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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

samedi 22 septembre 2012

Deux vins prévus pour ma fille : Durfort Vivens 2001 et Pibarnon 2001

Bonjour à tous,

Hasard des envies devant les bouteilles en cave, j'ai gouté 2 vins prévus pour fêter la naissance de ma fille le même WE ! Alors 10 ans après, j'avais vu juste ?

Margaux, Chateau Durfort Vivens 2001 : A l'ouverture, un nez de fruit rouge, mûr,  pointe lactée, notes fraiches classe de bourgeon de cassis, mais au fur et à mesure de l'aération vanille et léger caramel arrive, fond fumé graphite. La bouche est corpulente, droite, tendue, tanin soyeux bien enrobant, de la profondeur, de l'élégance sur le fruit rouge mûr, pointe bourgeon de cassis, note graphite, léger tabac fumé mais qui évolue vers un boisé caramel après 24H. La finale est fraiche, équilibrée, longue et belle persistance tout en élégance sur le fruit rouge mûr, le graphite, le fumé mais a nouveau à 24H l'élégance disparait avec ces notes caramel qui sont moins ma tasse de thé ! Excellent 92 (16,5-17) dans les 4 premières heures, moins bien à 24H !

Bandol, Chateau Pibarnon 2001 : Un nez expressif, typique, de fruit noir mûr, note orange sanguine, agrume, mais aussi épices variées, cacao, pointe graphite, et fond de vieux cuir, classe en diable. La bouche est corpulente, droite, tendue, avec des tanins soyeux, taffetas, amples, enrobants un ensemble tout en équilibre, profond, traçant sur le fruit noir mûr, cassis, mures, les épices, l'orange sanguine, note encre, et fond de cuir. La finale est fraiche, ample, expressive, petite pointe kirchée légère mais belle persistance de fruit noir mûr, d'orange sanguine, d'épices, d'encre, et ce fond de cuir très classe que j'adore. Excellent 93-95 (17-18). Très beau vin qui peut encore s'améliorer au vieillissement.

Au final, deux bon choix, même si l'évolution de Durfort est un peu plus hasardeuse quant à son aromatique.

Amicalement, Matthieu

dimanche 16 septembre 2012

Quelques vins de rentrée : Vosne-Romanée, Meursault, Montus

Bonjour à tous,

Quelques bouteilles dégustées cette rentrée.

Vosne-Romanée Domaine Guyon 1erC En Orveaux 2006 : Un nez fin encore un peu fermé, de cassis, pointe pivoine, note chocolatée, fond sous-bois et ronce. La bouche est charnue, ronde sur une structute tendue, finesse, précision des tanins soyeux encore un peu fermes, cassis, réglisse, note carroube, pointe sous-bois, ronce, fond léger fumé. La finale est fraiche, ronde, élégante, fine et joli persistnace de fruit noir et rouge, note pivoine, rosé séchée, ronce, quelques épices, réglisse et fond fumé. Très joli vin a son niveau, Excellent 90-92 (16,5).

Meursault Charmes Buisson Charles 2006 : Un nez charmeur, rond, ample, sur la poire, le tilleul, note brioche, beurre et fond léger fumé. La bouche attaque ronde, large, structure tendue, droite, matière précise, ample et touche de gras, sur la poire, la craie, note tilleul, fond brioche fumé. La finale est ronde, ample, sexy car le gras et le frais dynamise et adoucisse l'enssemble, belle longueur sur les aromes du nez. Excellent 91-93 (16,5-17,5).
 
Madiran, Chateau Montus 2005 : Un nez puissant de cassis compoté, très épicé, de fraicheur fleurie avec une pointe végétale, sur un fond joliment toasté chocolaté vanillé. La bouche est robuste, massive, matière large et soyeuse sur sur une belle trame tendue qui devient fraiche en allant sur la finale, le tout sur le fruit noir mûr, les épices, les tanins sont soyeux, enveloppants mais encore très astringents et surtout un peu séchant. La finale est de belle longueur, dynamique sur les aromes du nez. Vin puissant, plutôt masculin. TB 87-89 (15,5).
 
Puligny-Montrachet, les Pucelles Morey Coffinet 2007 : Un nez discret, fin, élégant de poire, fruit blanc, note fumé, brioche grillé, puis florale chevrefeuille, fond crayeux amende très séduisant. La bouche attaque ample, puis c'est droit, tendue, fin et profond, de la longueur enrobée d'une matière ciselée, délicate sur la poire, pointe toasté, brioche, chevrefeuille, et fond de craie. La finale est fraiche, tendue, bien enrobée d'une touche grasse, longue persistance délicate, aérienne, fine de poire, brioche grillé, craie, chevrefeuille. Très beau vin Excellent 92-94 (17-17,5)
 
Sancerre, Alphons Mellot Edmond 2005 : Un nez peu variétal à l'ouverture bien que sur le fruit blanc, le citron, l'agrume et des notes discretes de buis, d'acacia effleurent sur un fond mentholé zan, après 6H, le variéltal reprend la main mais le fond léger caramel perturbe. La bouche est ronde, attaque tendue, vive, droite, profonde avec une matière ciselée, cristalline, sur agrume, coing, pointe crayeuse, note buis, de silex, pointue, fond menthol. La finale est vive bien enrobée et longue, persistance de fruit blanc, pomme, citron, buis et fond mentholé, zan, réglisse avec une pointe caramel. Excellent 91-93 (16,5-17)
 
De jolis vins de rentrée pour oublier la fin de vacance et se lancer sur de bons rails !
Amicalement, Matthieu
 
 

samedi 8 septembre 2012

La cave est vide ou quoi : Vacqeyras, Moulis, Trevallon

Bonjour à tous,

Entre les bouteilles dégustées en aout avant les vacances et en ce retour de septembre, la cave se vide :

Vacqueyras, Domaine Santa Duc Las Aubes 2006 : Un nez moyen expressif de fruit noir pointe figue et notes épicées, fond léger cacao. La bouche est un peu stricte, tanins rêches et marqués, fruit noir, prune, pointe de figue et fond léger cacao. La finale prend des airs de kirch, limite alcool, persistance de prune pointe de kirch, fond léger cacao. B-TB 86 (14,5). Plus mon style constitutionnellement.
 
Moulis, Chateau Poujeaux 1996 : Un nez discret, exotique à l'attaque, sur le fruit rouge, note vanille, un côté presque banane, fond graphite, encre, fumé. La bouche est charpentée, tanins virils, soyeux, structure fraiche et profonde, sur le cassis, note vanille, graphite, fond fumé. La finale est fraiche, tendue, sur le cassis, le fruit rouge et noir, le graphite toujours la pointe de vanille et un fond encre fumé. TB 89 (15,5)
 
Saint Chinian, Mas Champart Causses du Bousquet 2007 : Un nez sudiste mais subtile de cassis, de poivre et un fond cacao. Une bouche corpulente, ample, tanins soyeux sur le cassis, le cacao, le poivre, une pointe de garrigue qui donne de la fraicheur. Une finale tonique, ample, sur le fruit noir, la garrigue, le thym, les épices, le poivre et un fond cacao. Un joli vin sudiste, comme souvent, comme j'aime. TB 88 (15,5)
 
Haut-Medoc, Chateau d'Agassac 2006 : Un nez après 24H, profond, de cassis, avec les notes de son bourgeon, d'encre, fond fumé vanillé bien intégré. La bouche est charpentée, tanins soyeux mais un peu rigide et rustique dans leur structure, sur le cassis, le tabac, note graphite, encre, et fond fumé. La finale est fraiche et s'harmonise à 24H sur le cassis, un coté salé, et une persistance cassis, fumé, graphite,tabac et fond léger vanille. TB 89 (15,5)
Nuis Saint Georges, En Modot, Machard de gramont 2002 : Le nez classique d'un pinot à maturité sur le fruit rouge, cerise confite, et fruit noir, sureau, note sous bois, réglisse pointe de cuir et fond léger fumé moka. La bouche est charnue, large à l'attaque puis ça se tend, structure droite et tendue, bien enrobée de tanins soyeux, fruit macéré, acidulé, note réglisse, sous bois, pointe de cuir, fond léger moka. La finale est fraiche, tendue, longue et salivante sur le fruit macéré, pointe acidulé, réglisse, sous bois, note champignon et cuir, fond léger moka fumé. TB 89 (15,5+)
 
Vin de Pays, Domaine de Trevallon 2005 : Un nez hyper séduisant de fruit rouge mûr, de grenadine, pointe orange sanguine, agrume, note épicées réglisse fond zan menthol et pointe fumée. La bouche est droite, tendue, tanins amples et soyeux, délicats fins et précis, sur le fruit rouge mûr, les épices, réglisse, le tabac blond, le zan, pointe menthol et fond pointe encre. La finale est fraiche, tendue, droite, de la profondeur et de la rondeur sur la grenadine, le fruit rouge, le zan, le tabac blond, l'orange sanguine. Excellent 92 (17)
 
La cave se vide et je suis pas le seul à le dire... En effet, hier soir, étant malade de la sphère ORL, j'ai ouvert, plus par principe, un Chateau Reignac 2005. Pendant le diner, ma femme, comme cela lui arrive de temps en temps, prend mon verre pour gouter. Je guette d'un coin de l'oeil sa réaction. Rien. Puis à la fin du diner tandis que je lui indique que je prendrais quelques bouteilles à la FAV Monop demain, elle me dit : Bonne idée, parce que vu le vin de ce soir, je me suis dit que la cave devait être bien vide !
 
Non pas que ce Reignac 2005 soit mauvais, c'est un honete Bordeaux, certes pas écrasé par le fruit, mais pas caricatural non plus, Bien 13,5, mais quand on s'habitue au top...
 
Amicalement, Matthieu

dimanche 2 septembre 2012

Vacance flemme oenologique : Chambertin, Lynch Bages, Corton Charlemagne

Bonjour à tous,

Excellentes vacances ou j'ai stoppé toutes activités y compris oenologique ! Pourtant de grands moments oenophilliques au cours de ce périple en 3 étapes.


Première étape riche de dégustations et et de rencontres. Merci à Nicolas et Marie pour leur accueil. Quelques bouteilles magnifiques : Corton Charlemagne Bouchard P&F 2006, superbe tension, grande matière et persistance d'école pour ce Corton nerveux et dense qui commence tout juste sa longue vie. Excellent+. Un Sauternes Climens 1982, d'excellente facture, à peine marqué par les sucres, peu de botristis mais beaucoup de fraicheur, avec ma science inégalée, je l'ai évidemment placé en Alsace sur une VT Excellent 94... Là ou j'ai eu l'air le plus ridicule, c'est cet Echezeaux Domaine Bernard Mugneret 1995, persuadé d'être à Bordeaux, tant la profondeur, les notes graphites, fumées et la fermeté des tanins m'ont fait pensé à un Bordeaux 95. Excellent 92. Le Chateauneuf du Pape Bosquet des Papes 1989 est conforme aux grandes bouteilles qui ont été engendrées sur ce superbe millésime de Rhone sud. Un nez complexe, de fruit mûr, de cuir, de champignon, de prune, figue et fond fumé, une bouche ronde, ample, tanins denses et soyeux, et de la persistance dans une finale puissante mais gardant volupté et précision. Grand vin. Excellent 94.

Cette étape fût l'occasion d'une très belle rencontre avec François des Ligneris, qui nous a fait le plaisir de venir finir la soirée avec nous après la fin du service de son restaurant L'envers du Décor à Saint-Emilion. Nous avons évoqué avec lui de nombreux sujets, sur le vin bien sûr, et donc sur la vie, le travail, les valeurs... Son histoire avec Soutard, son futur avec le restaurant, ses vignes de merlot en entre deux mers, son domaine des Corbières. Mais aussi, ses amis, nos amis, la musique, le théatre, l'administration, l'état, l'entreprise, entreprendre, avancer, donner un sens... tous ça en sirotant son Envers du décor dont il a dessiné l'étiquette (il a dessiné plusieurs étiquettes pour cette cuvée, de nombreux clins d'oeil aux vins de Bordeaux ici), cette cuvée 100% merlot de 2003 qui garde fraicheur et rondeur, un vin sans fard, gourmand et bonhomme comme le bonhomme ! Une vrai belle rencontre merci à Marie et Nicolas.


Pour cloturer cette étape, deux grands Bordeaux. Saint-Emilion Corbin Michotte 88, sorti tout droit de la cave de Nico, ce classique Saint-Emilion (retrouvé l'appellation mais pas l'année) présente un nez superbe de fruit noir, de havane, une pointe d'encre qui donne la profondeur, une bouche charpentée, soyeuse, intense, dans une structure droite et profonde, des tanins superbes de précision avec la petite fermeté du millésime et une belle et longue finale. Un vin de gastronomie parfait à table. Excellent 92. Le Pauillac, Lynch Bages 96, ne fait que commencer sa longue vie. Quelle matière, quelle densité ! Un nez très cabernet mûr, de cassis et ses notes de poivrons grillés, sur un fond graphite, tabac blond et fumé. Une bouche robuste, grosse matière encore un peu sauvage, mais soyeuse, puissante, grande intensité aromatique et finale qui en impose entre classe et muscle sur une très belle persistance. J'attendrai encore 5 ans les prochaines. Excellent+ 94-96.

Changement de décor pour la suite. Plus tranquille, seulement quelques diners avec une bouteille partagée à 4. Comme ce Chateuneuf du pape, Domaine Font Michel, cuvée Gonet 2001. Un vin qui a digéré son élevage et qui propose un joli nez classique de prune, figue, cacao, avec une pointe de cuir et un fond fumé moka maintenant bien intégré. Joli bouche, belle concentration qui accompagne bien la fraicheur et la finesse du millésime. finale classe et longue. Excellent 92.

Une belle surprise que ce Gevrey Chambertin VV Dom Laurent 2002. Si la première bouteille ne m'avait pas emballée, celle-ci se présente beaucoup plus gourmande, sur le fruit mûr, la réglisse avec des notes boisées marquées mais bien intégrées et classe. Une bouche croquante, une belle matière soyeuse, de la gourmandise car de la fraicheur et une belle finale mûre. Très Bien+ 90

Enfin, le roi des vins s'annonce, le Chambertin par Rossignol Trapet 2001. Un vin à maturité, avec un nez complexe, mélant fruit noir et rouge, des notes de réglisse, de zan, une pointe de cuir et fond fumé. Une bouche corpulente à la matière trahissant son millésime, mais soyeuse et fine, presque de la dentelle, ce qui est un comble pour un Chambertin ! Mais quelle finale, complexe, longue, et persistance magestueuse ! Un très grand vin. Excellent 95


Pour finir, on notera un très grand Gewurztraminer Ginglinger Pfersigberg 2001. Un nez puissant mais fin, mélant roche et fruit éxotique, une bouche équilibrée ou le sucre est à peine perceptible, une finale minérale (je ne l'écris jamais mais là ça me fait plaisir !) ou se mêle fruit exotique d'une part et calcaire, silex, chevrefeuille et tension de l'autre. Excellent 93

Un Chassagne village de l'ami Thibault Morey-Coffinet qui a scotché tous les convives tant ce vin est un modèle d'équilibre, de classe avec cette petite pointe gorumande un peu canaille. Excellent 91. Un Pessac Carbonieux blanc 2007, frais, un poil marqué par l'élevage sur cette bouteille mais avec beaucoup de profondeur, et de distinction. TB 90. Une Cote Rotie Bonnefond 2005 qui a mis 4H00 a donner la pleine mesure de ses notes de cassis poivre et pointe violette mais surtout à délivrer la précision, la délicatesse et l'intensité de sa bouche (2005, un millésime d'une extrême délicatesse et finesse de tanins). TB-Excellent 90+

Vivement l'année prochaine.
Amicalement, Matthieu