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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 15 novembre 2015

Cette année bad trip en Bourgogne, mais c'était rien... Et je ne changerai pas mon titre

Bonjour à tous,

Prologue : après la sidération suite aux évènements de vendredi, je finis et reprends mon article sur notre voyage en Bourgogne, comme un acte volontaire, parce que les plaisirs de la vie, de la dégustation partagée entre amis, me parait le meilleur moyen de lutter contre la barbarie et l'obscurantisme...



Décidément, ces derniers temps, je cumule... Comme si, au fond de moi, un vieux sentiment de culpabilité déclenchait systématiquement un rhume carabiné avant chaque grand évènement de dégustation... Car oui, j'étais complétement anosmique pour fêter les 10 ans de notre groupe de dégustation et vu les bouteilles, vous comprendrez ma frustration !

En attendant, le vendredi j'avais encore un peu de goût, ce qui m'a permis d'apprécier les 2013 et 2014 goutés chez différents vignerons. Les 2013 me font penser à un mix entre 2001, 2008 et 2002, un peu plus de matière que les 2001, une structure fraiche, droite à la 2002, moins d'acidité que 2008, un  profil de millésime froid et tardif à la maturité difficilement acquise, d'ailleurs les terroirs chaud sont meilleurs que les froids... Comme ça, je dirai à boire plutôt vite pour profiter de ce joli fruit. 2014 est déjà plus imposant, plus de matière, assez tanique et des fraicheurs de fin de bouche marquées. Probablement a attendre pour que les tanins s'assouplissent et enrobent les fraicheurs de fin de bouche, là ça fait 2002, matière plutôt imposante mais mûre, fraicheur, 98 peut-être pour la matière que j'ai trouvé un poil rigide, voir 99 pour le côté un peu sauvage, et une aromatique plus fruit noir (je n'ai pas gouté ces millésimes jeunes, mais je me figure bien des vins goutant jeune comme ça).


Quelques remarques sur les vins dégustés quand j'avais encore des sensations. Chez Bart, les 2013 : Longeroie, svelte et friand, fraicheur marqué, B 86 ; Grandes Vignes, fruit noir, plus chaud, charpentée, tanins marqués, mais belle finale fraiche et mûr, ample 88-89 ; Echezot, plus floral, élégant et acidulé, B+ 87 ; St Jacques, plus grenadine, épice, tanins rond, pointe amer classe dans une finale droite bien enrobée avec belle persistance, plus fin, élégant que GV 88-89 ; Champs Salomon, cerise, noyau, bouche tendue, précise, corpulente, finale fraiche, saline puissante 90+. De la bel ouvrage comme d'hab

Chez Rossignol Trapet, cette année, les 2014 gouttaient très biens ! Avec un Gevrey de plus en plus aimable et rond, des Etelois profond et soyeux, un Cherbaude toujours aussi sexy en attaque mais avec en plus cette année un coup de fouet tonique sur la finale remarquable... Combotte que je trouve toujours un peu plus rustique et Corbeaux un peu plus souple. Clos Prieur complet, puissant, équilibrée. Petite Chapelle, tranchant, beaucoup d'allonge et finale particulièrement crayeuse cette année. Pour les grands crus, cette année encore, Chambertin magnifique, et ma préférence va au Chapelle, profond, salin, puissant, beaucoup d'allonge, un vin oscillant entre méditation et friandise, Latricières plus ample attaque à la matière plus marquée.

Chez Morey Coffinet, les 2014 un bourgogne générique chardonay de haute volée comme d'hab... Un Chassagne à la finale fraiche et saline. Un Cailleret tout en puissance. Une Romanée avec un peu plus de tension que d'habitude, 2014 lui comme un gant, lui offrant plus d'allonge et profondeur, superbe ! Sur Morgeot Fairende, retour du côté exotique, ananas, mais en légères notes offrant beaucoup de gourmandise, la bouche reste droite et tendue, et la finale plus souple, garde suffisamment de tension, et garde sa délicatesse, j'ai beaucoup aimé cette année. DDC attaque tout en volume, c'est ample puis ça se tend, sur la craie, finale aux belles notes de sésame grillé, Blanchot, toujours aussi en volume, est plus moelleux, rond, sexy mais garde de la puissance en finale. Enfin, les Pucelles sont sublimes offrant comme d'habitude, finesse, délicatesse, précision, puissance, profondeur... Grand vin. Le Batard, m'a même paru un peu plus pataud, mais par contre, plus ample et puissant avec une magnifique persistance.


Après c'est Black Out, plus de sons ni de lumière... Et quel dommage quand on voit les bouteilles dégustées au diner dont celui des 10 ans du samedi !

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Et pour clore le tout, j'ai supprimé mes photos du diner de samedi, heureusement, j'en avais posté quelques unes sur Fb...


Amicalement, Matthieu