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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 30 septembre 2018

Les vins de ces dernières semaines entre FAV et fin d'armoire

Bonjour à tous,

Entre les FAV, les dernières bouteilles de l'armoire et le ré-appro à la cave, pas mal de vins dégustés en ce mois de septembre et quelques très beaux crus !



Le détail des dégustations

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Etelois 2008 : Un nez frais avec une pointe de réduc grillé, sur la groseille, note épice typé réglisse, puis végétal ronce, sous-bois, fond fumé grillé. La bouche est charnue voir corpulente, fine, précise, fraiche, voir tendue, joli tanins fins, précis, soyeux, sur la groseille, le sureau, note épice réglisse puis ronce sous bois, fond fumé. La finale est fraiche, tonique et belle persistance de groseille, puis végétal, ronce sous-bois, pointe épice et fond fumé. TB 89 (15,5)






Côte Rôtie, Stephan VV 2003 : Un nez ouvert, marqué de cuir puis le cassis, la cerise kirchée, note épice orientale, pointe animal/oeuf, fond fumé/cuir, c'est franc, convivial, assez brut, mais pas très complexe. La bouche est corpulente, plus marqué bio/nature avec ce côté œuf, mais franche, tanins soyeux, c'est ample, pas très denses mais cela garde de la fraicheur, sur le cassis, la myrtille, note de suie, d'épice plus poivrée, fond de cuir et fumé marqué. La finale est presque fraiche, en tout cas tendu, mais qui chauffe un peu, puissant, sur le fruit macéré, cerise, pointe de kirch, note épice orientale, patchouli, poivre, fond fumé et cuir. Un vin dans son style qui reste équilibré, franc, sympa, mais qui manque pour moi de finesse, de profondeur, de complexité. ça fait très vins de copains, qui se boit tout seul mais j'en attend plus perso. En tout cas, un 2003 bien maitrisé. TB-Excellent 91 (16,5)

Pommard, Comte Armand Clos des Epeneaux 2004 : Un nez classe, travaillé aristocratiquement, sur les notes fumés, boisés, classe, cassis, note épice élégante réglisse, pointe ronce, fond fumé tabac, ça tape le genre, mais cet élevage typé haut de gamme est réussi. La bouche est corpulente, large, beaux tanins soyeux bien élevés, sur le cassis, notes élevage travaillé, d'épice, puis ronce sous bois, fond tabac classe séduisant mais finalement pas une grande personnalité même si très bon. La finale est fraiche, tonique, beaucoup de classe, ce côté aristocratique, séduisant certes, cassis, tabac, fumé épice avec une persistance intéressante. Tres beau vin certes 93 (17) mais tellement "attendu", manque de personnalité, de naturel même si très bon quand même... avec l'aération une pointe amertume, écœurante, plus marquée se fait sentir (je passe ma note de 17,5 à 17). Un vin qui pourrait être autant Nuiton que Beaunois, voir d'ailleurs, de 2004 comme de 200X, peu de marqueur qui donne la personnalité mais cela reste très bon, bien que ce ne soit pas le type de pinot que je préfère !

Châteauneuf du Pape, Janasse 2005 : Un nez séduisant sur la prune, puis plus cerise, note herbe séchée, garrigue, pointe épice, fond cacao puis plus fumé, jolie harmonie avec une certaine complexité. La bouche est charpentée, droite, tanins fins et précis mais un peu rigides en finale, sur la prune, puis plus cassis, note garrigue, herbe de Provence, pointe épice poivre, fond cacao et léger tabac/fumé classe. La finale est fraiche, puissante, droite, fine, qui chauffe un peu mais qui passe sur les fajitas, et une persistance intéressante de prune, d'épice, de garrigue sur un fond cacao et léger fumé. Excellent 91 (16,5). Un vin qui s'est toujours très bien gouté en 4 dégustations, 4 x 91...


Côte Rôtie, Rostaing Cote Blonde 2004 : Un nez superbe, fin, complexe, gourmand, classe, plutôt fruit rouge mûr, framboise, note épice réglisse, puis poivre, pointe ronce fraiche végétale, puis plus fleurie, fond fumé, viande rôtie, élégant et appétant. La bouche est corpulente, délicate, déliée, aux tanins fins soyeux enrobant une fraicheur un poil marqué (surtout en finale), mais quelle élégance, friandise, de fruit rouge et noir, entre framboise mûr, cassis, note épice réglisse, poivre, pointe fraiche plus florale, délicate et ce fond fumé, viande grillé. La finale est pleine, fine, délicate, déliée, fraiche, presque tendue et belle persistance de framboise mûr, d'épice réglisse, poivre fond fumé viande grillé, rotie qui appelle un autre verre.... Excellent + 95 (18) Grand vin.

Nuits-Saint-Georges, Mugnier Clos de la Marechale 2006 :  Un nez élégant, pas d'une grande finesse/ complexité, de cassis, note épice typé girofle, sur un fond noyau et cacao. La bouche est charpentée, dense, tanins soyeux, c'est puissant, musclé sur le cassis, les épices girofle, pointe fraiche ronce, fond cacao. La finale est puissante, musclée, persistance intéressante sur le cassis, le noyau, pointe girofle et fond noyau cacao. Excellent vin bien sûr, typique d'un pinot Nuiton de noble origine comme dirait l'ami Serge, mais au prix actuel, je passe. Excellent 92 (17)




Vouvray, Huet Clos du Bourg 1ere trie Moelleux 2006 : Un nez appétant de coing roti, de miel, note épice avec un coté rhum presque safrané, puis raisin de Corinthe confit, fond crème pâtissière puis fumé tourbé. La bouche est ample belle matière, dense, du sucre mais bien équilibrée par la fraicheur, c'est rond, doux, sur le coing roti, note miel puis épice, ce coté rhum, fond crème pâtissière et le côté tourbé. La finale est fraiche, tendue, vive, bien enrobée et belle persistance coing rôti, épice, rhum, crème pâtissière et fond tourbé. Excellent 92 (16,5+)




Saint-Estèphe, Chateau Lafont Rochet 1988 : Un nez très évolué ou le fruit est en net déclin, il est donc marqué de cuir, d'encre, pointe réglisse sur un fond de sous-bois, champignon, et léger fumé. La bouche est corpulente, profonde, droite, beaux tanins soyeux, fondus, une petite pointe de cassis, mais surtout de l'encre, du cuir, note réglissé agréable et fond sous-bois. La finale est fraiche pas très dense mais belle empreinte soyeuse, pas hyper expressif, mais la persistance est intéressante sur le cuir, l'encre, le réglisse et le fond sous-bois fumé. TB 88 (15). Mais j'ai arrêté ce genre de vin,  car jeune, tu te dit qu'il faut l'attendre, et vieux, il est souvent déjà trop tard. Les fenêtres de tirs sont compliquées je trouve.

Amicalement, Matthieu

dimanche 16 septembre 2018

Des ondes Oenophiles...

Bonjour à tous,

Moi, je suis persuadé qu'il existe des ondes oenophiles… un lien vibratoire qui unit les amoureux du vin et qui à l'instar de la gravitation, ou de l'électromagnétisme, les connectent et les rapprochent. Pour preuve cette jolie anecdote de nos vacances.

Cet été, nous devions donc remonter de Perpignan vers la Bourgogne en Puisaye. Le trajet étant long, nous décidons de le faire en 2 jours avec une pause au milieu. Sylvia s'occupe donc de réserver une chambre d'hôte à peu près au milieu du trajet. Après quelques recherches Internet et coups de fil, elle jette son dévolu sur une joli demeure à les Martres de Veyre dans le Puy Dome.

Nous arrivons donc dans ce village médiéval en milieu d'APM. Après quelques amabilités avec le propriétaire des lieux sur les activités et endroits de sustentation possible, nous finissons par aller nous promener et vérifier que la pizzeria "du coin" recommandé par le propriétaire, nous a l'air aussi sympathique que décrit. Au cours de cette courte promenade, je suis assez surpris de trouver quelques caves, des panneaux négociants et surtout des panneaux domaine vigneron, ignorant que je suis, de l'activité vigneronne de cette région, et n'ayant pas croisé de vignes sur la route entre l'autoroute et le village…

Tout ça me perturbe quand même et quelques recherches Internet me permettent de découvrir l'appellation Cote d'Auvergne qui effectivement est une des plus sudistes des AOC des vins de Loire, et propose quelques crus autour du village.

Le soir, nous allons donc à la pizzeria et formidable pays que la France, la carte des vins propose un Cote d'Auvergne, vin local recommandé par la patronne, que je m'empresse de commander. Le vin nous est servi et je suis vite surpris de la qualité indéniable de ce vin. Un nez très gamay en prime abord, puis un côté plus pinot, c'est plutôt fin, loin d'un côté variétal Beaujolais, une belle bouche droite, du fruit, c'est mûr, bien fait… Je commence donc à discuter avec la patronne du resto, lui demandant donc, de quel(s) cépage(s) il s'agit, lui demandant s'il n'y aurait pas du gamay dans l'assemblage… Mais alors qu'elle m'indique ne pas trop connaitre les détails, une famille arrive dans le restaurant, et elle s'écrit avec soulagement : "Ah ben ça tombe bien, voici justement le vigneron"

Quel merveilleux hasard ! Je rencontre donc Marc Pradier que je m'empresse de féliciter pour la qualité de son vin, et qui me confirme l'assemblage Gamay 70%, Pinot 30% spécifique de cet AOC (minimum 50% gamay) sur des terroirs argilo calcaire et granitique, voir volcanique . Et bien sûr, nous enchainons sur une discussion fort intéressante sur son travail en bio mais pas nature (je le sens questionné par ce point, et personnellement je lui indique ma nette préférence pour des vins protégés). Puis il me fait part de son autre cuvée dont il semble très fier, un 100% pinot (non autorisé sur l'AOC) donc vin de table, qu'il travaille en élevage 100% fut bois de 2 ou 3ans. Je sens cette  fierté, cette ambition, envie d'excellence qu'il projette sur cette cuvée "haut de gamme" qu'il souhaiterait me faire goutter. ça tombe bien, j'ai très envie de lui acheter un peu de vin. Je lui propose donc de passer au domaine le lendemain matin pour lui prendre quelques bouteilles. Mais il part en vacance dès le lendemain matin… Qu'importe, ni une, ni 2, il me dit "le domaine est à 10 mn, qu'est ce que vous voulez, je vais les chercher" Et voilà, cet homme charmant revient 10 mn après avec 6 bouteilles 3 Cotes d'Auvergne Corent (Gamay,Pinot), 3 VdT 100% pinot eleve fut de chene.

Les ondes vineuses génèrent des rencontres qui ne doivent rien au hasard… ;-) !

Cote d'Auvergne Corent, Marc Pradier tradition (70%G, 30%P) 2017 : un nez expressif de gamay mais sans excès, gouleyant, friand mais avec élégance, fruit rouge, grenadine, belle notes d'épice, patchouli, bonbon anglais, pointe "banane" agréable, fond léger noyau. La bouche charnue est ronde, pleine, beaux tanins soyeux, denses, sexy, avec de la structure, sur le fruit rouge, grenadine, fraise, note épice patchouli, fleurie, pivoine, pointe acidulée agréable tonique, fond léger noyau de cerise. La finale est ronde, gourmande, joyeuse, pleine, avec une persistance intéressante de fruit rouge, grenadine, fraise, note épice patchouli, puis fleurie pivoine, fond classe noyau de cerise. B-TB 89 (15,5) Belle découverte que ce très bon vin de copain… Facile et gourmand, beau travail.

J'ai rapidement gouté la cuvée 100% pinot et le vin est marqué par une ambition qui le rend marqué d'un boisé un peu caramel et du coup plutôt uniformisant, gommant ainsi le côté singulier qui le rendrait différent. Bien fait, certes, mais personnellement moins intéressant car des pinots de ce type, on en trouve beaucoup, et des plus marquants par exemple en Alsace… Je préfère le Tradition que je trouve plus vrai. Dégustation détaillée à suivre.

Et sinon, quelques vins de rentrée :

Palette, Château Simone 2008 : Un nez superbe, complexe, de mirabelle, de pain d'épice, de fleur, note foin séchée, garrigue, fond presque pralin, avec un côté épice badiane. La bouche est ronde, ample, belle matière beau toucher velouté enrobant de la fraicheur, c'est droit, sur la mirabelle, la prune, note foin séchée, herbe de Provence, garrigue, un cote gourmand épicé anisée badiane, fond entre pralin et tourbé classe. La finale est ronde, ample expressive, qui reste tonique et belle persistance de prune, mirabelle, herbe séchée, épice anisée badiane, fond pralin et tourbé. Excellent 93 (17)




Saint-Julien, Chateau Langoa Barton 2008 : Un nez plutôt élégant de cassis, fruit noir, note épice, bois précieux, pointe moka fond cacao balsamique et fumé. La bouche est corpulente, large, tanins ronds un poil poudrant en finale, belle densité, c'est frais, droit, voir profond, sur le cassis, le fruit noir, note épice plus réglissé, acidulé, fond moka balsamique. La finale est fraiche, tonique, mais poudrante, et persistance intéressante de cassis, épice, fond balsamique, moka TB 88 (15+)





Meursault, Buisson Charles Bouche Chère 2012 : Un nez classe, de fruit jaune et blanc, note marqué sésame puis plus chèvrefeuille, tarte citron meringuée, fond aubépine, amande grillé. La bouche est ronde, ample belle matière, bien concentrée mais gracieuse comme souvent sur Bouche chère, ce coté aérien, sur le fruit jaune et blanc, note plus praliné, frangipane, fond aubépine, amande grillé, et le coté sésame grillé. La finale est ronde, ample, pointe de frais qui tonifie une persistance intéressante, de fruit blanc, de sésame, de frangipane, fond amande, léger grillé. Excellent 92 (17) un vin bien mûr, ample, gracieux avec du fond, et de la profondeur, de la tension, sans la vivacité, acidité minérale qui excite tant certain tenant des vins citrons :-) Moi je préfère ces vins là, mûr, moins constant certes, plus dépendant du millésime mais tellement plus franc et avec de la personnalité…

Chambolle-Musigny, Felletig Charmes 2002 : Un nez de pinot évolué à point, sur le fruit rouge macéré, léger liqueur, note de sous-bois, champignon, puis d'épice, de fleur séchée, rose, fond fumé et léger moka, très friand, élégant. La bouche est charnue/corpulente, ample, large, jolis tanins soyeux, pas très denses, un style souple Mais une fraicheur qui tient l'ensemble, sur la cerise, le fruit rouge macéré, acidulé, gourmand, note de fleur séchée, de rose, puis sous bois champignon grillé, pointe épice, fond moka et fumé. La finale est fraiche, tonique, pas très dense, mais persistance intéressante classe de fruit rouge léger macéré, note épice, sous bois, champignon, fond moka TB-Excellent 92 (16,5+). Un vin qui n'a cessé d'être meilleur avec les années, il est a point maintenant.


Cote Roussillon, Domaine des Schistes Caune d'en Joffre 2016 : Un nez ouvert, éclatant de fruit rouge, cerise, framboise, presque grenadine, puis belles notes fleuries, pivoine, pointe épice réglisse, fond léger chocolat cacao. La bouche est charpentée/robuste, droite, de la structure mais bien enrobés de tanins soyeux, précis, mûrs, sur le fruit rouge, gourmand, framboise, cerise, note fleurie délicate pivoine, plus épicé réglisse, et fond léger entre chocolat et cacao, c'est très friand. La finale tient sur la structure, belle empreinte tanique qui tapissent le palais, et belle persistance, de fruit rouge mûrs mais sans lourdeur, délicatement fleurie, pointe épice, et fond chocolat cacao. Excellent 93 (17) que 100% carignan de grande élégance.



Bourgueil, Domaine de la Chevalerie Busardières 2014 : Un nez jeune mais friand à souhait, sur le fruit rouge mûr, note épice patchouli, pointe poivron rouge, fond noyau de cerise. La bouche est corpulente, large, de la structure, des tanins précis soyeux, c'est frais et profond, digeste sur le fruit rouge mûr, cerise, note épice patchouli, toujours cette pointe fraîche de poivron rouge, fond noyau de cerise. La finale est fraiche, tonique, tout en friandise, et belle persistance de fruit rouge mur, cerise, de patchouli, fond noyau de cerise. TB-Excellent 91 (16,5)





Amicalement, Matthieu


dimanche 2 septembre 2018

Fins des vins d'été avec des blancs, enfin, et des bombes...

Bonjour à tous,

2eme partie des vins dégustés cet été. Cette fois, ceux emportés en vacances. Tous n'ont pas fait l'objet de CRs car bus dans des contextes qui ne prêtaient pas forcément facilement à cela.
Du coup, quelques remarques rapides pour ceux là.


Quelques vins remarquables dans cette série bue en Dordogne avec les copains amateurs (issus de 4 caves différentes) :

Gevrey, Rossignol Trapet Clos Prieur 2009 : Très jolis vins, toujours aussi charmeur, plein, arrive tranquillement à son top. 93+ (17,5)

Margaux, BAMA 96, que j'ai fini par identifié (Nico l'a servi dans une bouteille forme Loire…) mais je ne suis pas tombé dans le piège :-). Très joli cuir au nez, bouche droite, un peu stricte/rigide mais une si belle aromatique… 92 (16,5)

Chablis, Tribut 2016 : Très joli vin, plein, typique, frais, joli complexité Excellent 91 16,5

Pauillac Grand Puy Lacoste 2006 : Pas le meilleur millésime du chateau, mais un vin qui ne déçoit pas, conforme au beau Pauillac qu'il est. Excellent 92 (16,5+)

Chablis, Gautheron Mont de Milieu 2008 : A nouveau un joli Chablis, à la bouche séduisante d'une matière suffisamment enrobante pour soutenir une fraicheur tonique, qui reste équilibrée, belle persistance. Excellent 91 (16,5)

2 beaux Riesling, Ginglinger Pfersigberg 14 et 15 de Michel. Séduisant, belle complexité, jeune mais déjà savoureux. Excellent

Tout comme les 2 Pinots gris de Zind Humbrecht, le Windsbuhl 99 et le Clos Jebsal 2004. Le Windsbuhl offrant plus de profondeur et de finesse, là ou le Clos offre plus de gourmandise et de rondeur. Excellent 92 (17) chacun dans leur style.

Volnay, Champans Voillot 2013, très élégant, bon pas un fond extraordinaire, le millésime montrant les limites, mais c'est plein dense, et une jolie persistance fruitée. Mais à attendre encore que le vin se détende… Excellent 92 (16,5)

Bourgueil, Chevalerie Bussardières 2010 : Superbe vin, complexe et gourmand au nez, à peine de poivron rouge grillé, bouche ample, beaux tanins soyeux, belle complexité et longue finale tonique et gourmande avec un beau fruit rouge éclatant. Excellent 94 (17,5), un des meilleurs vins des vacances.

Madiran Montus La Tire 2003 : Grosse surprise que nous n'avons pas identifié, ni l'appellation, ni le millésime… car le vin est certes puissant mais les tanins sont fins et précis, pas de sucrosité, pas de finale fuyante, au contraire, presque de la fraicheur, en tout cas suffisamment de structure pour tonifier une belle et longue finale. Excellent 93 (17)

Lirac, Mordorée Reine des Bois 2016 : très joli blanc du sud, gardant de la "fraicheur" et de la structure, avec une joli matière dense, précise, et de jolis aromes de peche de vigne, de miel oranger, avec de belles notes d'herbe seche et un fond léger fenouil très agréable. Excellent 91 (16,5)

Grece, Santorin, Asyrtiko d’Hatzidakis Nikteri 2015 : Un vin qui a promené tout le monde jusqu'à ce que Nico est une révélation…. Très beau nez fin, profond, bouche à l'unisson à la belle matière suave, avec du fond et une délicieuse finale sur les agrumes, la mirabelle et la cire d'abeille avec des petites notes végétales et florales, acacia, buis… Excellent 93 (17)

Pinot noir, Boxler 2013 : très beau pinot alsacien d'un millésime superbe pour le pinot en Alsace. La preuve avec ce vin qui nous a clairement emmené dans un beau village Nuiton, avec un beau fruit rouge, framboise, note ronce, sous-bois typique, des épices réglisse et un fond léger fumé, voir cacao. Bouche concentré pleine, bien soutenu par la fraicheur, jolis tanins soyeux, fins et précis et longue persistance fraiche avec un retour d'épice gourmand. Excellent 92 (17)

Meursault, Goutte d'Or Buisson Charles 2012 s'est gouté plus conforme que la 2008 bue en juillet. Joli vin encore un peu marqué par l'élevage dans mon souvenir, mais à la bouche de joli densité, pleine, et une finale fraiche et gourmande, ample presque puissante. Excellent 92 (16,5+)

Enfin, très belle Cote Rotie Guigal La Turque 2004 :
Un nez superbe de cassis, belles notes de violette, de poivre, pointe de bacon grillé, presque cuir, fond léger moka bien intégré, l'élevage s'est bien fondu, et très classiquement dès que l'on met le nez dans le verre, c'est festival d'arome. La bouche est droite, tendue, présentant des tanins velours, c'est puissant et profond, avec une jolie finesse aromatique de cassis, poivre, violette, pointe bacon grillé et ce fond moka gourmand. La finale est ample, fraiche, belle empreinte, de la puissance, certes, mais de la finesse et une longue persistance, sur les arômes du nez. Un vin plus fin que ce que j'attendais. J'en étais même très surpris. Excellent + 95 (18)


Ensuite, ce fût plus tranquille mais quelques jolies bouteilles quand même !

Pomerol, Chateau Beauregard 2000 : Un nez avenant, séducteur en diable, certes marqué d'un boisé sexy, sur la fraise des bois puis plus chupa-chups, un côté lacté avec les notes de vanille, sur un fond moka fumé. La bouche est charpentée, ample, beaux tanins soyeux, c'est velouté, charmeur, un côté acidulé de fraise des bois puis le coté chupa-chups avant que cela gagne en profondeur sur le poivre, la réglisse, une pointe presque menthol. La finale est fraiche, presque puissante, acidulée, et belle persistance, plus élégante, fruit des bois, fraise, note réglisse, poivre, un côté menthol, et un fond moka fumé classe. Excellent 92 (16,5+) Mais si je regarde mes dégustations, il est en déclin dans mes notes, a mon avis à boire pour profiter du côté "sexy".



Riesling, Pfister Engelberg 2010 : Un nez classe, séduisant, d'agrume mur, de reine claude, de mirabelle, note pain d'épice, presque orgeat, fond léger terpénique cire d'abeille. La bouche est droite, tendue, belle rondeur d'une matière précise, ciselée, de la fraicheur, sur le citron mûr, presque citron vert avec un côté noisette, puis la mirabelle, note pain d'épice, toujours ce petit côté orgeat, fond cire d'abeille. La finale est fraiche, tendue, c'est délicat, aérien, et offre une belle persistance d'orange un peu amère, de citron vert, puis pain d'épice, orgeat, fond cire d'abeille. Excellent 93-94 17-17,5 Un cru bouché verre qui tient très bien, et dont j'aime beaucoup le style.





Saint-Julien, Chateau Léoville Barton 2005 : Un Nez superbe, d'une classe folle, liqueur de cassis, myrtille, un coté gourmand, note d'épice réglisse puis plus profonde, bois précieux, cèdre, graphite, fond léger fumé, tabac blond, whaouh… La bouche est droite, ample, c'est plein, dense d'une matière concentrée, encore jeune mais aux touchers velours, c'est profond et gourmand, sur la liqueur de cassis, la myrtille, la mure, note épice réglisse, puis le côté bois précieux, cèdre, fond tabac blond léger et fumé, très classe. La finale est fraiche, droite, précise, presque puissante et longue persistance de liqueur de cassis, d'épice réglisse, de cèdre, pointe graphite, fond tabac blond et fumé. Déjà excellent, ce vin sera sublime dans 10 ans, 20 ans... etc, très grande garde à mon avis. Excellent-Exceptionnel 95-97 (18-19)


Un très joli Cote de Roussillon du domaine des Schistes Casot d'en Gora 2016 déjà commenté dans l'article consacré à la visite du domaine ici.

Au final, beaucoup de jolis vins, et peu de déviance sauf 2 évidemment qui ont généré beaucoup de frustration : Soutard 78 pour Nico, et de mon côté un Latricières Chambertin 2011, grrrrr…. Satané bouchon.

Amicalement, Matthieu