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mercredi 29 décembre 2010

Repas du 25 en famille : Hermitage guigal 90 Chateauneuf 98

Bonjour à tous,

La belle famille est donc venue pour le 25 avec le classique hareng aux pommes en entrée. Depuis une soirée thématique spéciale pologne ou j'avais tenté de multiples combinaison, http://www.degustateurs.com/forum/forum_posts.asp?TID=6324&KW=hareng , je me suis rendu à l'évidence que le champagne fonctionnait bien (pas un grand Champagne quand même). C'est donc sur les pavés de biche que je me suis concentré.
En dehors d'un Champagne assez quelconque, il me restait ouvert du midi :

Chablis, Montmains W.Fevre 2004 : un nez discret sur le foin, la fougère avec un fond léger caramel qui trahit une bouteille pas top. La bopuche est tendue droite longue avec une joli matière enveloppante mais les notes caramel viennent clairement flingué le reste, idem pour la finale. Dommage car la structure du vin était belle.
Pour la biche, on attaque avec :

Chateauneuf du Pape, Font de Michelle 98 : Un nez puissant fruit rouge mûr, pointe kirchée, note balsamique, fond chocolat, et un côté épicée safranée. La bouche est corpulente, large, avec des tanins ronds, style cavalerie sur la cerise kirchée, le chocolat. La finale est puissante sur la cerise confite, le chocolat parfumé aux épices avec un côté "souk". C'est sûr ça tient le gibier mais cette puissance y compris alcoolique n'est plys vraiment mon truc. J'ai beaucoup aimé cette bouteillé, là elle me fatigue assez vite. Cela reste un beau vin et les amateurs de puissance seront servis. Très Bien 88.

Hermitage Guigal 90 : Un nez superbe de caissis sur un fond de vieux cuir, note de suie, poivre, myrthe. La bouche est corpulente, droite, longue, avec des tanins soyeux, beaucoup de profondeur et presqu'une pointe d'austérité sur le cassis mûr, le poivre, le cuir, la suie. La finale est fraiche sur une pointe d'amertume, longue persistante de cassis mûr preque confit, cuir, épice, poivre, suie. Très beau vin, superbe accord avec le plat (très classique aussi). Excellent 94. Une bouteille plus droite et austère que celle dégustée il y a 2 ans avec Filduf, Patrick, Nicolas R... au resto à Meursault.

Enfin pour finir sur un plateau de fromage, mon "beauf" a amené cette vieille quille issu d'un rachat de cave sans y croire, alors que la bouteille se présentait parfaite et me donnait très envie :

Puisseguin Saint Emilion, Chateau Fongaban 1964 : Un nez de vieux Bordeaux fondue sur la feuille morte, l'humus, le champignon, sur un fond de fruit noir, de cuir. La bouche est sphérique mais garde de la droiture, de la profondeur, les tanins sont fondues et épousent le palais sans le heurter, une finale large soyeuse pas d'une grande longueur, ni d'une grande complexité mais subtile et délicate sur les notes de feuilles mortes, d'humus, de champignons vont parfaitement accompagnées les fromages coulants (mont d'or, époisse...) Très Bien 88. Quelle millésime que ce 64, j'ai souvenir du chateau Pascot (Lalande pomerol ?) ouvert l'an dernier par patrick qui nous avait aussi régalé dans son style fondue a point !

Amicalement, Matthieu