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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

samedi 20 décembre 2014

Deuxieme diner vignerons bourguignons

Bonjour à tous,

Si le vendredi les vins ne se sont pas goutés au top de leur forme, ce ne fut pas le cas le samedi. Avec Daniel Rebourgeon et Jean Pierre Charlot, nous avons passé une soirée magnifique tant au niveau de la dégustation que de l'ambiance empreinte d'humour et de bienveillance rafraichissante. Les deux amis d'enfance (ils étaient à l'école ensemble) ont affiché une complicité et un plaisir partagé qui a irradié le diner d'anecdotes et d'expériences captivantes. Et les vins.



La série de blanc démarre par un nez pétrolant à souhait, sur l'agrume, note fleurie, une bouche tendue avec une pointe de gaz marquant le vin de l'autre cpoté du Rhin, une finale fraiche de belle longueur sur l'agrume, la fleur et ce fond pétrolant classe. Excellent que ce Riesling Allemand mais je n'ai pas noté le nom ! (David si tu me lis). Ensuite, Patrick et Kate ont eu la gentillesse de nous offrir les bouteilles de Goutte d'Or de l'apm, nous en faisons donc profiter tout le monde. Pour les 2012, 2011, 1997 et 1994, voir mon article sur les visites. Le Meursault Goutte d'Or Buisson Charles 1990 a un nez superbe de fruit blanc et jaune, note naphté sur fond de champignons nobles, la grande classe. La bouche est ronde, équilibre magistral entre fraicheur et rondeur, sur le fruit jaune mûr, note naphtée, fond amande grillée, de sésame qui se retrouve dans une finale fraiche tonique avec une pointe acidulée sur le fruit jaune mûr et ces notes naphtées, champignons, sous-bois et sesame grillé. Exceptionel 96 (18,5). Ensuite ce Meursault Goutte d'Or BC 78 est hors classe, le nez fondu est d'une harmonie et d'une expressivité hors du temps, fruit jaune mûr, noisette, cèpe, naphte/cire, citron confit, cèpe, presque truffe, la bouche est à l'unisson, suave, ample, complexe, gourmande, matière velouté, structure fraiche allégeant l'ensemble, finale queue de paon, interminable complexe fruit jaune mûr, cire, truffe, fond fumé, sesame grillé. Whaou ! Hors classe. (Merci à Patrick, Kate et Michel Buisson, bien sûr, pour ce nectar)



Il est temps de passer au vin rouge car il aurait été difficile de passer un blanc après cette merveille. Le premier vin présente un nez de groseille mûre, des note boisée grillé insistante et un fond fumé, la bouche est avenante, charnue, tanins soyeux sur le fruit rouge, une fraicheur bien enrobée de tanins soyeux bien travaillés, la finale est fraiche d'une persistance intéressante marqué d'un élevage bois classe mais encore un peu écrasant. TB 89 (15,5) que ce Pommard Hospice de Beaunes 2010 mais comme le Savigny hier, pas une grande personnalité. Le vin suivant est dans la même veine, avec un nez marqué d'un élevage puissant mais très classe sur le moka, le grillé, un coté lacté, mais le fruit rouge mûr, presque confit se fait beaucoup plus présent, des notes d'épices et de ronce complète un nez plus complexe mais avec un côté limite alcool La bouche est dense, puissante, tanins soyeux, un coté très mûr mais aussi une fraicheur qui s'exprime beaucoup, c'est puissant jusque dans la finale fraiche, tonique, mais sur le fruit presque confit, donnant un coté acidulé/sucré, gourmand, sur les épices, et ce fond boisé moka, grillé, fumé. Etonnant mais très bon 92 (17) que ce Clos de Vougeot Faivelay 2008. On enchaine avec un nez complet, fin, de fruit noir, note boisé plus discrète, plus élégante de fumé, pointe moka, note d'épice, réglisse, et fond frais ronce, sous-bois. La bouche est superbe, charpentée mais fine, aux tanins denses et précis, puissante mais délicate sur le fruit noir, les épices, réglisse, note moka, fumé et fond de ronce, sous-bois qui donne la fraicheur, c'est tendu, profond mais superbement enrobée jusque dans la finale fraiche, tonique, puissante à l'empreinte soyeuse sur le fruit noir, le réglisse et son bâton, note moka fumé classe et fond ronce. Superbe vin Excellent+ 96 (18,5) que ce Chambertin Clos de Beze Bart 2008. A nouveau le vin suivant présente un nez superbe, fruit rouge mûr en attaque puis noir, note fraiche de ronce, sous-bois, pointe fleurie et un fond fumé discret classe, la bouche est tout en délicatesse au tanins magnifiques, velours, c'est corpulent, moins puissant et concentré que le précédent, mais plus friand, avec de la fraicheur et très sapide sur le fruit rouge mûr, la ronce, note fleurie, épice et fond fumé. La finale est fraiche, moins dense mais avec une même persistance longue de fruit rouge et noir mûr, de ronce, de végétal noble, d'épice sur un fond délicatement fumé. Superbe à nouveau 95 (18) que ce Chambolle Musigny Les Amoureuses de Groffier 2007.


Ensuite, personne ne bouge, faut dire, passer après les 2 monstres précédents, bon courage. Et là Daniel se lève et commence à servir sa bouteille. Pfiou, encore un nez magnifique, fruit noir bien mûr, grande gourmandise, mais pas confit avec cette pointe ronce fraiche, note moka classe sur un fond presque cacao, la bouche corpulente est encore magistral, tanins soyeux, précis, délicats, beaucoup de finesse tout en gardant intensité, concentration, fruit noir mûr, note ronce, fond moka léger fumé pointe cacao. La finale est tout en volume et rondeur mais avec une extrême finesse et délicatesse, avec une longue persistance tout en gourmandise de fruit noir et rouge mûr, de ronce sur un fond moka fumé classe. Magnifique encore 95 (18) et là j'ai reconnu ce Pommard Grands Epenots Rebourgeon Mure 2009, car je l'adore, et après les 2 vins précédents, cela me prouve qu'une fois de plus le prix ne fait pas la qualité en Bourgogne. Une soirée béni des Dieux ou 3 grands vins.. Le suivant présente un nez un peu plus austère sur le cassis, note d'encre marqué, fond fumé, moka, avec une pointe champignon. La bouche est corpulente, les tanins fins, c'est puissant, profond, sur le fruit noir, note de ronce et fond fumé, moins gourmand et délicat que les précédents, plus puissant et profond. Finale de bonne longueur, encore un peu austère (par rapport au précédent surtout) avec beaucoup de profondeur. Excellent 93 (17) que ce Chambolle Musigny Les Charmes Ghislaine Barthod 2006. Personne n'était à Chambolle... Le nez suivant se présente mûr à nouveau, plus évolué, sur la cerise, pointe kirchée, des épices, un fond fumé. La bouche est charpentée, grosse matière en attaque, mais ces tanins fins et précis finissent sec et s'harmonisent moins avec la structure fraiche, sur le fruit noir, note ronce, fond fumé. La finale à l'empreinte accrocheuse présente une persistance intéressante de fruit noir, ronce, des épices et fond fumé. TB 90 (16) mais c'est décevant pour ce Vosne Romanée Les Suchots Confuron Cotetidot 2002, par rapport aux vins précédents, ça fait très rustique. Le nez suivant faut très cpote de Beaune évolué, sur le moka, le menthol, note d'encre. la bouche est charoentée, tanins ronds, beaucoup de fraicheur sur le moka, le champignon, finale vive, tonique persistance honnête mais surtout classe de moka, champignons, menthol. TB-Excellent 91 (16+) que ce Beaune Grèves 90. On repart sur un nez plus jeune, fruit rouge et noir mûr, gourmand, note ronce et fond tabac classe. La bouche est corpulente aux tanins soyeux, c'est plein, sur le fruit noir mûr, le moka. Le finale est ronde sur la matière belle persistance de fruit noir mûr, ronce, épice et fond tabac. Excellent 93 (17) que ce Pommard Clos des Charmots Rebourgeon Mure 2003.


 Puis Jean-Pierre attaque avec un premier vin au nez kirché, tabac et fond moka, bouche charnue, tanins soyeux, un peu fluide, cassis moka note cuir classe, finale tonique et longue persistance cassis, moka, cuir. Excellent 93 (17) que ce Pommard Rugiens Voillot 84, surtout étant donné le millésime vendangé sous une pluie continue. Le suivant a un nez très élégant, fruit noir mûr, presque confit, toujours note évolué moka, puis cuir, mais aussi épice. la bouche est charnue, beaucoup moins dense (au moment je goutte, je suis très surpris car je crois gouté une autre Rugiens) , plus en finesse qu'en puissance, sur le fruit noir léger confit qui donne un coté gourmand aux notes de sous-bois, de moka, de cuir. la finale est souple mais terriblement gourmande et d'une belle persistance. Je ne comprends pas trop ce Rugiens et je suis donc soulagé d'apprendre qu'il s'agit d'un Volnay Fremiets 1985, plus logique, Excellent 92 (16,5). Enfin, ce dernier rouge est à nouveau sublime, complexe, évolué, expressif, fruit mûr, cuir, moka, truffe/cèpe, une bouche corpulente ample profonde, tanins soyeux, dense, pointe acisulé gourmande, finale fraiche longue persistance de fruit mûr, cuir, moka, cèpe... Exceptionnel 98 (19) que ce Volnay Champans Voillot 1969.

Enfin je vais ouvrir le sucre que j'ai apporté pour le dessert, mais arrivée à la moitié de la tablée, je vois tout le monde qui me regarde, et nico qui me dit : euh il est plutôt demi-sec ton vin. ben non c'est un moelleux... Je regarde sous la chaussette, et là bonne blague, je me suis trompé, c'est une autre bouteille que j'avais gardé au cas ou... Mais ce Pouilly Fuisse CC de Guffens 2008 est superbe, pas demi sec, mais bien sec, fin, délicat, droit, matière suave, et finale longue classe, élégante.. Excellent 95 (18). j'ouvre donc mon Vouvray Moelleux Huet le Mont 2005 qui est aussi excellent, belle matière ronde, pas trop de sucre, belle fraicheur équilibrante, de la complexité. Excellent 93 (17).

Superbe soirée, merci à Daniel et Jean-Pierre, plus que 2 grands vignerons, deux belles et grandes personnes, des sages sans doute.... Les petits cons de Parisien (pour la plus part) vous remercie chaleureusement pour votre don au partage.

Amicalement, Matthieu