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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

samedi 28 septembre 2013

Avec Leoville Barton en verticale, on s'élève !

Bonjour à tous,

Cela faisait un moment que l'idée d'une verticale de Barton animait notre petit groupe. La venue de Robert Kamen a été l'occasion de réunir 8 millésimes de ce très beau Saint Julien : 1995, 1996, 2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2007.

Parmi les Leoville, J'aime généralement le côté classique de Barton. Profond, parfois austère jeune, je lui trouve souvent beaucoup de classe, de distinction et avec le temps élégance et finesse. Toute l'image que je me fais du Saint Julien. Vous l'aurez compris, un cru que j'apprécie beaucoup et qui est souvent un magnifique compagnon de table.

Impossible de savoir sur le site la composition de l'assemblage selon le millésime, mais les 45 ha sont plantés en gros de 70% cabernet sauvignon, 20% merlot et 10% cabernet franc. J'imagine que selon les millésimes, l'assemblage est à peu près équivalent.

La dégustation se fait aux Vieux Chênes et personnellement, ces Bartons accompagneront une épaule d'agneau et haricot coco superbes d'ailleurs !


Le choix de l'ordre de dégustation s'est fait en pensant que 2005 risquait d'écraser un peu tout, en conséquence, nous avons préféré commencer par les plus vieux, a mon avis, ce fût judicieux !

1995 : Nez fruit noir assez marqué par l'encre, note boite à cigare, orange confite, fond fumé plutôt typé pauillac je trouve, bouche corpulente, tanins soyeux, pas d'une grande densité, assez rectiligne, finale vive, honnête de fruit noir, encre, et fond fumé, une pointe champignon commence à arriver. C'est bon mais décidément 95 n'est pas un millésime que j'aime. TB-Excellent 91 (16,5)

1996 : Nez très classique de cabernet mûr, sur le cassis, note bourgeon de cassis, poivron grillé, fond fumé, il commence à peine à s'exprimer, bouche charpentée, dense, tendue, belle matière soyeuse, c'est encore assez sauvage, une finale fraiche avec du peps de l'énergie qui se prolonge longuement sur des arômes qui commencent à évoluer, gros potentiel de mon point de vue 94-96 (17-18)

2001 : Nez assez évolué, classe de fruit noir, note de jus de viande, de champignon, d'épice et un fond poivron grillé et fumé, bouche corpulente, tanins très beaux droits, précis soyeux, finale bien équilibrée mais moins dense que 96, et d'une persistance honnête sur une aromatique assez évolué et classe. Excellent 92-94 (17)

2000 : Nez de fruit rouge mûr, gourmand type fraise acidulé, note classique poivrons grillés, épice et fond fumé, bouche charpentée, ample avec une belle structure droite, gourmande, aux tanins soyeux qui enveloppent la bouche sur le fruit rouge mûr, les épices, le tabac, fond fumé, finale est fraiche dynamique et offre une énorme persistance tout en gourmandise mais en gardant de l'élégance, très beaux vins ! 94-96 (17,5-18,5)

2003 : Nez plus capiteux, plus lourd, fruit rouge confit, un côté "Chupa Chups" lait fraise, épice, fond fumé tabac, bouche robuste à la structure plus lourde en attaque, tanins soyeux, denses, mais qui finissent un peu sec, une finale qui tient sur la structure et qui garde un côté frais sur le fruit rouge mûr, les épices, avec une très belle persistance. Moins élégant et fin que 2000. Excellent 93-95 (17-18)

2002 : Nez de fruit noir, note poivron grillé, tabac et fond fumé, c'est classique et beaux. Bouche corpulente bien équilibrée tanins soyeux sur le fruit noir, pointe mentholé épice, finale fraiche bien enrobée et de belle persistance. Un très bon vin classique 93 (17)

2007 : Nez marqué de son élevage mais qui cette fois différent des autres, sur des aromes de vanille, c'est moins classe, bouche corpulente encore très marqué par le bois mais un peu outrancier, finale ronde et un poil souple. Je trouve que ça manque de matière, ou que celle-ci a du mal à digérer l'élevage. ça reste très bon, mais ça pourrait être à margaux ou ailleurs. TB 90 (16)

2005 : Nez de fruit rouge et noir mûr, encore marqué d'un boisé classe, mais qui offre de la profondeur, avec des notes d'encre, de poivron grillés confits, encore austère mais quelle promesse ! Bouche énorme, robuste, dense, encore sérrée bien sûr, mais quelle finesse de tanins et pour quelle concentration, c'est tendue, magnifiquement enrobée de tanins soyeux, superbe équilibre de bout en bout, c'est dynamique, sauvage mais maitrisé, et une finale puissante à la persistance infinie. Très grand vin. Exceptionnel 96-98 (18,5-19,5) A boire dans 20 à 30 ans et pour les 50 prochaines années !!!!

Conclusion : On a bien fait de finir par 2005. Quel vin ! Il aurait tout écrasé par sa concentration, son énergie, son équilibre. Très belle surprise et réussite pour 2000, le plus gourmand tout en restant élégant. 96 confirme mon goût pour ce millésime que j'adore, un petit 2005 pour moi dans l'esprit et la structure, moins d'équilibre, une fraicheur plus marqué, une matière moins dense et un peu moins mûr, mais de l'énergie, de la profondeur, le grand classicisme. 2003 un millésime égal à son image et qui tient bien la route ici, pas le plus fin et le plus élégant mais on est loin des finales flotteuses et fluides et des gouts de sirop que l'on rencontre parfois. 2001, un millésime classique, arrivé à maturité et avec lequel on se fera plaisir dans les 10 prochaines années dans la grande tradition de l'excellent Bordeaux. 2002 a été une belle surprise, il est très bon et se boit parfaitement dans un style "jeune". 95 m'a déçu une fois de plus et même Barton me confirme que ce millésime assez fluide n'est pas mon style. 2007 s'est révélé assez décevant, bouteille ou millésime ?
mon classement : 05 - 00 - 96 - 03 - 01 - 02 - 95 - 07

Amicalement, Matthieu

dimanche 22 septembre 2013

Fin d'été et presque d'automne

Bonjour à tous,

Série de crus dégustés en cette fin d'été et début d'automne. Beaucoup de vins rouges charpentés car le temps le méritait !

Pauillac, Château Pontet Canet 2002 : Un nez de cassis, note lactée fraise, pointe alcool, léger graphite et cèdre, fond chocolat et léger fumé. La bouche est charpentée avec des tanins assez soyeux, pas d'une grande densité mais belle structure sur la myrtille, le cèdre, fond cacao et fumé. La finale est ronde persistance honnête de fruit noir, de cèdre et cacao, fond fumé. Pas très complexe, mais agréable TB 89 (15,5).

Châteauneuf du pape, Clos Mont Olivet 2008 : Un nez très fruit sur la cerise, myrtille, fraise, prune, note épice et lacté, pointe poivre, fond agrume confit. La bouche est corpulente, belle intensité sans beaucoup de densité, tanin soyeux, sur le fruit rouge et noir, les épices, fond orange sanguine confit. La finale est ronde persistance honnête, toujours sur le fruit rouge et noir, épice, prune fond agrume confit (belle extraction de fruit). TB 88 (15-15,5)

Côte-Rôtie, Jean Michel Stephan 2001 : Un nez marqué par l'animal et l'œuf à l'ouverture, sur le cassis, le cuir (avec conviction car ça fait plutôt poulailler) et fond fumé. La bouche est corpulente beau tanins soyeux et structure droite, tendue, sur le fruit rouge, fraises sucrées, note de poivre et fumé. La finale est acidulée sur le fruit rouge et persistance intéressante mais le nez est tellement caricatural, c'est bien dommage car la bouche est joliment structurée... Mais vraiment, plus j'avance, moins je comprends ce genre de vin. B 85 (14).

Pommard Rugiens Joseph Voillot 2007 : Un nez expressif de fruit noir mûr, pointe kirch, note de terre, de bâton de réglisse, de sureau, fond délicatement moka fumé. La bouche est charpentée, intense, tanins soyeux, c'est pure, sur le fruit noir mûr, pointe ronce, note sureau et réglisse, fond léger moka fumé. La finale est ample avec une longue persistance de fruit noir mûr, de bâton de réglisse, fond moka fumé léger. Excellent 93 (17)

Macon Pierreclos, Guffens Heynen 1er jus de Chavigne 2006 : Un nez expressif sexy (pas léger) de fruit jaune mûr, de coing, note de miel, de fleur tilleul, de craie, de noisette, fond beurrée toasté brioche grillé, fumé. La bouche est ample, ronde, grasse, sexy sur un fond droit qui garde de la profondeur sur le fruit jaune mûr, le beurre, le toasté, note tilleul, noisette, fond crayeux. La finale est ronde, ample, avec de la fraicheur qui vivifie, mais super enrobée par une matière grasse, sexy et persistance intéressante de fruit jaune mûr, de brioche sortie du four, de tilleul, noisette et fond toasté. Excellent 93 (17)

Vouvray, Chidaine Les Argiles 2008 : Un nez citron, chèvrefeuille, note agrume, coing  fond de pierre, silex et craie. La bouche est tendue, vive, profonde, longue, matière ronde à juste maturité sur le citron, le chèvrefeuille, notes épicées presque, puis coing, agrume fond de silex de pierre, pointe crayeuse. La finale est tendue, vive mais bien enrobée, longue persistance, avec de la profondeur sur le citron, le chevrefeuille, coing, note épice, puis fond de pierre, silex, craie. Un vin pour les amateurs d'extra Dry ! Une maturité juste  atteinte sur la matière, une acidité presque mordante mais l'ensemble donne un équilibre que j'aime beaucoup ! Excellent 93-95 (17-18)

Amicalement, Matthieu




dimanche 8 septembre 2013

Vins de rentrée

Bonjour à tous,

Voici quelques crus ouverts pour rendre cette rentrée agréable après de bien belles vacances.

Allemagne, Riesling, Heyman-Lowenstein Rotgen 2007 : Un nez séduisant, classe, d'agrume, belles notes fleuries, rose, acacia avec une pointe exotique et fond pétrole. La bouche est ronde, belle matière et grande tension, droite, sur l'agrume, pamplemousee, citron, note de fleur et fond léger pétrole classe. La finale présente une pointe d'amertume et offre une belle persistance d'agrume, pamplemousse, citron et ce fond pétrole très classe. Pas très complexe mais très bon ! TB 90 (16)

Pouilly Fuisse, Verget Terroir de Vergisson La Roche 2008 : Un nez discret de pomme, fruit jaune, note chèvrefeuille, amande, fond crayeux. La bouche est ronde, matière suave, de la tension, presque vif, désaltérant, sur le citron, le chèvrefeuille, note de pomme grany, de craie, fond amande grillé, brioche léger caramel. La finale est fraiche, vive, joli persistance de pomme, amande grillé et fumé. TB 89 (15,5)

Vougeot, Clerget Les petits Vougeots 2004 : Un nez séduisant de cerise, réglisse, note fraiche de ronce, pointe végétale type géranium classique 2004, fond joli complexité entre fumé, kirch, épice orgeat. La bouche est corpulente, bien structurée, tanins soyeux, un coté délicat et fin, de la tension sur le fruit rouge mûr, la cerise, pointe kirch, note réglisse et pointe végétale agréable et fond fumé. La finale est fraiche, empreinte tannique qui sèche un poil et persistance honnête de fruit rouge mûr, note réglisse et épice pointe végétale et fond fumé. TB 90 (16)

Vouvray, Clos Naudin Foreau sec 2010 : Un joli nez, plein, délicat de fruit jaune, d'agrume, de citron, de chèvrefeuille, sur un fond crayeux. La bouche est intense, droite, profonde, sur le fruit mûr, avec une belle sensation entre citron et craie, un fond présentant de la salinité. La finale est fraiche, bien enrobée de matière mure et très belle persistance traçante, profonde entre citron et fond crayeux avec une pointe de salinité salivante. TB+ 90-92 (16-17)

Gevrey-Chambertin, Les Cazetiers Dupont-Tisserandot 1990 : Un nez évolué, complexe, de fruit macéré, pointe orgeat, note de cuir, de réglisse, fond fumé. La bouche est charnue, large, belle structure très gevrey, puissante mais pas très dense, tanins soyeux, sur le fruit macéré, le réglisse, le cuir et fond fumé. La finale est fraiche, puissante, ample, toujours un petit manque de densité mais avec une persistance honnête de fruit macéré cuir et fumé. TB 90 (16)

Côte-Rotie, Terre Sombre Yves Cuilleron 2006 : Un nez de cassis mûr, note de vanille, pointe poivre, puis fruit rouge, légère violette, fond boisé type moka et vanille, assez marqué à l'ouverture. La bouche est charpentée, ronde, ample presque souple, tanins velours, sur le cassis mur, le fruit rouge, un côté lacté, la vanille, pointe poivre, fond moka. La finale s'impose sur la matière et la structure, et présente une jolie persistance de cassis et vanille donc encore un peu écrasé par le bois puis avec l'aération les fruits rouges reviennent. J'avais mieux dégusté les 2 précédentes moins marqué par le bois ! TB-Excellent 91-93 (16-17) à confirmer.

Gigondas Guigal 2005 : Un nez puissant de prune, note animal marqué, assez monolithique, pointe figue, fond cacao. La bouche est ronde, ample, tanins un poil strictes et sec, encore (? ou toujours) sur la prune, la figue, note animal marqué, fond caco mais de la fraicheur qui dynamise et donne de la profondeur. La finale est fraiche, tendue, persistance honnête de prune, cacao, figue et fond oscillant entre animal et fumé. Bon, clairement pas le meilleur millésime de Gigondas Guigal que j'ai bu, (ma précédente dégustation Janvier 2009 ne m'avait pas emballé non plus!) B+ 86(14,5)

Amicalement, Matthieu