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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 15 octobre 2017

Derniers rounds avant ré-approvisionnement

Bonjour à tous,

Ce qui est bien quand on arrive au bout de sa cave "tampon", c'est qu'il ne reste que les bouteilles qui n'ont pas eu l'occasion d'être bues... Et souvent, il s'agit de bouteilles pour les grandes occasions ! On prend le même plaisir à les boire pour de plus petites occasions :-).

Saint-Emilion, Chateau Pavie Macquin 2004 : Un nez expressif, marqué de prune, style mat et élégant, puis cerise (sans kirch) note orange sanguine, pointe épice, fond amande douce et un léger fumé, c'est très élégant. La bouche est charpentée, ample, belle fraicheur tonique, dynamique, mais avec aussi de la profondeur, tanins fins précis et soyeux avec une belle densité, sur la prune, puis la cerise griotte, acidulée, note épice, orange sanguine, fond léger fumé et amande douce. La finale est fraiche, tonique, plutôt pointu, précise, fine et élégante, belle persistance même si un peu mat, sur la prune, l'orange sanguine, touche épice et fond amande. Excellent 93+ (17+). Le vin s'est vraiment assagi et a gagné en homogénéité sur cette bouteille, offrant un profil plus élégant, droit et moins baroque qu'en 2014 date de ma première dégustation.

Chambertin Clos de Beze, Domaine Bart 2011 : Un nez très séducteur, fruit rouge et noir mûr, framboise, groseille, cassis, note végétal noble ronce, sous-bois, pointe épice réglisse et fleur (pivoine) sur un fond fumé classe, la grande bourgogne... La bouche est corpulente, beaux tanins fins précis et soyeux, belle densité dans une structure fraiche mais terriblement friande, un bonbon classe, sur la groseille, la framboise, note ronce raffle, puis épice et fleur séchée, pointe amertume et fond fumé. La finale est fraiche, tonique, pleine, ample, typé queue de paon, mais pas une immense persistance de groseille, framboise, note ronce, sous bois, pointe girofle et fond fumé. Excellent quand même 93-94 (17,5-18)

Meursault, Buisson Charles Tessons 2007 : Un nez très élégant de poire, d'amande avec une fine note grillé qui devient evanescente à l'aération, sur fond de roche, craie pointe de sésame classe en diable. La bouche attaque large, puis ça se tend, c'est profond, matière ronde avec un touché séduisant parfaitement soutenu par la tension, c'est droit, profond, sur la poire, note chèvrefeuille, aubépine, la pointe sésame et le fond de craie de roche. La finale est fraiche, droite, délicate, mais pesque puissante, reprenant du peps, et une belle persistance de poire, d'amande, aubépine, pointe chrevrefeuille, fond de roche craie. Excellent vin, pas dans l'esbroufe, la densité de matière, mais dans la précision, le cristallin, avec classe et élégance. Chapeau bas, niveau 1er Cru sans question. Excellent 92 (16,5+) Dernière bouteille et la meilleure (91, 90, et donc 92)...

Haut Medoc, Chateau La Lagune 2005 : Un nez qui arrive a maturité, assez marqué par l'élevage à l'ouverture, puis cassis mûr, note cuir/animal, presque œuf, fugace à l'ouverture, puis plus épice, pointe vanille-fraise, poivron rouge grillé, fond  boisé moka, puis plus fumé tabac blond. La bouche est charpentée, droite, ample, tonique, belle structure, profonde et tonique, aux tanins fins, précis, soyeux, sur le cassis mûr, la myrtille, note épice boisé plus vanillée, pointe poivron rouge grillé, fond fumé tabac et un peu bois précieux. La finale est fraiche, tonique, presque puissante, cassis, note épice, pointe fraiche poivron rouge, fond moka chocolat et léger fumé. Excellent 91+ 16,5+ Manque un peu de personnalité de mon point de vue mais cela reste très bon.

Dégusté lors d'un repas chez des amis, notre ôte nous a servi ce vin que je ne connaissais pas en aveugle (carafe) :
Saint-Emilion, Chateau Tuileries 1998 : Un nez évolué à maturité, sur le cassis, note encre, graphite, profond, pointe poivron rouge grillé fond de cuir. La bouche est droite, presque robuste, assez dense, tanins soyeux au toucher mais pas d'une grande finesse, c'est assez carré, mais sapide sur le cassis, puis l'encre, le graphite, note poivron rouge grillé et fond de cuir. La finale est fraiche, profonde, élégante et une persistance intéressante sur le cassis, l'encre, le poivron rouge et le cuir. Pas d'une grande complexité, ce vin est très bien fait et très agréable à table. Je l'ai placé en Rive gauche, sur un Haut médoc en 2001...

Après ré-approvisionnement, et vu la déconvenue de cet été (vin très évolué/oxydé), j'ai tout de suite ouvert ce ZH :

Riesling, Zind Humbrecht Clos Windsbuhl 2008 : Un nez très séduisant, classe en diable et beaucoup moins marqué évolué que la bouteille de cet été, sur l'agrume, orange confite, kumquat, pamplemousse, pointe résine de pin, puis note tourbé, fond terpénique  cire d'abeille, pétrole. La bouche est tendue, vive, presque tranchante a cause sans doute du gaz, matière ample, dense, du volume, de la tension, de la profondeur, mais du sucre aussi qui donne de la gourmandise, acidulée, pamplemousse, puis orange confite, note tourbé/fumé classe, fond terpénique, cire d'abeille, résine de pin, pétrole. La finale est fraiche, tonique, puissante, belle persistance agrume acidulée, tourbe, résine, cire d'abeille. Sur cette bouteille rien à dire, Excellent 94 (17,5) c'est très très bon, Sylvia est aux anges...

Amicalement  Matthieu