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dimanche 5 janvier 2014

Séance d'analyse : Chassagne En Remilly 2011 en 2 élevages

Bonjour à tous,

Depuis mon retour de Bourgogne, je voulais faire cette dégustation comparative entre 2 vins issus des mêmes raisins (ceux de Thibault Morey Coffinet) mais élevés par deux de mes vignerons favoris. J'ai profité de notre petite semaine à Colmar pour faire l'exercice avec Nicolas et Marie.



A gauche : Chassagne Montrachet En remilly Morey Coffinet 2011, a droite Chassagne Montrachet En remilly Buisson Charles 2011, issu de la même parcelle, même raisins, mais vinifié et élevé par Patrick, vigneron à Meursault. Alors la patte du vinificateur se fait-elle sentir ?

Chassagne Montrachet En remilly Morey Coffinet 2011 : Un nez avec à l'ouverture une pointe de réduc grillé fugace puis c'est harmonieux, séducteur en diable, entre fruit blanc mûr, note léger grillé, pointe amande, aubépine, fond boisé classe de brioche toasté, fumé, bien intégré pointe léger vanille. La bouche est ample, sexy, matière pointe de gras, structure droite sur le fond, sur le fruit blanc, l'aubépine, l'amande grillé, et fond léger beurrée, brioche toastée. La finale est ample, sexy, pointe crayeuse, sur l'aubépine, pointe chèvrefeuille, l'amande et un boisé grillé classe. Excellent. Je retrouve bien la patte de Thibault avec des élevages bois classes, mais aussi une précision et une pureté d'école sans omettre la petite touche ronde et sexy du cru.

Chassagne Montrachet En remilly Buisson Charles 2011 : Un nez pure, plus sur le fruit blanc, la poire, note chèvrefeuille, pointe aubépine, fond léger amande grillée. La bouche est plus droite, moins enrobée, plus de tension ressentie sur le fruit blanc, puis le chèvrefeuille, le citron, fond léger crayeux. La finale est ronde puis plus tendue sur la poire, le fruit blanc, l'aubépine, fond chevrefeuille (presque tarte citron meringuée) avec un très léger boisé fumé. Excellent. Un vin moins marqué par le bois surtout en fin de bouche ou la tension se fait plus présente et du coup le cru se fait un peu moins "sexy" que chez Thibault. A nouveau, je retrouve la patte de Patrick avec une recherche de "pureté", un élevage bois différent (plus en retrait ?), en tout cas, pour une première c'est une réussite !

Conclusion : même si le vin globalement a une structure et une nature identique, je trouve que la patte des vignerons se sent. D'ailleurs Nico a assez rapidement retrouvé le "géniteur" de chaque bouteille. Je pense à l'aveugle que j'aurai aussi retrouver tant, après quelques années de dégustation de leurs vins, on retrouve une part de leur savoir faire, de leur sensibilité, de leur approche des crus. Un exercice passionnant et j'ai hâte de remettre ça avec les 2012. Patrick, après une première expérience, cherchera surement à aller plus loin sur son 2012, en dehors même de la qualité des raisins. Et la comparaison sur un millésime de meilleure réputation n'en sera que plus "jouissive" !

Amicalement, Matthieu