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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 20 novembre 2011

Je goutte très différemment de la RVF : Pomerol Rouget 2001, Gigondas, Meursault

Bonjour à tous,

Suite aux derniers N° de la RVF sur les caves people de courchevel, j'ai parcourru les 450 vins dégustés et commentés en 2011. Et bien le moins que l'on puisse dire c'est que je ne goutte pas du tout comme eux. Déjà, sur les Saint-Julien 2008, il mette en avant Las Cases et descende Barton, pour moi c'est exactement l'inverse, à date ! Du coup, voyant également une dégustation de 2001, j'ai attrapé cette bouteille de Rouget, très bien noté, que j'ai également disponible à portée de main.

Pomerol, Chateau Rouget 2001 : Un nez très fruit, pur, précis, de cassis, mûre, note gourmande mûr lait fraise, pointe chocolat cacao et fond fumé torréfié léger, bien intégré. La bouche est corpulente, sapide, joli densité de tanin soyeux, précis, structure droite trendue, profonde, dynamique, sur le fruit noir mûr, pointe épice réglisse, fond torréfié fumé. La finale est fraiche, bien équilibrée, de la sagesse et grande persistance dominé par le fruit mûr,  avec des notes cacao, pointe épice et fond torréfié fumé léger. Certes un très joli vin Excellent 93 (17,5). Mais ça ne vaut pas 18,5 (97) de mon point de vue.

Sinon quelques jolies bouteilles dégustées récemment :

Meursault Les Cras Buisson Charles 2006 : Un nez fin, délicat, de poire, fruit blanc, note  tilleul, noisette pointe de craie et fond très légèrement beurrée toasté. La bouche est très cras, attaque ronde, ample, puis ça s'étire, joli fraicheur, poire , noisette, note de craie, fond un peu caramel au beurre salée mais très séduisant. La  finale est ronde, pointe de gras mais ça reste dynamique sur une jolie longueur de poire, noisette, tilleul et fond léger toasté, caramel beurre salée. TB-Ex 16 (90)

Gigondas, Domaine du Terme 2003 : Un nez qui commence à évoluer sur la prune, la figue, pointe kirchée, note de cuir classe et fond cacao. La bouche est corpulente avec des tanins soyeux, amples, qui tient l'ensemble, belle sapidité de prune, pointe cerise kirchée et note d'épice, poivre, de cuir et fond cacao. La finale est ronde, un poil fuyante/souple mais de jolie persistance de prune, figue, épice, cuir et fond cacao. très joli vin, mais surtout très belle évolution. TB 89 (15,8). 5 eme bouteilles et on passe de 84 à 89 graduellement.

Amicalement, Matthieu

samedi 12 novembre 2011

Les dernières dégustées : Pommard Pezerolle, Montus, Chateauneuf Janasse

Bonjour,

Après avoir grandement apprécié Montus 2001, les magrets étaient l'occasion de tester la version Prestige .

Madiran, Chateau Montus Prestige 2001 : Un nez puissant, classe, profond, de cassis mûr, pointe encre, note graphite, fond balsamique, boisé toasté classe. La bouche est charpentée, tanins soyeux puissants, un poil rigide, sur une structuire fraiche, ensemble encore un peu en retrait sur le cassis mûr, encre, graphite, note fruit rouge léger confit gourmand, sur un fond boisé fûmé. La finale est fraiche, dynamique et longue sur le fruit noir et rouge mûr, pointe acidulée gourmande, note d'encre, de graphite qui donne de la profondeur mais aussi encore une pointe austère sur un fond balsamique, fumé et toasté. Un très beau vin encore en devenir. Excellent 91-93 (17-17,5)

Dnas la série, ou j'en suis avec mes gouts, qu'en est-il des Chateauneufs que je trouve maintenant lourd. Expérience avec la Janasse :

Chateauneuf du Pape, Domaine Janasse 2003 : Un nez discret, élégant, de prune, figue, des notes d'épices type souk, pointe kirch et fond léger cacao. La bouche est corpulente, attaque large, tanins poudrent un peu avec encore une pointe astringente sur la prune, note léger kirch, épice, cacao amer. La finale est ronde, un poil souple, longueur honète de prune, kirch, cacao, épice. Tanin mieux à table et très agréable sur des fajitas. TB+ 89 (16)

Depuis mon expérience avec les Epenots 2006 de Rebourgeon Mure, j'avais envie de regouter un pezerolle de l'ami Jean Pierre. Un beau roti de boeuf me paraissait un compagnon idéal :

Pommard Pezerolle Voillot 2006 : Un nez friand, corbeille de fruit rouge, note réglissée gourmande, épice multiple, pointe de fraicheur ronce et fond boisé léger caramel (Première fois que je ressens ça sur les vins de JPC). La bouche est corpulente, sapide, large à l'attaque, puis arrive des tanins fins, précis, soyeux, sur une structutre fraiche, droite, longue, de fruit rouge, note de carroube et sureau, réglisse, épice, beaucoup d'élégance mais encore un peu réservé. La finale est fraiche, grande friandise, et belle longueur fruit rouge, pointe acidulée, note de ronce, réglisse, épice, et fond léger boisé. Un vin encore sur la réserve, du plaisir déjà, mais surement beaucoup plus dans quelques années, à attendre 3 à 5 ans. Excellent 91-93 + (16,5 - 17,5).

Amicalement, Matthieu

dimanche 6 novembre 2011

De jolies bouteilles ces derniers temps : Ormes de Pez, Volnay, Trevallon, Schlossberg

Bonjour,

Après la relative déception à la dégustation du riesling Schlossberg de Mann apporté par Nicolas S pour la finale du rugby, j'ai ouvert une des miennes pour en avoir le coeur net !

Riesling Schlossberg Albert Mann 2004 : Un nez classqiue, élégant, d'agrume confit, épice, pointe miel, de kumquat, note silex craie minérale fond léger pétrole. La bouche plus équilibrée que la dernière fois, attaque en rondeur, mais très vite structure droite, tendue, bien enrobée par une matière pointe de gras, belle sapidité d'agrume confit, pointe minérale silex, craie, épice badiane léger sucre. La finale est ronde, léger gras mais bien tendue (jolie fraicheur) et e belle longeur sur l'agrume confit, la mandarine, épice douce, miel, fond léger pétrole. Excellent 93 (17+)

Riesling Drei Exa Ginglinger 2010 : Un nez précis de fruit blanc mûr,  d'agrume, note fleurie, guimauve, violette, fleur d'oranger, fond silex  "minéral". La bouche est tendue, droite, limite vive, traçante enrobée d'une matière bien mûr, fruit blanc, agrume, pointe amer, note fleurie, et fond silex, roche. La finale est fraiche, traçante, vive, effilée comme une lame et joli longueur agrume, fleur roche, de l'essence de Riesling. TB 88-90. (15,5-16)
Saint-Estephe, Chateau Ormes de Pez 2003 : Un nez discret mais fin de cassis, tabac, note épice, pointe fraicheur fleurie, fond encre graphite début de cuir. La bouche est corpulente, belle densité de tanins satinés, de la droiture, cassis, encre, graphite, tabac, pointe épice. La finale est équilibrée voir fraiche, cassis, encre, graphite et fond tabac léger fumé, pas d'une gde longueur. Pas le profil du 2003 lourd, très agréable, joli vin. TB 90 (16)
VdP Bouche du rhone, Trevallon 2008 : Un nez appétant de fruit rouge mûr, fraise, grenadine, pointe kirch, note d'épice, côté lacté chupachups et fond sur le végétal, la fraicheur. La bouche est charpentée, tanins soyeux mais un poil accrocheur, pointe austérité, dans une structure droite, de la profondeur, peu de compléxité à date, fruit rouge, note épice, encre. La finale est droite, profonde, longue, délicate, fruit rouge mûr, encre, épice poivre, enfin garrigue, fond léger fûmé. TB-Ex 89-91 (15,5-16,5)
Saint-Joseph, Delas Sainte Epine 2006 : Un nez discret en retrait, cassis mûr, léger poivre, note alcool légère, viande et fond boisé lardé. La bouche est charnue, creux attaque tanin rond, pointe amer, cassis léger, boisé lardé. La finale est fraiche, courte, cassis, fond fûmé lardé. B+ 86 (14,5)
Amicalement, Matthieu



mardi 1 novembre 2011

Des vins qui méritent citation : Phelan Segur, Gevrey, Malartic, Gruaud

Bonjour à tous,

Quelques bouteilles dégustées ces derniers temps qui sortaient du lot.
Saint-Estephe, Chateau Phelan Segur 2002 : Un nez séduisant de cassis, fruit noir, note d'encre qui donne la profondeuret fond boisé toasté grillé avec une pointe léger vanille. La bouche est corpulente, attaque large, superbes tanins veloutés, amples, onctueux, dans un ensemble de cassis, pointe poivron rouge grillé pour la fraicheur, fond boisé toasté fumé un peu marqué, certes, mais très gourmand. La finale est équilibrée avec une pointe de gourmandise, puissante, et surtout longue sur le cassis, fruit noir mûr, poivron grillé et fond torréfié, toasté bien gourmand. Bravo, très joli vin 90-92 (16,5), certes assez "technique" et plutôt dans un style "international", difficile de mettre 2002...

Dans une série de Bordeaux 2001 qui fût loin d'être époustouflante :


Malartic Lagravière est sorti du lot : Nez classique framboise mûr sur fond fumé pas d'une grande complexité mais bien gourmand; bouche soyeuse, belle fraicheur et longueur correcte sur la gourmandise du fruit rouge mûr et le fond fumé. Ex 92 (16,8)
Comme Gruaud Larose : nez avec de la profondeur, encre, cassis et fond élevage classe boisé grillé. bouche corpulente, précise, joli fraicheur bien enrobée de tanins friands, finale fraiche, droite longue élégante sur fond fumé, pas d'une grande complexité mais de la classe. TB+ 91 (16 - 16,5)
Dans une série de Gevrey assez moyenne :
Gevrey Clos Prieur RT 1999 : encore très austère avec des notes d'encre dominante maius une bouche superbe d'intensité, de précision et d'équilibre entre matière, soyeux et fraicheur. par contre, c'est très austère aromatiquement cassis noir, encre, ronce. Finale longue, certes profonde mais ambiance monacale ! Ex 90-92
Gevrey Dom laurent 1990 : Un vin à maturité, joli complexité au nez, finesse, fruit, champignon, cuir et fond fumé. Bouche ronde, pointe acidulé, joli structure dynamique, finale fraiche acidulé de bonne longueur. TB 90
Gevrey Platières Guyon 2005 : grand millésime = grosse différence avec ces petits camarades. Nez de fruit cerise, framboise, pointe animal (réduc?) quand même, fond léger fumé. Bouche corpulente, de l'énergie, de la fraicheur, de la vie, finale un poil souple mais belle longueur avec des notes oranges sanguines du meilleur effet. TB+ 89-91 (16 - 16,5)
Amicalement, Matthieu