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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 13 juillet 2014

Un quart de 2-0 en huitième !

Bonjour à tous,

Avant ce soir, au moins aura-t'on connu une belle soirée lors de ce mondial ! En effet, par le plus grand des hasards, notre petite bande d'amateur avait programmé une soirée Eden bien longtemps avant le début de la coupe du monde. Etant donné les évènements, le thème fut changé pour Grand cru, et je me proposais d'accueillir tout le monde à la maison pour regarder ce France-Nigéria puis diner en espérant fêter la victoire !

Le match à 18H ne permettait pas à tout le monde d'arriver dans les temps mais au moins, au moment de passer à table, l'assemblée affichait complet. Je n'ai pas pris beaucoup note entre la fin du match et la préparation du diner mais je me devais de dire un petit mot sur tous les superbes vins dégustés lors de cette très chaleureuse soirée. Le contexte de la victoire ayant surement réchauffé les cœurs et les âmes de chacun !

Pour les blancs, une fois de plus, le Sancerre de Boulay 2012, peu variétal, demeure un compagnon d'apéro redoutable. Bien mûr, il se boit tout seul. Le vin hongrois de benoit ne m'a pas laissé un grand souvenir.

Pour accompagner les rouges, j'ai fait simple, Rôti de bœuf, pomme de terre, réduction balsamique. Pour l'ordre, nous décidons du classique Bordeaux, Bourgogne, Rhone.


Série  Bordeaux.

Vin 1 : Très beau nez de cabernet mûr, sur la prune, presque pruneau, des notes champignons, truffe, fond fumé. Bouche charpentée ample, tanins soyeux, de la profondeur, c'est très mûr, sur le fruit noir compoté, presque pruneau, note boite à cigare, poivron grillé. La finale est ronde, belle persistance de tabac, fumé, pruneau. Excellent 93 (17). J'étais sur Pauillac mais c'est un Saint-Emilion Château La Gaffelière 1998.

Vin 2 : Un nez plus profond, un peu plus austère, sur le fruit rouge, note poivron grillé, fond fumé, moins complexe. La bouche est corpulente, tanins ronds, de la profondeur, sur le fruit rouge et le fumé. La finale est fraiche, perssitance honnête de fruit rouge et fûmé. Joli vin pas très complexe mais gourmand et digeste. TB+ (91) 16 pour ce Chateau Bahans Haut Brion 1998.

Vin 3 : Un nez bien mûr, cassis en gelée, note lacté fraise des bois, puis poivron grillé, fond tabac, champignon, presque cuir. La bouche est corpulente, large, tanins bien soyeux, enveloppants, sur le fruit noir mûr, puis fruit rouge pointe acidulée gourmande, note de tabac blond, de poivron grillé, de cuir, fond fumé et champignon classe. La finale garde de la fraicheur et offre une très belle persistance de fruit rouge et noir, de poivron grillé, de tabac avec un fond champignon cèpe très classe. Excellent 94 (17,5) et je ne peux m'empêcher de penser à Thierry de LPV à la découverte de la bouteille car ce Haut Medoc, Chateau la Lagune 1989 est superbe et sur cette bouteille je dois dire qu'il concurrence le 90 !


Série Bourogne

Vin 1 : Un nez de framboise mûr, note de ronce et fond fumé. La bouche est corpulente, délicate, tanins soyeux, c'est ample et gourmand sur le fruit rouge mûr, note fraiche de ronce et fond délicatelent fumé. La finale est fraiche et offre une jolie persistance de fruit rouge mûr. TB+ 91 (16,5) Fin et élégant que ce Nuits Saint Georges, Les porets Saint Georges de Gouges 2011.

Vin 2 : Un nez superbe, fruit noir mûr, notes marquées de clou de girofle, d'épice variée, cannelle, vanille puis florale, sur un fond délicatement fumé. La bouche est corpulente un peu fluide, tanins velours assez lâche mais c'est fin et délicat, sur le fruit rouge et noir mûr, le clou de girofle, les épices, vanille et le fond presque chocolat et fumé. La finale est un peu souple et fluide mais offre une belle persistance complexe sur les arôme du nez. Excellent 94 (17,5). Très belle aromatique séduisante en diable mais une bouche un peu tendre signant le millésime, mais quel plaisir hédoniste que cet Echezeaux Domaine de la Romanée Conti 2007. Merci Serge !

Vin 3 : Un nez encore en retrait dans un style opposé, sur le fruit rouge et noir, plus tendu, puissant, note de réglisse, de ronce, de noyau sur un fond puissant fumé. La bouche est charpentée, fine à l'attaque puis arrive la puissance, de la fraicheur, de la profondeur, c'est musclé mais grandes finesses de tanins, dense et encore bien jeune mais quelle belle structure, sur le fruit noir, la réglisse, note noyau, ronce, groseille à maquereau, fond fumé. La finale est fine, tendue, puissante, y'a de la matière et une superbe longueur sur le fruit noir et rouge, ronce, réglisse et fond fumé. Une aromatique encore jeune, une structure qui se révèle à peine, mais quelle puissance, l'exact opposition du précédent ! Excellent 94 (17,5)Tout le monde a reconnu le Chambertin, Rossignol Trapet 2007.

Vin 4 : Un nez fruit rouge mûr, note épicé et fond fumé. La bouche est corpulente, tendue bien enrobée de tanins soyeux, sur le fruit rouge mûr, la ronce et fond fumé. La finale est ronde, avec une belle persistance de fruit rouge, ronce et fond fumé. Très joli vin. Excellent 92 (17) que ce Corton Bressandes de Maratray Dubreuil 2007


Vin 5 : Un nez dominé par le cuir, l'encre (réduction ?), certes classe mais qui écrase le fruit rouge. La bouche est charnue, sur le cuir, l'encre et le pruneaux. La finale est fraiche toujours dominé par ces notes limites réduites typé encre, cuir. B 88 (15). Etrange que cet Echezeaux Maison Champy 2000.

Vin 6 : Un nez plus évolué de fruit noir, de réglisse, note sous-bois, champignon sur un fond fumé. La bouche est corpulente, tendue à l'attaque puis tanins soyeux enrobant une bonne fraicheur, c'est profond, fin, très délicat et tout en longueur sur le fruit noir, la réglisse, la ronce, note sous-bois et fond fumé, ça fait très Chapelle de Rossignol Trapet. La finale est fraiche et profonde et offre une très belle persistance de fruit noir, réglisse, sous-bois, champignon sur un fond fumé. J'adore. Excellent 94 (17,5) et c'est bien un Chapelle Chambertin de Rossignol Trapet 2002 !

Enfin, il n'y avait pas de rhone et comme notre ami David est venu nous rendre sa visite annuelle, ce n'était pas possible, je descends donc en cave pour attraper ce :

Vin 7 : Un nez classique d'une syrah à point, sur le cassis, note de bacon grillé, de violette, de poivre sur un  fond fumé. La bouche est charpentée, droite comme I, tanins soyeux enrobants, c'est profond à nouveau, sur le cassis, note de poivre de violette et le fond bacon grillé, cuir classe. La finale est fraiche tonique, profonde et très belle persistance de cassis, poivre, violette et fond bacon grillé. Du grand classique, Excellent 93 (17) et à chaque nouvelle ouverture de cet Hermitage de Faurie 2001, je constate que le temps lui apporte toute l'harmonie, la complexité et l'équilibre qui en fait une grande bouteille.

Pour le dessert, mon Riesling VT Brand de Zind Humbrecht 2004 n'a pas fait un pli tant il est équilibré entre sucre et acidité et propose une belle complexité d'agrume, orange confite, de cire d'abeille, de miel avec ce fond délicatement naphtée et pétrole.

Superbe soirée dans une ambiance joyeuse, la victoire aidant, et chaleureuse, chacun ayant été heureux de gouter ces superbes bouteilles !

Je n'avais rien prévu pour le quart, j'ai bien fait !

Amicalement, Matthieu