolué tertaire humus, champignon, sur fond de cassis, de fruit rouge léger confit, note de tabac blond et fûmé. Bouche corpulente tanins fondus soyeux, ample caressant, avec une pointe acidulé qui donne du peps, fruit compoté, gourmands, humus, cèpe, tabac blond et fond léger fumé. Finale pointe fraicheur dynamique gourmande fruit rouge et noir, humus, cèpe et belle persistance tabac blond et fûmé. Excellent 93 (17). L'ensemble des convives le situe en Côte de Nuit !

Gevrey Chambertin, 1erC  Clos Prieur Rossignol Trapet 96 : Nez très élégant, profond, fruit rouge, ronce, note de cuir et fond léger fûmé. Bouche corpulente, tendue, tanin soyeux bien enrobant la profondeur, de l'élégance de la classe de l'équilibre, fruit rouge, ronce sous bois, cuir. Finale équilibrée ample fraiche puissante et de belle longueur, fruit rouge, sous bois cuir. Très joli vin mais un poil austère sur cette bouteille. Excellent 93 (17)

Côte Rôtie La Mordorée Chapoutier 99 : Un nez encore marqué de l'élevage mais superbe, fruit noir et rouge mûr, pointe fleurie, des épices, réglisse, un côté profond frais végétal, ronce; et un fond boisé "grand élevage classe" de grillé, toasté, pointe balsamique. Bouche corpulente aux tanins superbes veloutées, densee, précis, amples de la délicatesse, de la puissance, c'est impressionnant, sur le fruit mûr léger confit, boisé classe, de la profondeur avec un côté ronce, frais même si l'ensemble parait bien jeune, ça fait grand millésime jeune. Finale superbe équilibre entre fraicheur et empreinte moelleuse des tanins, et magnifique longueur. Excellent+ 95-97 (18-18,5). Un grand vin que nous positionons en Côte de Nuit sur Gevrey. Devant l'air rieur de Vincent, je redescend vers la Mordorée mais à C9P, un indice sur le nom bien trouvé mais l'air amusé et taquin de Vincent sur la région me fait ensuite remonter en Côte Rotie.



Pour le fromage, quelques blancs :

Riesling, Oriel Brand 2004 : Nez superbe d'équilibre et d'harmonie sur l'agrume, le fruit blanc confit, note léger pétrole, pointe fleurie, miel. Bouche ronde à l'attaque, matière suave sur structure fraiche magnifique d'équilibre (certains le trouveront un peu rondouillard) entre rondeur et fraicheur sur l'agrume, le miel, le pétrole, la fleur...Finale fraiche, très longue et persistante. j'adore ces Rieslings à l'harmonie parfaite, un tout superbement équilibré mais un peu rond/sucré (le sucre ne se sent pas, mais je dirai 10-12 gr). Grand vin  94 (17,5)

Riesling, Schlossberg Mann 2004 : nez plus évolué note pétrole affirmé, bouche plus dissocié, ronde à l'attaque puis ça s'étire et se tend tandis que la matière moielleuse enrobe cette acidité. Le sucre se font un peu plus présent car l'harmonie est moins heureuse que sur le Brand. finale pointe fraicheur et très marqué pétrole. Un joli vin qui fait plus évolué. TB-Excellent 91 (16 -16,5)

Merci à tous pour l'ambiance. Un super moment de partage et même si on a perdu, on avait de quoi se consoler !
Amicalement, Matthieu

samedi 15 octobre 2011

Pour un quart et une demi : Montus, Pontet Canet, Chambolle

Bonjour à tous,
Pour accompagner le parcours des Bleus chez les NeoZ, on a poussé avec quelques jolis quilles :

Madiran, Chateau Montus 2001 : Un nez appétant, mûr, gourmand, de fruit noir et boisé torréfié classe. La bouche est corpulente, large, avec des tanins soyeux ronds et amples dans une structure fraiche, droite, dynamique sur le fruit noir mûr, le boisé torréfie et une note de fraicheur florale, végétale bien agréable. La finale est fraiche ronde et joli longueur gourmande sur le fruit noir mûr, boisé toasté classe. Très Bien 88 (15,8)

Pauillac, Chateau Pontet Canet 2002 : Un nez discret précis de cassis, pointe poivron grillé, note boite cigare, fond graphite et léger fumé. La bouche est charpentée, puissante, droite sur un fond de fraicheur, avec des tanins ronds, un poil mordant trahissant un peu le millésime, sur le cassis, le cigare, pointe cacao, graphite encre. La finale est fraiche, l'empreinte taninnique accroche un peu, très cassis, note discrète boite cigare, encre, graphite fûmé. Un joli vin dont on sent que le millésiume n'était pas simple. Très Bien 89 (15,8)

Côte-Rôtie, Guigal Brune&Blonde 2006 : Un nez discret de cassis, note lactées, poivre, fond bacon peu complexe. La bouche attaque ronde,corpulente, tanin rond, sur le cassis, trame acidulé, pointe amer, poivre, bacon. La finale est fraiche plus expressive sur le cassis, poivre, violette, fond léger bacon fûmé. TB 88-90+ (15,5-16,5)

Chambolle Musigny, 1erC Charmes Felettig 2002 : Un nez séduisant, typique de pinot, fruit rouge mûr, griotte, note de girofle, épice réglisse, zan, pointe ronce fond léger cuir animal et fûmé qui s'impose au fur et à mesure de l'ouverture. La bouche est charnue, délicate, léger creux en attaque, tanin soyeux large qui enrobent une structure droite, pointe fraicheur, fruit rouge, girofle, ronce, sous-bois pointe cuir et fond léger fumé. La finale est fraiche, large, délicate de joli longueur sur le nez qui finit très fûmé. TB 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 9 octobre 2011

Quelques quilles : Meursault, Pomerol, Nuits

Bonjour à tous,

Quelques bouteilles dégustées ces derniers jours dont quelques unes avec NicolasS dont celle-ci :

Meursault, Clos Mazeray Prieur 1990 : Un nez fin, complexe, de fruit blanc, poire, du tilleul, de la roche silex, craie, belles note de champignons cèpe, presque truffe, un petite pointe de grillé, fûmé fond beurrée, brioche, empyreumatique. La bouche est superbe d'équilibre, d'une matière ronde suave dans une structure allongée, tendue, profonde, beaucoup élégance dans ce fruit mûr, tilleul, fruit sec, champignons, note beurée, fumée se succéde avec grace et harmonie. La finale présente une pointe de fraicheur, dynamique et belle longueur, grande élégance et délicatesse sur les arômes du nez. Très beau vin. Excellent 92 (17)

Nuits Saint Georges, Fred Magnien Les Thoreys 2002 : Un nez de groseille, fruit rouge, ronce, verdeur, fond fumé. La bouche est corpulente sur une fraicheur marquée encadrant des tanins soyeux, large, fruit rouge, cerise, ronce, pointe fûmé. La finale est bien équilibrée, suave, longueur honete sur le fruit mûr, la ronce et fond fumé. TB 88 (15,5)

Pomerol, Chateau Rouget 1998 : Un nez expressif de cassis, cote lacté, beurrée, fruit noir mûr, note sous-bois champignon, fond torréfié fumé, pas très complexe mais séduisant. La bouche est corpulente, large, tanins soyeux, belle amplitude qui encadre une fraicheur donnant la droiture, fuit noir mûr, fûmé, graphite, torréfié pointe sous bois, simple et de bon goût. La finale présente une pointe de fraicheur, ronde, puissante, longue sur le fruit noir mûr, fumé, torréfié pas très comlexe mais bien gourmand. Très Bien 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 2 octobre 2011

Spécial dédicace Steko : Gigondas Grand Romane

Bonjour,


Il y a quelques années, avec StéphaneC (Steko), nous avions arpenté le SVI en faisant le plein de Gigondas, appellation qui offre souvent un très bon rapport Q/P. A l'époque, séduit par la production du domaine Grande Romane 2002, millésime difficile, nous avions rempli nos "diables" de 2003, 2004 et 2005.

Les première dégustations, ici relatées, montraient un vin jeune style moderne avec un boisé classe torréfié un poil envahissant mais souvent une structure agréable pleine, dense avec des tanins soyeux, satinés quoiqu'un peu assechant selon les bouteilles.

Les dégustations réalisées il y a 2, 3 ans avaient laissées place à des vins assez grossiers, dissociés avec d'un côté des arômes empyreumatiques (torréfié), de l'autre, du fruit confit. Des bouches marqué de Kirch, voir d'alcool, des tanins évoluant vers le rustique et des finales puissantes s'exprimant plus par la chaleur que par l'équilibre. Bref grosse déception !

Je m'apprétais donc à me séparer de mes derniers flacons. Mais je voulais vérifier une dernière fois. J'ai donc commencé par 2004, millésime plutôt d'équilibre :

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2004 : Un nez de prune, de cacao, des notes typé animal viande sur un fond balsamique avec une pointe moka/caramel et kirch, légère sensation d'alcool, mais rien à voir avec mon souvenir, un jomli nez typique de la région, pas de bois outrancier, pas de confit, ça démarre bien. La bouche est corpulente, tanins veloutés, de l'ampleur en bouche sur le fruit noir mûr, le cacao, la prune, les notes balsamiques, à nouveau, sans être un modéle d'élégance, de finesse et d'équilibre, ce qui semble logique, le vin représente bien l'idée que je me fias d'un gigondas. La finale présente quand même une petite sécheresse, mais une jolie fraicheur équilibre l'ensemble bien que le côté un peu souple finisse par donner un ensemble un peu lache, la persistance se faisant assez courte sur la prune, le cacao, et le fond balsamique. Bref un joli vin TB 87 (15)

Fort de cette belle expérience, je profite du passage de NicolasS pour lui servir la version 2005, en aveugle, ouverte et non terminé la veille afin d'avoir un regard extérieur.

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2005 : Un nez agréable, typique, pas follement expressif, sur la prune, le pruneaux, fruit noir mûr, note épicée souk et fond cacao. La bouche est corpulente, large, expressive, sur la prune, la figue, pointe pruneaux, des notes épiées et fond cacao, des tanins satinés enrobant une structure vive, puissante, y'a du jus dans ce vin ! La finale est fraiche, dynamique, vive, pointe de chaleur, mais belle persistance de prune, fruit noir mûr, et fond cacao chocolat moka. TB 88-89 (15,5 - 16). Cette fois, c'est vraiment très bon, et Nicolas qui a bien identifié le Rhone acquiesse sur la qualité de cette bouteille.

Enfin, j'attaque ce WE, celle qui part avec le plus d'à priori (enfin moins après les deux dégusts précédentes), la version 2003 :

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2003 : Un nez puissant de cerise noire, cacao, pruneaux, note kirch et limite pointe volatile, un côté goudron et un fond torréfié balsamique, l'ensemble est plus marqué confit alcool sans être non plus insupportable. La bouche est corpulente, grosse densité de tanins ronds un peu assechant en finale, sur la prune, la cerise noir, le cacao, un ensemble mûr mais pas confit, pointe balsamique et note vanille. La finale est puissante et chauffe un peu, large mais longueur correcte sur le fruit noir mûr, kirch, cacao, balsamique. TB 86 (14,5). Certes, le vin est quand même marqué de son millésime mais cette 4eme bouteille 2003 dégustée est beaucoup plus harmonieuse que les précédentes et sur un plat qui convient, fait tout à fait l'affaire.

Conclusion 1 : Du coup, bien sûr, je vais garder les dernières, et Stéphane rassures-toi, finalement pour les 12 € que nous avons déboursé, nous avons de bien jolies bouteilles (surtout la 2005)

Conclusion 2 : cela m'a permis de me questionner sur l'évolution du vin. S'agit-il réellement d'une évolution incroyable du vin sous verre, ou bien d'une évolution du dégustateur ? Mes gôuts, les moments ou je déguste, les contextes sur le long terme, ma propre évolution sensorielle et expérimentale, peuvent-elles modifier à ce point ma perception. Je me questionne !

Amicalement, Matthieu

samedi 1 octobre 2011

Passage à vide pourtant bien accompagné : Vosne, Gevrey, Pouilly, Crozes

Bonjour à tous,

Un mois de septembre peu dense en articles et publications. Après mes questionnements de cet été sur l'utilité de la publication de mes CR dans la sphère vin, les quelques messages de soutien LPVien m'avaient redonné un peu de peps en Aout. Et suite à quelques discussions intéressantes sur les vins dégustés, j'étais à nouveau satisfait car enfin ma motivation était récompensée : échanger, partager avec quelques amateurs que j'apprécie.
Car enfin de compte, c'est bien cela que je recherche en publiant dans la sphère vin. Mon blog ne me sert que de "base de données" en ligne.
Mon problème demeure où publier : DC n'est quasiment plus un forum, à mon grand regret, plus aucun échange. LPV, c'est presque l'inverse, tout est discussion, et les mécaniques humaines basées sur des égos ou des postures est fatiguante et mon étiquette DCiene me catalogue. Enfin BDE, qui reste actuellement, le forum sur lequel je me sens le mieux mais qui n'a pas une forte activité.

Du coup, tout cela fait que même mon habitude et plaisir à commenter les vins s'est un peu essouflé mais pas complètement quand même. Et c'est ainsi que quelques bouteilles forts belles méritent d'être exposées au dela de mon fichier XL. Ainsi :

Pessac Leognan, Chateau Carbonnieux 2007 : Nez typique aigue mais gourmand de fruit jaune mûr, pointe ananas, note de buis, fond léger boisé, cèdre, pin, pointe vanille. La bouche est tendue, enrobée d'une matière suave, ronde, gourmande qui encadre une structure avec de l'allonge, fruit jaune, coing, pin, cèdre, buis. La finale est fraiche, tonique, joli longueur sur le fruit jaune, pointe ananas mûr et les boisés, buis, pin, cèdre et pointe fumé. Un vin très équilibrée, très belle facture. TB-Excellent 89-91 (16-16,5)

Pouilly Vinzelles, La Souffrandière, Les Quarts, Millerandée 2006 : 2eme tentative après une déception sur la première bouteille probablement oxydée. Un nez discret à l'ouverture mais élégant, fin, de poire, pointe agrume, mirabelle, note amande, fruit sec, fleur blanche, fond crayeux et beurrée. La bouche présente un équilibre d'école entre une matière ronde, suave et une structure fraiche, longue, droite,sur la  poire, fleur, note beurrée, fond de craie. La finale est fraiche, longue sur le nez. TB+ 91 (16+). Après quelques heures et le lendemain, les notes d'oxydation dominent nettement, dommage, mais dans l'ensemble, je trouve la cuvée non millerandée beaucoup plus intéressante, fine et profonde.

Vosne-Romanée Domaine Rion 2007 : Un nez ouvert de framboise, cerise, note ronce, fond leger cèdre. La bouche est charnue, tanins soyeux, belle présence fruit rouge, ronce, pointe épice. La finale est fraiche dynamique sur le fruit rouge mûr, la ronce, réglisse, pointe boisée cèdre et léger fûmé. TB 88 (15,5)

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Clos Prieur 2001 : Un nez complexe, gourmand, de fruit noir, aux notes de réglisse, marqué zan, pointe kirch, de champignon, sous-bois sur un fond délicatement fumé. La bouche charnue est sapide mais la structure est vive et les tanins, soyeux, manquent un peu de chair, d'ampleur, l'ensemble est un peu austère, sur le fruit noir, champignon, pointe kirch, réglisse et fumé. La finale est fraiche, vive, belle longueur sur le fruit macéré, champignon, réglisse, zan, et fond fumé. TB+ 91 (16+). Un clos prieur d'un millésime qui ne donne pas les profils de Bourgogne que j'aime. Cela reste austère et ça manque de rondeur, de chair, de mon goût.

Crozes-Hermitage, Delas Le Clos 2003 : Un nez de cassis, note de viande à l'ouverture, puis bacon, pointe poivre, un coté leger lacté, des fleurs pivoine, violette et un fond moka vanille dans un ensemble riche mais manquant d'harmonie. La bouche est corpulente, tanin rond un peu sec, sapide sur le fruit noir mûr, note de violette, de vanille, toujours coté lacté, fond moka balsamique. La finale  est ronde, pointe de fraicheur qui évite une souplesse excessive longueur honete  sur le cassis, violette, léger vanille moka. Mieux dégusté jeune, le vin semble entre 2 états, qui se traduit oar un manque d'harmonie, une impression d'un ensemble légèrement dissocié. Je finairai la série dans 2 àu 3 ans. TB 87 (15)

 Amicalement, Matthieu

dimanche 18 septembre 2011

WE du 3 et du 10 : Clos Jebsal Zind, savigny, Langoa Barton

Bonjour à tous,

Les premiers vins des WE de septembre, histoire de bien repartir.

Savigny-les-Beaune, Les Hauts Jarrons, Jadot 1999 : Un nez séduisant de fruit mûr, pointe kirch, note orgeat, champignon, fond sous bois, ronce. La bouche est corpulente, intense, belle densité de tanins soyeux, amples, caressant, sur le fruit mûr, presque macéré, la ronce, le sous bois, léger champignon, belle structure droite. La finale est fraiche, dynamique, longue, sur le fruit mûr, sous bois, orgeat, champignon, très léger fumé. Une joli bouteille à maturité. TB 90 (16)

Coteaux du Languedoc, Campredon par Chabanon 2009 : Un nez très "bio" à l'ouverture sur la viande fraiche qui s'atténue fortement à 24H00 d'ouverture, pour laisser place au fruit noir, note orange sanguine, garrigue, des fleurs, une pointe épicée, kirché sur un  fond viande. La bouche est corpulente, belle attaque intense, droite, tanin rond, ample, de la friandise sur le fruit noir, garrigue, fleur, violette, c'est nature et franc. La finale est fraiche, dynamique, sur le fruit noir, garrigue, agrume, épice. Un joli vin plus équilibré que puissant pour la région et d'une frachise remarquable. TB 86-88 (15-15,5)

Saint-Julien, Chateau Langoa Barton 2008 : Un nez très vanillé, de fruit noir mûr, note de camphre, de menthe, fond boisé vanillé toasté très international. La bouche est charpentée, fraiche, tanin soyeux, amples et caressants, belle précision, grande qualité, sur le fruit noir mûr, vanille note camphrée, balsamique. La finale est fraiche, longue, sur le fruit mûr, la vanille, fond toasté et pointe balsamique. Profil beaucoup plus international que Leoville, je dirai même Américain tant l'aromatique est faite pour évoquer le sucre ! Moins mon style, mais très beau travail de la matière. TB 89-91 dans l'absolu (15,5-16,5).

Pinot Gris, Clos Jebsal VT Zind Humbrecht 2004 : Un nez discret, fin, confit, d'orange, de pain d'épice, note de cèdre, de tourbe et pointe quinquinat. La bouche est fine, tendue, droite, matière suave, délicate, orange confite, note de craie, pointe orgeat, belle intensité mais on sent encore le sucre. La finale est fraiche, ronde, plus sucré que Riesling Brand VT 04 et longue sur l'orange confite, quinquinat, pointe amer et orgeat, note tourbée. Un beau vin mais le sucre est encore très présent. Excellent 90-92 (16-17)

Amicalement, Matthieu