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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur degustateurs...

samedi 2 mars 2013

Avant l'anniversaire de ma chérie, des CR à liquider

Bonjour à tous,

Avant un WE et une semaine chargée en dégustation, je publie les dernières bouteilles dégustées.

Pour commencer une expérience intéressante suite à un échange sur LPV à propos de ma perception des gôuts et arômes en bouche. Le principe est donc de déguster un vin sans passer par la case Nez. Donc on ouvre, on aère et hop directement, on grume en bouche. La victime de cette expérience de dégustation précoce :

Chateauneuf du pape, Domaine de la Janasse 2003 : En bouche, on a tout de suite une sensation puissante, chaude, puis arrive la sapidité, cerise, prune, chocolat évoluant vers le moka et pointe fumé, la matière se présente un peu rigide et un peu sechante. La finale est ronde un peu chaleureuse mais offre une jolie persistance de cerise, prune, d'épice puis fond chocolat, cacao et pointe fumée.
Je confirme les remarques que sans avoir humer le vin, la finesse et la complexité sont beaucoup moins présentes. En fait, non pas qu'elle ne soit pas présente, mais la phase de concentration sur les arômes du nez permettent d'être plus sensible, plus "prêt" pour la phase d'analyse de la bouche qui est aromatiquement plus difficile.
Le même vin de manière plus classique : Un nez de fruit rouge mûr, acidulé, puis prune, figue confite pointe lactée, fond cacao. La bouche est corpulente, large, tanins un peu secs, fruit rouge acidulé, figue confite, note épice souk, fond cacao. La finale est ronde, empreinte tanique assechante, fruit confit, ça chauffe un peu, cacao, épice. TB 88 (15,5).

Chassagne Montrachet, Domaine Morey Coffinet 2011 : Un nez marqué d'un boisé vanillé insistant, sur la poire, note amande, frangipanne, note crayeuse et fond fumé grillé un peu vanillé. La bouche est large, ample, matière moelleuse, pointe de gras, structure droite tonique sur la poire, l'aubépine, note tilleul, pointe chevrefeiulle fond crayeux et boisé pointe vanillé. La finale est ronde, ample, gourmande, profil salin, persistance honnete de fruit jaune, frangipanne craie et léger vanille, pralin, grillé. TB 88-91 (15,5-16,5). Pour les amateurs de chardonay à élevage ambitieux, sinon il faut attendre que les aromes boisées se fondent dans cette belle matière. 3 à 4 ans de garde devrait amener ce vin à parfaite maturité.

Saint-Emilion, Chateau Grand Corbin 2000 : Un nez élégant de fruit rouge mûr, mais des notes léger bouchon apparraissent qui faisaint calcaire au départ, du bourgeon de cassis léger, de la fleur et un fond fumé. La bouche est corpulente, belle structure avec des tanins fondus soyeux, sapide sur le fruit rouge mûr mais très vite arrive cette note calcaire/bouchon, dommage car la finale est fraiche tonique longue, élégante, racée... Potentiel Excellent 90-92

Meursault, Buisson Charles Tessons 2006 : Un nez très elegant, pure, de fruit blanc, de poire, pointe mirabelle, note frangipane, amande, aubépine, fond léger brioche grillé. La bouche est ronde, bien structurée, droite avec une trace fraiche, tendue, sur la poire, note crayeuses, frangipane, mirabelle, fond léger brioche grillée. La finale est bien enveloppée mais dynamique et longue persistance de fruit blanc mûr, note crayeuses bien marquées, et un fond brioche, aubépine, amande, fruit sec et craie très séduisante, de la finesse et précision. Excellent 91+ (16,5+). Un très beau village et la patte de Patrick pour donner des vins pures sans nier le millésime, gardant de la tension mais offrant une grande séduction, un style assez flamboyant contrastant avec l'austérité du style des Meursaults "Longues Gardes Ecoles classiques".

Gigondas Guigal 2007 : Un nez séduisant, classe, sur le cassis mûr, la prune, note épicée, réglisse, orange sanguine, fond léger animal, et fumé classe. La bouche est corpulente, large, avec des tanins soyeux, structure droite, beaucoup de sapidité sur le fruit mûr, note orange sanguine, réglisse, épice, fond fumé bien intégré. La finale est dynamique, presque fraiche, belle persistance de fruit noir mûr, dominantes cassis, myrtilles, note orange sanguines, épice, réglisse, fond fumé, léger et classe. TB+ 90+ (16+). Une fois de plus, beau travail, classique et élégant, c'est juste très bon et un rapport Q/P tout à fait intéressant. Arrive gentiment à maturité.

Côte-Rôtie Guigal Brune&Blonde 2005 : Un nez frais de cassis, ronce, olive noire, note poivre fond léger fumé. La bouche est charnue, droite, tendue, de la fraicheur, de la profondeur, tanins ronds sur le cassis, poivre, olive noire et fond fumé. La finale est fraiche, empreinte tanique encore un peu vive, persistance honete de fruit noir, poivre et fond fumé. TB 89 (15,5-16). Une jolie bouteille basée plutôt sur la tension, la profondeur que sur l'opulance (effet millésime à mon avis car assez classique dans les 2005), un profil qu'en aveugle je placerai plutôt sur l'Hermitage. A attendre encore au moins 2 à 3 ans avant d'atteindre un début de plénitude.

Riesling, Domaine de l'Oriel Brand 2007 : Un nez discret, fin, d'agrume mûr, pointe de miel, note naphtée légeres, fond épice orange. La bouche est large, ronde, matière douce, donnant un sentiment de léger sucre, puis ça se tend, ça trace, on gagne en profondeur, sur l'agrume, note naphtée légere, pétrole mais surtout un fond silex, roche, marquée. La finale est tonique, pointe gourmande et douce, dans un profil de roche, de silex qui persiste joliment. Un équilibre plutôt gras qui surprend face aux sensations de roche, silex qui domine aromatiquement. TB 90 (16). Pas pour les amateurs de Riesling sec et tendue comme des arcs.

Pomerol, Chateau Rouget 2007 : Un nez très fumé, grillé, toasté, de fruit rouge, note fraiche et légèrement fleurie, fond toasté. La bouche est corpulente, tanins soyeux, beaucoup de sapidité sur le fruit rouge mures, framboise, notes lactées fraise vanille, et fond toasté grillé. La finale est un peu fluide (millésime?), un peu amer (extraction un peu poussée?), mais belle persistance de fruit rouge mûr, pointe de vanille, fond grillé toasté. Un joli vin qui fait le job quand on a envie de boire un Pomerol, et ça reste toujours bon. TB 90 (16).

Amicalement, Matthieu